Jeux d’orgue : trompette et orgue

Heureux mélomanes qui ont eu la bonne idée de venir écouter les récents concerts des Amis de l’orgue à Saint-Barnard ces dernières semaines ! Ce n’est pas peu dire que les occasions sont nombreuses et variées, Ô combien originales. Pour preuve, ce concert de dimanche dernier qui, au milieu d’une collégiale toute réaménagée pour entourer un orgue mobile, s’est avéré être une expérience musicale tout à fait passionnante et virtuose ! L’Orgue du voyage, accueilli à Romans, a dévoilé ses sortilèges devant un public médusé, interrogatif mais rapidement convaincu du bien fondé de l’idée de son concepteur et principal interprète, Jean-Baptiste Monnot : imaginer un instrument capable des effets d’un très grand orgue mais que l’on puisse aisément déplacer. Installé en une heure, l’orgue a pris place au milieu du public, a dialogué avec l’instrument de tribune dans un concerto vivaldien virevoltant, s’est montré capable de soutenir un quatre mains tout en légèreté, et conquis son succès grâce à l’élégance du jeu et aux prouesses des deux interprètes chaleureusement applaudis : Maxime Heintz et Jean-Baptiste Monnot.

Les Jeux d’orgue de ce samedi 23 juin, à 17h00, à Saint-Barnard, seront l’occasion d’entendre l’orgue soutenir la trompette d’un jeune musicien dont la carrière est toute en réussite. Le mariage de l’orgue et de la trompette est le gage d’un moment festif et lumineux.

David Febvre a obtenu un master d’interprétation de trompette en 2016 à la Musikhochschule de Munich dans la classe de Hannes Läubin. Il s’était précemment initié à la trompette naturelle avec Thomas Kiechle mais aussi à la musique de chambre, au big band. Elève d’Eric Aubier au Conservatoire de Dijon, il a eu aussi pour maître Gérard Boulanger au CRR de Paris et Eric Plante au CRR de Châlons-sur-Saône. Il a aussi participé à divers classes de maître avec Reinhold Friedrich à Karlsruhe, Laura Vukobratovic à Essen, Klaus Schuhwerk à Frankfort. David Febvre est professeur de trompette au CRD de Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes sur le site de la cité de la musique de Romans. Il a été précédemment professeur de trompette au CRC d’Obernai. Il participe au trio Anemos, ensemble adapté à la musique romantique pour piano, clarinette et trompette/cornet ou saxhorn alto et, depuis 2016, il est trompettiste au sein de Drôme en Cadence et au sein de l’orchestre symphonique Confluence. En 2012, il a participé au concours international de Lieksa (Finlande) et, en 2011, au concours international de Anna (Espagne). Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, a commencé le piano à l’âge de 7 ans, et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un prix de supérieur I au concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Ces dernières années, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz, Jean-Claude Saliques et Thierry Escaich.

Le programme fera la part belle aux airs célèbres et aux accents brillants d’un duo toujours très apprécié par le public. Ainsi, on entendra d’Henry Purcell, « Entrée » et « Marche », une « Aria » de Domenico Zipoli, un « Prélude et fugue », un choral et l’ample « Fantaisie chromatique »  de Johann-Sebastian Bach, l’« Ave Maria » de Caccini, deux fantaisies animalières de Camille Saint-Saëns (« Le Cygne ») et Andreas Willscher (« Le Rossignol »), la grande « Toccata » d’Eugène Gigout et, pour conclure, la « Marche du prince de Danemark » de Jeremy Clarke.

 

Jean-Michel Petit David Febvre

Cycle L’Orgue et son double – Concert à deux orgues

C’est un véritable événement musical qui s’annonce pour être, à Saint-Barnard, un des moments forts d’une saison du cinquantenaire déjà bien entamée et marquée par de beaux moments musicaux.

Après un étonnant concert avec l’orgue mécanique de Patrick Mathis, les organistes amateurs et professionnels drômois s’étaient donné rendez-vous pour le Marathon traditionnel qui est autant une fête de l’amitié qu’une fête de la Musique avant la date officielle. Huit musiciens passionnés, venus de Valence, Montélimar, Grignan, Bourg-de-Péage, se sont relayés aux claviers durant quatre heures, sans relâche, et ont parcouru le répertoire dans les grandes largeurs, s’aventurant jusqu’à la musique de notre époque et au jazz ! De tels moments sont à ne pas manquer et montrent qu’une approche novatrice de l’orgue peut lui amener un public qui le craint parfois a priori. Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard démontrent pourtant, chaque année, que l’instrument n’est pas si imposant et hiératique et se prête à de multiples approches, par des versants inattendus et toujours bienvenus.

Ce sera encore le cas, et avec un éclat tout particulier pour fêter l’anniversaire de l’association, avec le concert qui sera donné le dimanche 17 juin à 16h30 (entrée : 5€, gratuit pour les moins de 16 ans). Les mélomanes et les néophytes auront tout intérêt à venir découvrir l’étonnant Orgue du Voyage conçu et construit par Jean-Baptiste Monnot, déjà reçu à plusieurs reprises à la tribune de la collégiale, et qui mène une superbe carrière de concertiste (il jouait encore récemment en Autriche, en Allemagne et en Italie). Cet orgue mobile qui sera installé pour l’occasion au milieu du public, dans la nef, est un instrument complet, aussi divers et puissant qu’un grand orgue. Il recèle de multiples secrets de conception qui lui permettent d’être totalement mobile, modulable, et aussi un merveilleux support pédagogique (on l’a vu entrer dans des lycées ou des collèges au grand étonnement des élèves). Les sources sonores sont proches du public qui redécouvre littéralement l’orgue en l’ayant sous les yeux. La console de trois claviers, en aluminium, est elle aussi près des auditeurs et dévoile avec bonheur le jeu du musicien. Pas moins de 750 tuyaux, de toutes tailles, en bois et en métal, horizontaux et verticaux, sonnent avec puissance et finesse et surtout une présence inouïe.

Pour ce concert unique, les organisateurs ont laissé la plus grande liberté aux musiciens. Jean-Baptiste Monnot sera associé à Maxime Heintz, organiste assistant au grand orgue de Saint-Donat, pour un programme qui sera comme un « bœuf » de musiciens de jazz, un duel amical entre l’orgue de tribune et son cousin voyageur. Les deux musiciens joueront alternativement les deux instruments, mais aussi, et ce sera le clou de la matinée, ensemble, à deux orgues ! Bach, Vivaldi, Widor, Mozart seront mis à l’honneur, en majesté depuis les hauteurs, ou avec légèreté et finesse tout près du public !

Musicien déjà recherché, Jean-Baptiste Monnot a étudié avec Louis Thiry et François Ménissier puis, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec Olivier Latry et Michel Bouvard. Il s’est perfectionné avec Bernhard Haas à Stuttgart ainsi qu’à la Tonhalle de Zürich et à l’Eglise Saint-Eustache avec Jean Guillou dont a été l’assistant. Il a été professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes-la-Jolie de 2012 à 2016. Il est titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen. Maxime Heintz a étudié l’orgue avec Pierre Simonet et a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, avant de se perfectionner avec Norbert Pétry et Louis Robilliard. En 2007, il a remporté un deuxième prix au concours international d’orgue Marie Claire Alain à Paris. Longtemps organiste titulaire de la Collégiale de Grignan, il s’est également consacré à la direction chorale et au chant en soliste, tout en continuant à pratiquer son instrument de prédilection.

Cet Orgue du Voyage, qui fera donc une halte à Romans, est déjà un instrument très demandé, à la fois par des grands ensembles pour qu’il les accompagne (chœur Aedes, concerts de la Chapelle Corneille à Rouen…), mais aussi par des scènes prestigieuses (Flâneries musicales de Reims, Théâtre de Compiègne…). Il poursuivra sa route jusqu’à Aix-en-Provence, Saint-Maximin, puis dans le Languedoc cet été. Les deux jeunes musiciens qui le joueront sauront tirer de cet instrument unique et du grand orgue le meilleur d’un moment qui s’annonce tout particulièrement passionnant !

 

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot 3

Marathon d’orgue

Orgue Saint-BarnardPour fêter ses 50 ans, l’association des Amis de l’orgue a misé sur une jolie diversité de concerts qui démontrent les multiples axes d’approche de cet instrument qui intimide toujours. On entend même des gens dire, encore : « l’orgue, ça n’est pas pour nous ! ». Quelle idée ! La démarche de la dynamique association romanaise démontre chaque année le contraire. Ce dernier samedi, Philippe Gueit donnait d’ailleurs un programme étonnant de variété, au bon sens du terme, passant de la rhétorique baroque de Couperin aux chaudes harmonies de Nadia Boulanger pour conclure, de manière virtuose sur les  dansantes extravagances de Khatchaturian ou Bernstein. Un concert où le public n’a pas dû s’ennuyer !

Habitués à recevoir de brillants concertistes mais aussi les amateurs à la tribune qui, pour le plaisir, viennent travailler longuement aux claviers, dans le calme de la longue nef, les Amis de l’orgue ont initié une fête de la musique bien amicale : le Marathon d’orgue. Accordant à chacun trente minutes, amateurs et professionnels se côtoient sans interruption pendant quatre heures d’un concert qui est aussi un moment de partage, de retrouvailles. Il règne à la tribune une ambiance décontractée qui est perceptible au niveau du sol : la musique fuse et, d’année en année, gagne en variété encore.

Ce dimanche 10 juin, on entendra successivement, à partir de 15h00 et jusqu’à 19h00 : Christiane Boué (organiste du temple de Valence), Fabienne Médurio (organiste de Sainte-Croix de Montélimar), Anne Souillol (organiste du temple de Montélimar), Frédéric Brun (organiste de Sainte-Marie-de-Bourg-de-Péage), Bernard Fouilland (organiste assistant à la cathédrale de Valence) avec le saxophone ténor de Guy Saurel, Bernard Bender (organiste de Saint-Sauveur de Grignan), Muriel Bender (organiste du temple de Montélimar) et Jean-Michel Petit, hôte de la journée en qualité d’organiste de Saint-Barnard. Du jazz à la musique contemporaine, de l’ère baroque au romantisme, le répertoire sera parcouru dans toutes ses dimensions par ces marathoniens musicaux.

Mélomane au long cours, passant pressé, les uns et les autres auront tout intérêt à passer une oreille par la collégiale pour ce long parcours de musique et d’amitié !

Visite de l’orgue par les enfants (suite…)

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Les enfants de quatre autres classes de l’École Jean-Rostand sont venus découvrir l’orgue de la collégiale avec Jean-Michel Petit…

Jeux d’orgue de Philippe Gueit

La saison des Amis de l’orgue connaît, habituellement, un premier pic d’activité en juin. Cette année de cinquantenaire ne manquera pas à cet usage et le fera avec plus de clarté et de diversité que les autres années. En effet, l’association a fait le choix de mettre en valeur chaque manifestation en programmant, chaque week-end, une manifestation bien mise en valeur, mais aussi, presque à chaque fois différente. On ne manquera pas de s’intéresser à chacune d’elles tant on sait que ce qui s’entend sous les voûtes de la collégiale se montre original et bien agréable ! On se souvient, d’ores et déjà, des Jeux d’orgue des autres années mais aussi, plus récemment, de ce concert étonnant qui a rassemblé un public nombreux, disposé comme « en sandwich » entre le grand orgue tenu par Viviane Loriaut et l’orgue mécanique Odin de Patrick Mathis. Moment de poésie et de pétillant esprit, de virtuosité et de légèreté, ce concert mémorable était un heureux préambule à une saison anniversaire de haute volée.
Si les Jeux d’orgue sont en moins grand nombre cette année, on n’en comptera que deux, la musique de qualité sera néanmoins au rendez-vous. Pour ce concert du samedi 2 juin à 17h00 (nouvel horaire), c’est Philippe Gueit, l’organiste de la cathédrale de Marseille qui sera aux claviers de l’orgue de Saint-Barnard. Musicien gourmand, débordant d’activités, il est aussi un pianiste récitaliste recherché. La cité phocéenne l’entend en de nombreux lieux, à un clavier ou à un autre, toujours en recherche d’un répertoire qui sort de l’ordinaire et ramène sur le devant de la scène des musiciens oubliés, comme il le fait avec ses prédécesseurs maîtres de chapelle compositeurs de la cathédrale. Dans cette immense Major, il y tient les 5 claviers d’un imposant instrument et se replie, pendant l’hiver, dans l’église Saint-Laurent, au bout du Panier, où il dispose d’un orgue neuf de trois claviers qu’il anime avec bonheur lors de Messes musicales courues.Philippe Gueit
Philippe Gueit a reçu l’enseignement d’André Boucourechliev, les conseils d’Arthur Rubinstein et, après avoir été lauréat de la fondation Laurent Vibert de Lourmarin, il a participé à des stages de composition avec Franco Donatoni, Henri Dutilleux et Witold Lutoslawski. Philippe Gueit a abordé l’orgue avec Sauveur Bruschini puis a travaillé avec Jean Guillou. II a été nommé, en septembre 1999, organiste de la cathédrale de Marseille où il a fondé les Vêpres musicales qui, avec les Heures musicales spirituelles, attirent régulièrement de très nombreux auditeurs.

Les mélomanes aux oreilles grandes ouvertes, qui sont ceux qui déjà privilégient de venir à Saint-Barnard, seront une nouvelle fois comblés par la diversité et l’originalité du programme du musicien invité. Ainsi, on entendra l’ »Ave Maria » de Jacques Arcadelt (1507–1568) paraphrasé par Franz Liszt, des extraits de la « Messe des couvents » de François Couperin (1668–1733), un délicieux « Prélude hygiénique du matin » de Gioacchino Rossini (1792-1868), le célèbre « Ave Maria » de Charles Gounod (1818-1893), un « Prélude » de César Cui (1835-1918), les douces « Arabesques » de Claude Debussy (1862-1918), des pièces de Lili Boulanger (1893-1918), une « Valse » d’Aram Khatchaturian (1903-1978) et d’inattendus extraits de « West side story » de Léonard Bernstein (1918-1990). Si l’on a précisément indiqué ici les dates des compositeurs, c’est pour montrer que l’organiste a organisé son programme pour fêter, outre l’anniversaire des Amis de l’orgue, celui de musiciens nés ou morts lors d’années en « 8″. Autant d’attentions et d’à-propos sont à souligner : il faut venir entendre Philippe Gueit !

Visite de l’orgue par les enfants

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Les élèves de la classe de CE1 de l’école Jean-Rostand de Romans, accompagnés par leur institutrice Mme Jung, sont venus découvrir les beautés et les mystères de l’orgue de Saint-Barnard…IMG_6961

L’Orgue et son double 1 : Duo d’orgues

On l’a dit, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard, dynamique association présidée par Frédéric Brun (Colette Bernard, secrétaire et Jean-Michel Petit, trésorier, il ne faut pas les oublier, ainsi que le conseil d’administration, fidèle soutien…), fêtera cette année ses 50 ans. Pour une association, c’est un âge vénérable et le signe d’une continuité remarquable. D’ailleurs, loin que ce soit le signe d’un autocratisme, seuls trois présidents se sont succédé ! Les adhérents, autour d’une soixantaine, sont aussi d’une belle fidélité aux buts et aux projets amicaux élaborés pour la mise en valeur de l’orgue de Saint-Barnard. L’activité de l’association est la plus active de ce genre dans la Drôme : entre douze et quinze manifestations sont organisées chaque année. Depuis plusieurs années, sous l’impulsion de l’équipe actuelle, un vent de renouvellement s’est d’ailleurs levé pour offrir au public d’intéressants compléments (un blog, une revue dûment documentée, des moyens de communication modernes -une page Facebook !) ainsi que des concerts de très grande qualité, donnés par des premiers prix de conservatoires ou des titulaires de grandes tribunes, ainsi que des formules inouïes (orgue et piano, orgue et bande dessinée, Fête des claviers, Marathon, Double Jeu ! des virtuoses en septembre…).

La belle mécanique musicale qui trône sur la tribune de la collégiale sera donc, plus que jamais, l’objet de toutes les attentions -et d’autant plus dans les années à venir puisque l’on sait que la municipalité à prévu d’en assurer le relevage, c’est-à-dire la rénovation intégrale, en 2020 ! Pour fêter l’anniversaire de l’association, on l’entendra beaucoup mais surtout en très bonne compagnie. Un cycle de trois concerts, intitulé « L’Orgue et son double » est d’ailleurs proposé au public comme une manière originale de faire entendre encore plus d’orgue pour fêter l’orgue !

Le premier concert du cycle sera donné ce dimanche 13 mai à 16h30. Un « Duo d’orgues » prendra place au milieu du public, avec Patrick Mathis à l’orgue mécanique et Viviane Loriaut au grand orgue. Patrick Mathis avoue être tombé dans le trou d’un carton d’orgue de barbarie en 1980. Depuis, il passe tout son temps à composer ou arranger de la musique pour ses instruments et ceux des autres.  Musicien étonnant, à l’enthousiasme communicatif, il semble faire fi de toutes les conventions de genre musicale et à balayer les frontières qu’on érige trop facilement entre les styles, pour plus de sécurité. Cherchant sans cesse à élargir le répertoire de cet instrument à de nouveaux horizons,de nouvelles émotions, Il voyage aussi bien dans le jazz que dans la musique baroque, la chanson populaire ou la musique contemporaine. C’est la raison pour laquelle le répertoire de Patrick Mathis va de Duke Ellington  à Haendel, et de Boby Lapointe à Luciano Berio. Il pratique aussi de délicieux et inventifs concerts éducatifs destinés au jeune public. D’ailleurs, il est en résidence, cette année au CRD Valence-Romans-Agglo. Viviane Loriaut après des études musicales au C.N.R. de Marseille, a parfait sa formation auprès de divers maîtres, dont Michel Chapuis et le suisse Guy Bovet. Participant à plusieurs concours internationaux, elle a été primée à Wiesbaden (1979), Nimègue (1980) et Tolède (1981). Récitaliste en France et à l’étranger, elle a réalisé des enregistrements sur différents orgues (Aubenas, Fréjus, Montélimar, Malaucène, Rogliano, Cervione). Elle défend la mise en valeur du patrimoine organistique corse par le biais de stages au sein des différentes associations. Elle a été professeur d’orgue à l’ENMD de Corse de 1995 à 2011. Elle est depuis, responsable des classes à double-cursus du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, et y enseigne la musique de chambre. Viviane Loriaut est actuellement organiste à l’orgue Quoirin de la Cathédrale d’Evreux.

Le programme des deux musiciens sera à la hauteur de l’originalité de leur duo. Grand orgue, majestueux et puissant, et orgue mécanique, précis et pétulant s’uniront au gré d’œuvres solistes et concertantes dont on pourra déceler une thématique « animalière » qui promet bien des plaisirs musicaux. Ainsi, on entendra, de Jean-Philippe Rameau, « La Poule », délicieuse pièce pour clavecin adaptée à l’orgue de tribune et une « Danse » extraite du ballet « Petrouchka » d’Igor Stravinski à l’orgue de Barbarie. Le duo d’instrument éveillera les songes enfantins la belle suite « Ma mère l’Oye » de Maurice Ravel et donnera vie à la fantaisie animalière « Le Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns, permettant que se croisent, sous les voûtes de la collégiale, les animaux et les styles, les émotions et les découvertes !
Viviane Loriaut 2

L’entrée de ce concert est fixée à 10€. La gratuité est accordée aux élèves du Conservatoire à rayonnement départemental Valence-Romans-Agglo et aux jeunes de moins de 16 ans.Patrick Mathis

Le concert sera précédé, à 15h00, d’une visite de l’orgue de tribune : une belle occasion une nouvelle fois donnée de percer un peu le mystère de cet immense machine !

L’Orgue et son double : duo d’orgues, le dimanche 13 mai à 16h30

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50 ans de l’association : 3 concerts exceptionnels !

Si 1968 reste un date particulière pour nos compatriotes, elle l’est aussi pour les habitués de la collégiale Saint-Barnard ! En effet, c’est cette année-là que quelques amateurs se sont regroupés pour se porter au secours de l’orgue de Saint-Barnard qui se trouvait alors dans un état d’abandon assez avancé. Construit au milieu du XIXe siècle par un facteur d’orgues dénommé Chambry, dont on retrouve des œuvres jusqu’à la cathédrale de Béziers, cet orgue fut modifié durant les années 1920 par Merklin, une autre grande manufacture, qui mit l’instrument au goût du jour et lui apporta quelques élément supplémentaires. A bout de souffle, l’instrument fut expertisé par le grand organiste et compositeur Maurice Duruflé, qui fut titulaire de l’orgue de Saint-Etienne-du-Mont à Paris, et l’auteur d’un Requiem joué dans le monde entier. Le grand musicien reconnut les mérites de cet instrument et les répertoria pour assurer classement au titre des Monuments historiques. Il permit aussi que des travaux soient entrepris pour permettre à cet orgue de revivre, de voir ses possibilités sonores étendues tout en respectant la qualité et l’intégrité des parties anciennes. Ainsi, à de nombreux tuyaux anciens, d’autres furent ajoutés qui donnèrent à l’orgue un nouveau son, qui est celui que l’on connaît aujourd’hui. Ce « mille feuilles sonore » est un grand héritage, un élément important du patrimoine artistique romanais. L’association que préside Frédéric Brun, avec Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire, veille d’ailleurs à la pérennité de cet ensemble unique qui permet de jouer l’ensemble du répertoire quand d’autres instruments sont spécialisés dans l’une ou l’autre époque. C’est une chance pour le public romanais qui peut d’ailleurs entendre, lors de chaque saison, des œuvres du XVIe siècle ou de notre époque.

Les Amis de l’orgue ne pouvaient donc pas laisser passer cet anniversaire : ils ont mis les petits plats dans les grands ! Leur proposition est d’ailleurs tout à fait originale : le cycle de trois concerts « L’Orgue et son double » propose, ni plus ni moins, encore plus d’orgue à Saint-Barnard ! Le premier concert, le dimanche 13 mai à 16h30, donnera à entendre un « Duo d’orgues » avec Patrick Mathis, à l’orgue mécanique, et Viviane Loriaut au grand orgue. Les deux musiciens proposeront un programme dont on sait déjà l’originalité… Pris entre les deux instruments, le public sera placé au milieu même de la musique, entre deux instruments « cousins » mais aux caractères bien différents : un moment original plein de verve (entrée 10€, gratuit pour les élèves du CRD Valence-Romans-Agglo et les moins de 16 ans, billets en vente sur place) ! Le second concert, le dimanche 17 juin à 16h30, verra un second orgue lancer un « Duel d’orgues » à son imposant parent de la tribune. L’Orgue du voyage, conçu et réalisé par le jeune organiste Jean-Baptiste Monnot, sera installé dans la nef, au milieu du public : il dialoguera avec le grand orgue. Deux orgues, en même temps, jouant ensemble, se répondant : quelle belle idée ! D’autant que la proximité avec l’orgue  mobile est en soi un événement saisissant (cet orgue a déjà été joué avec succès à Compiègne, Vézelay, Paris, Rouen…) Entrée payante : 5€, gratuit pour les moins de 16 ans. Le troisième concert, le samedi 30 juin à 17h00 (entrée libre), sera aussi un duo, à quatre mains sur le grand orgue, donné par Muriel Groz et Koari Sakaï, deux jeunes musiciennes primées lors de nombreux concours récents.

Avec ces concerts, l’association propose ses rendez-vous habituels : Marathon d’orgue (10 juin), Jeux d’orgue (2 juin avec Philippe Gueit ; 23 juin, trompette et orgue avec Jean-Michel Petit et David Febvre), et les Double Jeu ! des virtuoses, en septembre.

Nous reviendrons sur chaque manifestations dans ces colonnes : il y a de fortes raisons de penser que ce cycle tiendra ses promesses. L’orgue de Saint-Barnard, bien protégé et mis en valeur par ses Amis, sera à la fête !

Intermezzo du titulaire, lundi de Pâques

Après un long temps de silence, que seule la participation musicale à la fête de Saint-Barnard a rompu, l’orgue de Saint-Barnard semble avoir attendu des jours plus propices pour redonner de la voix ! Pour fêter Pâques et sa solennité, les Amis de l’orgue ont choisi d’accueillir la chorale Au fil des voix dirigée par Svitlana Baussois Yarochenko qui sera accompagnée par Jean-Michel Petit aux claviers dont il est le titulaire. 
Au fil des voix a été créée en janvier 2011 et a pour but de promouvoir la pratique du chant choral et de permettre à chacun d’affiner sa culture musicale. Elle  assure la diffusion d’œuvres  nouvelles et traditionnelles et invite à découvrir des créations  du monde entier, avec un goût particulier pour les musiques d’ailleurs. Née en Ukraine en 1976, Svitlana Baussois Yarochenko dirige la chorale depuis 2016. Elle a commencé ses études musicales dans son pays d’origine. Dès l’âge de 15 ans, elle s’est orientée vers le chant choral et la formation de chef de choeur dont elle obtient le diplôme à l’issue de son cursus à l’Université des Beaux-Arts de Kiev, où elle  perfectionne également, dans le chant lyrique, sa voix de soprano. Venue en France en 2000, elle approfondit pendant deux ans sa formation à la Faculté de Musicologie de Paris IX Saint-Denis. Depuis 2005, Svitlana est professeur de chant à l’école municipale de musique de Saint-Péray dont elle dirige aussi la chorale. Parallèlement à cette carrière professionnelle, elle a enrichi son expérience de choriste à la Compagnie Cala, fondée à Lyon par Fabien Attias et spécialisée dans la production de spectacles d’opérette. Elle a également dirigé diverses formations chorales de l’agglomération de Valence et du Nord-Drôme. Actuellement, elle est chef de choeur à l’association « Bien vivre » de Cornas, dirige la chorale « Bohème » de Saint-Jean-de-Muzols et la chorale « Crescendo » de Romans. Quant à Jean-Michel Petit, bien connu à Romans, il a commencé le piano à l’âge de 7 ans et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un Prix de supérieur 1 au Concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Tout récemment, il s’est perfectionné auprès de Frédéric Munoz et Jean-Luc Saliques. 
Au cours de cet Intermezzo pascal, les mélomanes pourront entendre des œuvres vocales, très variées (cette diversité des auteurs est la marque des concerts de l’association) de Monteverdi, Stravinski, Pärt, Kodaly et Elgar. A l’orgue, on voyagera du XVIIIe siècle à nos jours, avec des pages de Bach, Pachelbel, Walon, Bouvard, Langlais, Willscher et Corette. Ce panorama musical sera donné le lundi de Pâques, 2 avril, à 17h00. L’entrée est libre (participation aux frais).

Les Amis de l’orgue fêteront, en 2018, les 50 ans de leur création. C’est en effet en 1968 que quelques passionnés se sont regroupés pour sauver l’instrument de la collégiale alors bien abandonné. Pour marquer l’événement, outre les manifestations habituelles et déjà inscrites aux habitudes des mélomanes (mais que l’on ne peut que conseiller aux curieux) : les Double Jeu ! des virtuoses de septembre (chaque week-end, en collaboration avec Saint-Antoine-l’Abbaye), les Jeux d’orgue (le 2 juin et le 23 juin) et le Marathon d’orgue qui réunit dans une joyeuse ambiance amateurs et professionnels. Le clou de la saison est un cycle très original de trois concerts baptisé « L’Orgue et son double ». Derrière ce titre étonnant, suggérant qu’on puisse multiplier les orgues dans la collégiale, se cache un programme alléchant dont on reparlera sous peu !

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