Saison d’orgue 2018 à Saint-Antoine-l’Abbaye

Vous trouverez ici l’affiche de la très belle saison des Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye…

 

fichier pdf Affiche 2018 Saint-Antoine

L’orgue et son double 3 – orgue à quatre mains

La saison musicale qui marque les cinquante ans des Amis de l’orgue de Saint-Barnard tient décidément ses promesses ! Ce samedi 23 juin, l’association programmait ce duo qui doit sa célébrité à Pierre Cochereau et Roger Delmotte, tout autant qu’à Maurice André, musiciens émérites qui firent un véritable don de leur personne en parcourant la France entière, d’église en église, pour ces concerts « trompette et orgue » qui attirent toujours le public. Les accents brillants des trompettes, mêlées aux somptuosités des timbres de l’orgue, tissent de splendides moments que prise le grand public, à juste titre tant il est vrai qu’à côté de concerts plus exigeants, il est toujours bon de permettre aux mélomanes de prendre le plaisir d’un moment de vraies délices. Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale, avait invité David Fevbre, professeur au Conservatoire de Romans, pour ce concert : des airs connus, des pièces plus rares s’associaient pour un programme plein de diversité et mené avec brio : le timbre rutilant des trompettes du jeune virtuose s’envolaient avec légèreté dans la nef.

Pour ce troisième concert du cycle « L’Orgue et son double » (un titre bien trouvé qui tout de son ambition) se tiendra ce samedi 30 juin à 17h00 (entrée libre). Un duo de jeunes virtuoses viendra donner un programme étonnant à l’orgue. Muriel Groz, titulaire de l’orgue de Voiron, et Kaori Sakaï, titulaire de l’orgue du Bourg-d’Oisans, donneront à quatre mains, sur le grand orgue de la collégiale, deux transcriptions : la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns et « Pierre et le Loup » de Serge Prokofiev, avec Jean-Marc Duval, récitant. Programme très original qui revêtira des œuvres originellement écrites pour l’orchestre de timbres nouveaux : un nouveau visage de ces œuvres très connues s’offrira aux auditeurs. Une nouvelle fois l’originalité sera au rendez-vous !

Muriel Groz est titulaire de quatre masters, deux musicaux (orgue et interprétation historique) et deux scientifiques (diplôme d’ingénieur de Grenoble-INP et Master de recherche en Art-Science-Technologie). Elle affectionne en particulier les répertoires baroques et de la Renaissance. Elle a également obtenu une licence de musicologie et un Bachelor de Kirchenmusik (cantor, maître de Chapelle) en Allemagne, diplôme associant direction de chœur, d’orchestre, de chant grégorien et tout ce qui a trait à la musique liturgique en plus de l’orgue. Originaire de Bretagne, elle a étudié l’orgue à Grenoble, Lyon (CNSMD), Hambourg et Munich auprès de Denis Bordage, Liesbeth Schlumberger, François Espinasse, Wolfgang Zerer, Bernhard Haas. Elle s’est distinguée en remportant le deuxième Prix et Prix du Public au concours Xavier-Darasse à Toulouse (2017), le deuxième Prix au concours d’orgue Paul Hofhaimer à Innsbruck en Autriche, spécialisé en musique ancienne (2016) et le troisième Prix au concours Agati-Tronci à Pistoia en Italie (2016). Elle a été nommée sur concours titulaire du grand orgue historique Callinet et Cavaillé-Coll de Voiron en 2014. Elle partage son temps entre l’enseignement, son activité de concertiste, l’organisation des saisons de concerts à Voiron et la direction de chœur. Kaori Sakaï est née à Sendai (Japon). Elle a commencé le piano à l’âge de trois ans puis a étudié l’orgue dans la classe de Kinue Aota à l’Université de filles de Miyagi Gakuin, de 2003 à 2009. Elle a participé à des classés de maîtres données par Lorenzo Ghielmi et Zigmond Szathmary. Elle s’est perfectionnée auprès de Michel Bouvard, Jan Willem Jansen et Yasuko Bouvard au Conservatoire de Toulouse dont elle a obtenu le DEM d’orgue et de clavecin. Elle a aussi obtenu à l’Institut supérieur des arts de Toulouse, le diplôme national supérieur professionnel de musicien. En septembre 2015, elle a été nommé professeur d’orgue au Bourg-d’Oisans et, en 2016, organiste titulaire du nouvel orgue de cette ville.

Virtuosité, originalité et jeunesse seront au rendez-vous !

Kaori SAKAI Muriel Groz

Jeux d’orgue : trompette et orgue

Heureux mélomanes qui ont eu la bonne idée de venir écouter les récents concerts des Amis de l’orgue à Saint-Barnard ces dernières semaines ! Ce n’est pas peu dire que les occasions sont nombreuses et variées, Ô combien originales. Pour preuve, ce concert de dimanche dernier qui, au milieu d’une collégiale toute réaménagée pour entourer un orgue mobile, s’est avéré être une expérience musicale tout à fait passionnante et virtuose ! L’Orgue du voyage, accueilli à Romans, a dévoilé ses sortilèges devant un public médusé, interrogatif mais rapidement convaincu du bien fondé de l’idée de son concepteur et principal interprète, Jean-Baptiste Monnot : imaginer un instrument capable des effets d’un très grand orgue mais que l’on puisse aisément déplacer. Installé en une heure, l’orgue a pris place au milieu du public, a dialogué avec l’instrument de tribune dans un concerto vivaldien virevoltant, s’est montré capable de soutenir un quatre mains tout en légèreté, et conquis son succès grâce à l’élégance du jeu et aux prouesses des deux interprètes chaleureusement applaudis : Maxime Heintz et Jean-Baptiste Monnot.

Les Jeux d’orgue de ce samedi 23 juin, à 17h00, à Saint-Barnard, seront l’occasion d’entendre l’orgue soutenir la trompette d’un jeune musicien dont la carrière est toute en réussite. Le mariage de l’orgue et de la trompette est le gage d’un moment festif et lumineux.

David Febvre a obtenu un master d’interprétation de trompette en 2016 à la Musikhochschule de Munich dans la classe de Hannes Läubin. Il s’était précemment initié à la trompette naturelle avec Thomas Kiechle mais aussi à la musique de chambre, au big band. Elève d’Eric Aubier au Conservatoire de Dijon, il a eu aussi pour maître Gérard Boulanger au CRR de Paris et Eric Plante au CRR de Châlons-sur-Saône. Il a aussi participé à divers classes de maître avec Reinhold Friedrich à Karlsruhe, Laura Vukobratovic à Essen, Klaus Schuhwerk à Frankfort. David Febvre est professeur de trompette au CRD de Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes sur le site de la cité de la musique de Romans. Il a été précédemment professeur de trompette au CRC d’Obernai. Il participe au trio Anemos, ensemble adapté à la musique romantique pour piano, clarinette et trompette/cornet ou saxhorn alto et, depuis 2016, il est trompettiste au sein de Drôme en Cadence et au sein de l’orchestre symphonique Confluence. En 2012, il a participé au concours international de Lieksa (Finlande) et, en 2011, au concours international de Anna (Espagne). Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, a commencé le piano à l’âge de 7 ans, et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un prix de supérieur I au concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Ces dernières années, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz, Jean-Claude Saliques et Thierry Escaich.

Le programme fera la part belle aux airs célèbres et aux accents brillants d’un duo toujours très apprécié par le public. Ainsi, on entendra d’Henry Purcell, « Entrée » et « Marche », une « Aria » de Domenico Zipoli, un « Prélude et fugue », un choral et l’ample « Fantaisie chromatique »  de Johann-Sebastian Bach, l’« Ave Maria » de Caccini, deux fantaisies animalières de Camille Saint-Saëns (« Le Cygne ») et Andreas Willscher (« Le Rossignol »), la grande « Toccata » d’Eugène Gigout et, pour conclure, la « Marche du prince de Danemark » de Jeremy Clarke.

 

Jean-Michel Petit David Febvre

Cycle L’Orgue et son double – Concert à deux orgues

C’est un véritable événement musical qui s’annonce pour être, à Saint-Barnard, un des moments forts d’une saison du cinquantenaire déjà bien entamée et marquée par de beaux moments musicaux.

Après un étonnant concert avec l’orgue mécanique de Patrick Mathis, les organistes amateurs et professionnels drômois s’étaient donné rendez-vous pour le Marathon traditionnel qui est autant une fête de l’amitié qu’une fête de la Musique avant la date officielle. Huit musiciens passionnés, venus de Valence, Montélimar, Grignan, Bourg-de-Péage, se sont relayés aux claviers durant quatre heures, sans relâche, et ont parcouru le répertoire dans les grandes largeurs, s’aventurant jusqu’à la musique de notre époque et au jazz ! De tels moments sont à ne pas manquer et montrent qu’une approche novatrice de l’orgue peut lui amener un public qui le craint parfois a priori. Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard démontrent pourtant, chaque année, que l’instrument n’est pas si imposant et hiératique et se prête à de multiples approches, par des versants inattendus et toujours bienvenus.

Ce sera encore le cas, et avec un éclat tout particulier pour fêter l’anniversaire de l’association, avec le concert qui sera donné le dimanche 17 juin à 16h30 (entrée : 5€, gratuit pour les moins de 16 ans). Les mélomanes et les néophytes auront tout intérêt à venir découvrir l’étonnant Orgue du Voyage conçu et construit par Jean-Baptiste Monnot, déjà reçu à plusieurs reprises à la tribune de la collégiale, et qui mène une superbe carrière de concertiste (il jouait encore récemment en Autriche, en Allemagne et en Italie). Cet orgue mobile qui sera installé pour l’occasion au milieu du public, dans la nef, est un instrument complet, aussi divers et puissant qu’un grand orgue. Il recèle de multiples secrets de conception qui lui permettent d’être totalement mobile, modulable, et aussi un merveilleux support pédagogique (on l’a vu entrer dans des lycées ou des collèges au grand étonnement des élèves). Les sources sonores sont proches du public qui redécouvre littéralement l’orgue en l’ayant sous les yeux. La console de trois claviers, en aluminium, est elle aussi près des auditeurs et dévoile avec bonheur le jeu du musicien. Pas moins de 750 tuyaux, de toutes tailles, en bois et en métal, horizontaux et verticaux, sonnent avec puissance et finesse et surtout une présence inouïe.

Pour ce concert unique, les organisateurs ont laissé la plus grande liberté aux musiciens. Jean-Baptiste Monnot sera associé à Maxime Heintz, organiste assistant au grand orgue de Saint-Donat, pour un programme qui sera comme un « bœuf » de musiciens de jazz, un duel amical entre l’orgue de tribune et son cousin voyageur. Les deux musiciens joueront alternativement les deux instruments, mais aussi, et ce sera le clou de la matinée, ensemble, à deux orgues ! Bach, Vivaldi, Widor, Mozart seront mis à l’honneur, en majesté depuis les hauteurs, ou avec légèreté et finesse tout près du public !

Musicien déjà recherché, Jean-Baptiste Monnot a étudié avec Louis Thiry et François Ménissier puis, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec Olivier Latry et Michel Bouvard. Il s’est perfectionné avec Bernhard Haas à Stuttgart ainsi qu’à la Tonhalle de Zürich et à l’Eglise Saint-Eustache avec Jean Guillou dont a été l’assistant. Il a été professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes-la-Jolie de 2012 à 2016. Il est titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen. Maxime Heintz a étudié l’orgue avec Pierre Simonet et a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, avant de se perfectionner avec Norbert Pétry et Louis Robilliard. En 2007, il a remporté un deuxième prix au concours international d’orgue Marie Claire Alain à Paris. Longtemps organiste titulaire de la Collégiale de Grignan, il s’est également consacré à la direction chorale et au chant en soliste, tout en continuant à pratiquer son instrument de prédilection.

Cet Orgue du Voyage, qui fera donc une halte à Romans, est déjà un instrument très demandé, à la fois par des grands ensembles pour qu’il les accompagne (chœur Aedes, concerts de la Chapelle Corneille à Rouen…), mais aussi par des scènes prestigieuses (Flâneries musicales de Reims, Théâtre de Compiègne…). Il poursuivra sa route jusqu’à Aix-en-Provence, Saint-Maximin, puis dans le Languedoc cet été. Les deux jeunes musiciens qui le joueront sauront tirer de cet instrument unique et du grand orgue le meilleur d’un moment qui s’annonce tout particulièrement passionnant !

 

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot 3

Marathon d’orgue

Orgue Saint-BarnardPour fêter ses 50 ans, l’association des Amis de l’orgue a misé sur une jolie diversité de concerts qui démontrent les multiples axes d’approche de cet instrument qui intimide toujours. On entend même des gens dire, encore : « l’orgue, ça n’est pas pour nous ! ». Quelle idée ! La démarche de la dynamique association romanaise démontre chaque année le contraire. Ce dernier samedi, Philippe Gueit donnait d’ailleurs un programme étonnant de variété, au bon sens du terme, passant de la rhétorique baroque de Couperin aux chaudes harmonies de Nadia Boulanger pour conclure, de manière virtuose sur les  dansantes extravagances de Khatchaturian ou Bernstein. Un concert où le public n’a pas dû s’ennuyer !

Habitués à recevoir de brillants concertistes mais aussi les amateurs à la tribune qui, pour le plaisir, viennent travailler longuement aux claviers, dans le calme de la longue nef, les Amis de l’orgue ont initié une fête de la musique bien amicale : le Marathon d’orgue. Accordant à chacun trente minutes, amateurs et professionnels se côtoient sans interruption pendant quatre heures d’un concert qui est aussi un moment de partage, de retrouvailles. Il règne à la tribune une ambiance décontractée qui est perceptible au niveau du sol : la musique fuse et, d’année en année, gagne en variété encore.

Ce dimanche 10 juin, on entendra successivement, à partir de 15h00 et jusqu’à 19h00 : Christiane Boué (organiste du temple de Valence), Fabienne Médurio (organiste de Sainte-Croix de Montélimar), Anne Souillol (organiste du temple de Montélimar), Frédéric Brun (organiste de Sainte-Marie-de-Bourg-de-Péage), Bernard Fouilland (organiste assistant à la cathédrale de Valence) avec le saxophone ténor de Guy Saurel, Bernard Bender (organiste de Saint-Sauveur de Grignan), Muriel Bender (organiste du temple de Montélimar) et Jean-Michel Petit, hôte de la journée en qualité d’organiste de Saint-Barnard. Du jazz à la musique contemporaine, de l’ère baroque au romantisme, le répertoire sera parcouru dans toutes ses dimensions par ces marathoniens musicaux.

Mélomane au long cours, passant pressé, les uns et les autres auront tout intérêt à passer une oreille par la collégiale pour ce long parcours de musique et d’amitié !

Visite de l’orgue par les enfants (suite…)

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Les enfants de quatre autres classes de l’École Jean-Rostand sont venus découvrir l’orgue de la collégiale avec Jean-Michel Petit…

Jeux d’orgue de Philippe Gueit

La saison des Amis de l’orgue connaît, habituellement, un premier pic d’activité en juin. Cette année de cinquantenaire ne manquera pas à cet usage et le fera avec plus de clarté et de diversité que les autres années. En effet, l’association a fait le choix de mettre en valeur chaque manifestation en programmant, chaque week-end, une manifestation bien mise en valeur, mais aussi, presque à chaque fois différente. On ne manquera pas de s’intéresser à chacune d’elles tant on sait que ce qui s’entend sous les voûtes de la collégiale se montre original et bien agréable ! On se souvient, d’ores et déjà, des Jeux d’orgue des autres années mais aussi, plus récemment, de ce concert étonnant qui a rassemblé un public nombreux, disposé comme « en sandwich » entre le grand orgue tenu par Viviane Loriaut et l’orgue mécanique Odin de Patrick Mathis. Moment de poésie et de pétillant esprit, de virtuosité et de légèreté, ce concert mémorable était un heureux préambule à une saison anniversaire de haute volée.
Si les Jeux d’orgue sont en moins grand nombre cette année, on n’en comptera que deux, la musique de qualité sera néanmoins au rendez-vous. Pour ce concert du samedi 2 juin à 17h00 (nouvel horaire), c’est Philippe Gueit, l’organiste de la cathédrale de Marseille qui sera aux claviers de l’orgue de Saint-Barnard. Musicien gourmand, débordant d’activités, il est aussi un pianiste récitaliste recherché. La cité phocéenne l’entend en de nombreux lieux, à un clavier ou à un autre, toujours en recherche d’un répertoire qui sort de l’ordinaire et ramène sur le devant de la scène des musiciens oubliés, comme il le fait avec ses prédécesseurs maîtres de chapelle compositeurs de la cathédrale. Dans cette immense Major, il y tient les 5 claviers d’un imposant instrument et se replie, pendant l’hiver, dans l’église Saint-Laurent, au bout du Panier, où il dispose d’un orgue neuf de trois claviers qu’il anime avec bonheur lors de Messes musicales courues.Philippe Gueit
Philippe Gueit a reçu l’enseignement d’André Boucourechliev, les conseils d’Arthur Rubinstein et, après avoir été lauréat de la fondation Laurent Vibert de Lourmarin, il a participé à des stages de composition avec Franco Donatoni, Henri Dutilleux et Witold Lutoslawski. Philippe Gueit a abordé l’orgue avec Sauveur Bruschini puis a travaillé avec Jean Guillou. II a été nommé, en septembre 1999, organiste de la cathédrale de Marseille où il a fondé les Vêpres musicales qui, avec les Heures musicales spirituelles, attirent régulièrement de très nombreux auditeurs.

Les mélomanes aux oreilles grandes ouvertes, qui sont ceux qui déjà privilégient de venir à Saint-Barnard, seront une nouvelle fois comblés par la diversité et l’originalité du programme du musicien invité. Ainsi, on entendra l’ »Ave Maria » de Jacques Arcadelt (1507–1568) paraphrasé par Franz Liszt, des extraits de la « Messe des couvents » de François Couperin (1668–1733), un délicieux « Prélude hygiénique du matin » de Gioacchino Rossini (1792-1868), le célèbre « Ave Maria » de Charles Gounod (1818-1893), un « Prélude » de César Cui (1835-1918), les douces « Arabesques » de Claude Debussy (1862-1918), des pièces de Lili Boulanger (1893-1918), une « Valse » d’Aram Khatchaturian (1903-1978) et d’inattendus extraits de « West side story » de Léonard Bernstein (1918-1990). Si l’on a précisément indiqué ici les dates des compositeurs, c’est pour montrer que l’organiste a organisé son programme pour fêter, outre l’anniversaire des Amis de l’orgue, celui de musiciens nés ou morts lors d’années en « 8″. Autant d’attentions et d’à-propos sont à souligner : il faut venir entendre Philippe Gueit !

Visite de l’orgue par les enfants

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Les élèves de la classe de CE1 de l’école Jean-Rostand de Romans, accompagnés par leur institutrice Mme Jung, sont venus découvrir les beautés et les mystères de l’orgue de Saint-Barnard…IMG_6961

L’Orgue et son double 1 : Duo d’orgues

On l’a dit, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard, dynamique association présidée par Frédéric Brun (Colette Bernard, secrétaire et Jean-Michel Petit, trésorier, il ne faut pas les oublier, ainsi que le conseil d’administration, fidèle soutien…), fêtera cette année ses 50 ans. Pour une association, c’est un âge vénérable et le signe d’une continuité remarquable. D’ailleurs, loin que ce soit le signe d’un autocratisme, seuls trois présidents se sont succédé ! Les adhérents, autour d’une soixantaine, sont aussi d’une belle fidélité aux buts et aux projets amicaux élaborés pour la mise en valeur de l’orgue de Saint-Barnard. L’activité de l’association est la plus active de ce genre dans la Drôme : entre douze et quinze manifestations sont organisées chaque année. Depuis plusieurs années, sous l’impulsion de l’équipe actuelle, un vent de renouvellement s’est d’ailleurs levé pour offrir au public d’intéressants compléments (un blog, une revue dûment documentée, des moyens de communication modernes -une page Facebook !) ainsi que des concerts de très grande qualité, donnés par des premiers prix de conservatoires ou des titulaires de grandes tribunes, ainsi que des formules inouïes (orgue et piano, orgue et bande dessinée, Fête des claviers, Marathon, Double Jeu ! des virtuoses en septembre…).

La belle mécanique musicale qui trône sur la tribune de la collégiale sera donc, plus que jamais, l’objet de toutes les attentions -et d’autant plus dans les années à venir puisque l’on sait que la municipalité à prévu d’en assurer le relevage, c’est-à-dire la rénovation intégrale, en 2020 ! Pour fêter l’anniversaire de l’association, on l’entendra beaucoup mais surtout en très bonne compagnie. Un cycle de trois concerts, intitulé « L’Orgue et son double » est d’ailleurs proposé au public comme une manière originale de faire entendre encore plus d’orgue pour fêter l’orgue !

Le premier concert du cycle sera donné ce dimanche 13 mai à 16h30. Un « Duo d’orgues » prendra place au milieu du public, avec Patrick Mathis à l’orgue mécanique et Viviane Loriaut au grand orgue. Patrick Mathis avoue être tombé dans le trou d’un carton d’orgue de barbarie en 1980. Depuis, il passe tout son temps à composer ou arranger de la musique pour ses instruments et ceux des autres.  Musicien étonnant, à l’enthousiasme communicatif, il semble faire fi de toutes les conventions de genre musicale et à balayer les frontières qu’on érige trop facilement entre les styles, pour plus de sécurité. Cherchant sans cesse à élargir le répertoire de cet instrument à de nouveaux horizons,de nouvelles émotions, Il voyage aussi bien dans le jazz que dans la musique baroque, la chanson populaire ou la musique contemporaine. C’est la raison pour laquelle le répertoire de Patrick Mathis va de Duke Ellington  à Haendel, et de Boby Lapointe à Luciano Berio. Il pratique aussi de délicieux et inventifs concerts éducatifs destinés au jeune public. D’ailleurs, il est en résidence, cette année au CRD Valence-Romans-Agglo. Viviane Loriaut après des études musicales au C.N.R. de Marseille, a parfait sa formation auprès de divers maîtres, dont Michel Chapuis et le suisse Guy Bovet. Participant à plusieurs concours internationaux, elle a été primée à Wiesbaden (1979), Nimègue (1980) et Tolède (1981). Récitaliste en France et à l’étranger, elle a réalisé des enregistrements sur différents orgues (Aubenas, Fréjus, Montélimar, Malaucène, Rogliano, Cervione). Elle défend la mise en valeur du patrimoine organistique corse par le biais de stages au sein des différentes associations. Elle a été professeur d’orgue à l’ENMD de Corse de 1995 à 2011. Elle est depuis, responsable des classes à double-cursus du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, et y enseigne la musique de chambre. Viviane Loriaut est actuellement organiste à l’orgue Quoirin de la Cathédrale d’Evreux.

Le programme des deux musiciens sera à la hauteur de l’originalité de leur duo. Grand orgue, majestueux et puissant, et orgue mécanique, précis et pétulant s’uniront au gré d’œuvres solistes et concertantes dont on pourra déceler une thématique « animalière » qui promet bien des plaisirs musicaux. Ainsi, on entendra, de Jean-Philippe Rameau, « La Poule », délicieuse pièce pour clavecin adaptée à l’orgue de tribune et une « Danse » extraite du ballet « Petrouchka » d’Igor Stravinski à l’orgue de Barbarie. Le duo d’instrument éveillera les songes enfantins la belle suite « Ma mère l’Oye » de Maurice Ravel et donnera vie à la fantaisie animalière « Le Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns, permettant que se croisent, sous les voûtes de la collégiale, les animaux et les styles, les émotions et les découvertes !
Viviane Loriaut 2

L’entrée de ce concert est fixée à 10€. La gratuité est accordée aux élèves du Conservatoire à rayonnement départemental Valence-Romans-Agglo et aux jeunes de moins de 16 ans.Patrick Mathis

Le concert sera précédé, à 15h00, d’une visite de l’orgue de tribune : une belle occasion une nouvelle fois donnée de percer un peu le mystère de cet immense machine !

L’Orgue et son double : duo d’orgues, le dimanche 13 mai à 16h30

Duo d'orgues - 13 mai 2018-001

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