Jeux d’orgue d’Ani Yakhinian, flûte, et Jean-Michel Petit

A l’heure où l’on rédige ces lignes, l’incertitude règne encore sur l’accessibilité de la collégiale Saint-Barnard dont le vitrail occidental a été presque totalement détruit par les grêlons de l’orage dantesque du samedi 15 juin. L’orgue, lui-même, a reçu un peu de la pluie qui s’est infiltrée et une inspection fine devra être conduite pour vérifier la fiabilité de tous les organes de l’instrument. Fermée en raison des bris de verre qui jonchaient la nef, la collégiale n’a pas pu accueillir le Marathon d’orgue du dimanche 16, privant les mélomanes d’un plaisir musical simple et bien amical. Si d’ici là les portes du vénérable vaisseau se sont rouvertes et si la vie y a repris ses droits, il y a tout lieu de se rendre aux Jeux d’orgue que Ani Yakhinian, à la flûte, et Jean-Michel Petit, à l’orgue, donneront ce samedi 22 juin à 17h00.

Musicienne bien connue dans la région, où elle déploie une activité riche et souriante, Ani Yakhinian est de nombreux prix, diplômes et récompenses justement attribués par les plus grandes institutions. Elle a multiplié les expériences pédagogiques dans le domaine de la direction d’orchestre en prenant la direction musicale du séjour musical de la CMF Isère (60 musiciens 10 – 18 ans), la direction de l’Orchestre de jeunes constitué des délégations  des villes jumelles de Bourg-de-Péage au Festival Fantasia Edition Européenne, la direction de l’Ensemble instrumental de l’Herbasse à Saint-Donat-sur-l’Herbasse et en réalisant des arrangements, orchestrations et compositions sur mesure pour ces ensembles. Elle dirige l’Harmonie municipale de Bourg-de-Péage, enseigne à l’Ecole de musique de cette même ville après avoir été en poste à Chabeuil et à Malissard. Jean-Michel Petit, quant à lui, est l’organiste titulaire de la collégiale depuis de nombreuses années. Jean-Michel Petit a abordé le piano à l’âge de 7 ans et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un Prix de supérieur 1 au concours Lucien Wurmser, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble chez Mme Amiez-Falque. Il a pu travailler l’orgue à Rethel, puis à Nevers où il s’est produit en concert. Il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Luc Saliques.

Le programme des deux musiciens mettra en valeur la légèreté bondissante du jeu de la flûtiste et l’ample et chaleureux accompagnement de l’orgue qui aura sa part soliste. Les œuvres ont été rassemblées sur le thème : « Autour de la sicilienne ». Ainsi, on entendra notamment le « Voluntary en la mineur » de John Stanley, la « Sicilienne » de la « Deuxième Sonate en trio » de Bach, une « Sicilienne » de William Wallond, une autre de Gabriel Fauré, une d’Antonio Vivaldi et une d’André Fleury, ainsi qu’une « Toccata » éditée vers 1740 en Amérique du sud et le fameux « Menuet » de « L’Arlésienne » de Bizet.

 

 

 Jean-Michel Petit

Ani Yakhinian

Annulation du Marathon d’orgue

L’orage extrêmement violent de cet après-midi a endommagé le vitrail qui surplombe l’orgue.

Il est détruit sur presque la moitié de sa surface, littéralement « piqueté » par les grêlons.

Des débris de verre ont été projetés, sur la tribune, dans l’orgue et jusqu’au milieu de la nef. 

La pluie s’est infiltrée et a atteint aussi la tribune.

Quelques points d’eau étaient visibles dans l’instrument : un examen plus approfondi sera nécessaire pour vérifier son état.

La collégiale a été fermée à la demande de la municipalité et les manifestations qui devaient s’y tenir annulées.

Le Marathon d’orgue n’aura donc pas lieu.

Merci de votre compréhension et bon courage si vous avez, vous-même, subi des dégâts.

Marathon d’orgue, dimanche 16 juin à partir de 15 heures

A Saint-Barnard, les concerts d’orgue se suivent et ne se ressemblent pas. C’est d’ailleurs tout l’attrait des concerts organisés en ce lieu par la vaillante association des Amis de l’orgue : faire découvrir l’auguste instrument dans ce qu’il a de plus divers. Comment, en effet, faire autrement avec cinq siècles de répertoire ? Thibaut Duret, brillant organiste de la cathédrale de Chambéry, faisait montre de son talent, samedi dernier, en donnant sans l’ombre d’une défaillance des transcriptions virtuoses de grande envergure. Élément remarquable de la génération des trentenaires français, il multiplie son activité : récitaliste, professeur, il se produit aussi en duo et anime la cathédrale alpine d’une vie musicale riche et de haute volée. L’improvisation finale démontrait son imagination et l’aisance discursive d’un musicien capable de captiver et émouvoir en créant cette musique née de l’instant.

Pour la dixième année consécutive, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard organisent leur étonnant Marathon, ce dimanche 16 juin, entre 15h et 19h. Etonnante idée que de faire jouer autant de musiciens, professionnels et amateurs, qui prend sa source dans la coïncidence, lors de la manifestation initiale, avec la Fête de la musique. Depuis, cette fête décalée, occasion donnée aux organistes de se retrouver et d’avoir le plaisir de jouer, résonne en cette mi-juin au cœur de la saison de Jeux d’orgue, tout un dimanche après-midi. Ainsi, 6 organistes, venus de plusieurs villes de la Drôme, se retrouveront aux claviers de l’orgue : Dominique Malod, Christiane Boué, Bernard Fouilland, Maxime Heintz, Frédéric Brun et Jean-Michel Petit se relaieront, chacun bénéficiant d’un « créneau » attitré mais se mêlant aussi à des « bœufs » plus impromptus ! Mais alors, qu’entendront les mélomanes lors de cet après-midi hors norme ? C’est aussi ce qui fait le sel de cette manifestation, avec sa décontraction, et le buffet de pâtisseries offert au public, la découverte : chaque musicien aura préparé son programme sans l’annoncer et chacun pourra découvrir, en fonction des goûts des interprètes, tel ou tel pan du répertoire, baroque, romantique ou moderne. On dit d’ailleurs que, comme les années précédentes, on entendra aussi du jazz !

Les mélomanes auront tout plaisir à venir écouter tout ou partie de ce concert de quatre heures, ce dimanche 16 juin, dès 15 heures, à Saint-Barnard (entrée libre, évidemment).Saint Barnard

Jeux d’orgue de Thibaut Duret, samedi 8 juin à 17h00

Avec des improvisations saisissantes, Frédéric Muñoz a rendu un hommage vibrant au Maître Jean Guillou, lui-même brillantissime improvisateur. Pour ce premier concert, le 1er juin, l’orgue a résonné avec une particulière vitalité sous les doigts inspirés du musicien. Cette série de concerts, qui perdure depuis les débuts de l’association il y a cinquante ans, se poursuivra, samedi 8 juin à 17h00, avec la venue de Thibaut Duret, organiste titulaire du grand orgue de la cathédrale de Chambéry et professeur d’orgue au conservatoire à rayonnement régional d’Annecy. Comme pour beaucoup d’autres des invités de la tribune de la collégiale Saint-Barnard, la venue de ce jeune musicien pourrait confirmer la validité de cette citation du Cid de Corneille, devenue adage populaire : « (…) aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années». Né en 1984, Thibaut Duret a eu pour professeurs Pierre Perdigon et Yves Lafargue au conservatoire de Grenoble, où il a obtenu un DEM d’orgue. Au conservatoire de Rueil-Malmaison, il a suivi l’enseignement de François-Henri Houbart et obtenu un prix d’excellence ainsi qu’un prix de perfectionnement à l’unanimité. AU conservatoire national supérieur de Lyon, auprès de François Espinasse et Liesbeth Schlumberger, il a obtenu les diplômes supérieurs ainsi que le certificat d’aptitude aux fonctions de professeur d’orgue en 2014. Nommé sur concours titulaire du grand orgue de la Cathédrale de Chambéry en 2009, il enseigne l’orgue depuis septembre 2014 à Annecy. Il est directeur artistique de la saison musicale des amis de l’orgue de la cathédrale de Chambéry.

Thibaut Duret s’est produit à travers la France. Thibaut Duret se produit régulièrement en petite formation, avec le Quatuor Adastra, l’Ensemble Pléiade d’Annecy, ou en duo avec violoncelle avec Laure-Hélène Michel, ou avec piano avec Thibaul

t Maignan. Il a créé, en 2017, le label Claviorganum dans le but de mettre en valeur des orgues par le biais d’enregistrements. Le programme que proposera le jeune musicien brossera un large panorama du répertoire, dont de nombreuses transcriptions de haut vol, avec des œuvres qui requièrent une virtuosité armée de sûreté technique et de souffle expressif. Ainsi, les mélomanes pourront entendre, de Johann Sebastian Bach, la transcription par Henri Messerer de l’imposante « Chaconne pour Violon de la partita nº2 BWV1004 », œuvre si lyrique et riche harmoniquement que plusieurs compositeurs se la sont appropriée, dont Ferruccio Busoni pour une version pianistique bien connue. Ensuite, de Félix Mendelssohn, on entendra les « Variations sérieuses opus 54 », transcrites par Reitze Smits. Du piano à l’orgue, l’œuvre gagne en surcroît de couleurs, tout comme la belle et dynamique « Sinfonia », ouverture de la « Cantate BWV 29 » de Bach qu’a transcrit Marcel Dupré et qui suivra. Du même auteur, on entendra le délicat et méditatif choral « Mortifie nous par ta bonté Seigneur », extrait de la Cantate BWV22, dans une transcription pour orgue de Maurice Duruflé, lui-même auteur des quatre belles séquence de son « Choral varié sur le Veni Creator « , tout à fait à propos en cette veille de Pentecôte, et dont on sait qu’elles s’adaptent très bien à l’orgue de Saint-Barnard. Ne manquez pas ce rendez-vous de la virtuosité et de la jeunesse.

 

Thibaut Duret

Concert de notre amie Fabienne Médurio à Nîmes

ORGUE A MIDI, aux grandes orgues de la Cathédrale de Nîmes, samedi 15 juin 2019

L’association des Amis des Orgues de la Cathédrale de Nîmes accueille Fabienne Medurio C’est après des études de piano que Fabienne Medurio découvre à la fois l’orgue et Jean-Sébastien BACH à Montélimar, auprès de Pierre SIMONET avec lequel elle travaille de nombreuses années. Puis, parallèlement à des études universitaires de Musicologie, elle suit, au CNR de Marseille, les cours de Pierre PERDIGON et Marie-Louise LANGLAIS et y obtient une Médaille en 1984. Plus particulièrement attirée par la musique baroque et aussi par l’orgue du XXème siècle, elle participe, ici et là, à des académies d’été avec Xavier Darasse, Michel Chapuis ou encore Marie-Claire Alain, et donne, depuis une trentaine d’années, de nombreux concerts en France (Paris, Saint-Donat, Saint-Antoine l’Abbaye, Grenoble, Rodez, Carcassonne, Saint-Guilhem-le Désert, Arles sur Tech,…) ou à l’étranger (Italie, Suisse, Québec, Sibérie) . Elle est depuis dix-sept ans, titulaire de l’Orgue Beckerath de la Collégiale Sainte-Croix de Montélimar, et fut longtemps co-directrice de l’Académie « Orgues en Cévennes » d’Alès, ainsi que professeur d’Education Musicale.

PROGRAMME Jean Adam GUILAIN (env. 1680 – env. 1740) : Récit de Tierce en taille (extrait de la Suite du 2ème ton des Pièces d’orgue pour le Magnificat) ; Jehan ALAIN (1911 – 1940) : Variations sur un thème de Clément Jannequin ; Johann Kaspar KERLL (1627 – 1693) : Passacaglia ; Jehan ALAIN : Le Jardin suspendu ; Johann Sebastian BACH (1685 – 1750) : Prélude et Fugue en Ré majeur BWV 532

Concert à Saint-Antoine-l’Abbaye

Les Ami de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye nous confient les éléments suivants : « Grâce à votre concours nous avons pu, toutes ces années, poursuivre notre action de défense et de promotion de l’orgue de Saint-Antoine ; le Festival de Musique Sacrée, l’Académie d’été pour chanteurs et organistes poursuivent leur beau parcours et contribuent ainsi au rayonnement du village. En 2017/2018, comme vous le savez, notre association a été chargée par la commune de Saint-Antoine d’être le maître d’œuvre des travaux confiés à Bernard Aubertin pour redonner à l’instrument son éclat primitif. La DRAC Auvergne – Rhone-Alpes, le Département de l’Isère et la Région Auvergne – Rhône-Alpes ont été les partenaires financiers de cette vaste entreprise, ainsi que les nombreux donateurs et membres de l’association qui y ont apporté leur concours, directement ou par le biais de nos partenaires Credofunding et Fondation du Patrimoine. Aussi, pour marquer l’aboutissement de ces travaux, et en ouverture de l’édition 2019 du Festival de Musique Sacrée, nous avons le plaisir de vous inviter au récital d’orgue exceptionnel que donnera à Saint-Antoine Helmut Deutsch, professeur à la Hochschule für Musik de Stuttgart, le dimanche 9 juin prochain à 17h00. Helmut Deutsch jouera De Grigny (l’hymne Veni Creator, fête de Pentecôte oblige), Bach, Scarlatti, Walther, Corrette et nous offrira un improvisation. Ce concert, qui prendra place également dans le cadre de la commémoration des 900 ans de la dédicace des églises de Saint-Antoine-l’Abbaye et de Saint-Marcellin, sera donné en présence du Père David Ribiollet, curé de la paroisse St Luc du Sud Grésivaudan, de Monsieur Patrick Curtaud, Vice-Président du Département de l’Isère chargé de la culture, du patrimoine et de la coopération décentralisée, et de Madame Marie-Chantal Jolland, maire de Saint-Antoine. Nous serions vraiment très heureux que vous puissiez être des nôtres ce jour-là. Nous partagerons ensuite le verre de l’amitié en présence de l’organiste invité. »

Jeux d’orgue de Frédéric Munoz, samedi 1er juin à 17h00

Pour ouvrir la série de leurs Jeux d’orgue annuels, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard ont invité, ce samedi 1er juin à 17h00, l’un de leurs fidèles récitaliste, une des figures de l’orgue français que l’association romanaise peut s’enorgueillir de compter parmi les fidèles visiteurs de sa tribune. Frédéric Muñoz, venu de l’Hérault, est un des organistes français les plus en vue, un spécialiste reconnu des musiques anciennes et étrangères, espagnoles, andalouses, italiennes…Formé par Odile Bailleux et Michel Chapuis, il a la responsabilité d’un instrument construit en 1782 par Jean-Pierre Cavaillé, l’orgue historique de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert. L’activité de ce musicien est mutiple : il organise le festival d’orgue de son abbatiale depuis 2001, il enseigne l’orgue pour l’Académie de l’orgue Italien à Camerino (Marches, en Italie) et l’Académie d’été « Orgues en Cévennes » dont il fut directeur durant plus de 25 ans. Il a aussi enregistré une vingtaine de disques et s’est produit, depuis plus de trente-cinq ans, sur la plupart des orgues historiques de France, et aussi à l’étranger. Il est aussi un très efficace propagateur de la connaissance de l’orgue et de son activité en tenant la chronique des disques et des livres d’orgue sur le site d’actualité musicale en ligne resmusica.com et en administrant une chaîne YouTube très regardée. Il est aussi l’initiateur de la construction de plusieurs instruments neufs, à Alès et à Montpellier.

Comme à l’accoutumée, Frédéric Muñoz proposera un programme d’une belle originalité. Il sera composé de pièces du répertoire mais aussi d’improvisations, genre dans lequel excelle le musicien et qui permet d’explorer encore les mystères de la création. Ainsi, on entendra la « Sonata en sol menor » de Carlos Seixas, la « Sonata K87 » de Domenico Scarlatti et la « Sonate de clarines n°53 » du padre Antonio Soler, délicates et vivaces œuvres du XVIIIe siècle, époque où les termes « sonate » et « toccata » se rejoignaient dans l’idée d’une œuvre faite pour toucher un instrument à clavier, et le faire sonner en montrant sa virtuosité. Entremêlées à ces pages anciennes, les mélomanes auront la chance d’entendre improviser un des plus brillants représentant de cet art, et ce dans des styles différents. Ainsi, Frédéric Muñoz proposera une « Suite improvisée dans le style classique français » qui, dans les diverses formes habituelles de ce type d’œuvre souvent écrite au XVIIIe siècle, par Du Mage, Marchand, Clérambault, met en valeur tel timbre ou groupe de sonorités (« Grand Plein-Jeu », « Quatuor », « Basse et dessus de Trompette », « Récit de Tierce en taille » et « Dialogue sur les Grands Jeux »). Le cœur du programme, chargé d’une particulière émotion, retiendra l’attention du public. En effet, Frédéric Muñoz, qui fut proche du grand musicien, rejoignant par là Frédéric Brun, président de l’association, se souviendra de Jean Guillou, illustre organiste de Saint-Eustache, à Paris, pendant 52 ans, immense compositeur, interprète, improvisateur de renom international, poète et théoricien. Frédéric Muñoz, dans un article du site resmusica.com, rappelait, que Jean Guillou, mort en janvier dernier, semblait immortel tant il avait conservé, à plus de 80 ans, une activité étourdissante. « Rare musicien organiste connu du grand public, il n’eut de cesse durant sa longue carrière d’œuvrer en faveur de la cause de la musique au travers d’interprétations personnelles à l’orgue ou au piano et de compositions novatrices pour la plupart, dont l’inspiration s’abreuvait aux sources de Stravinsky ou Prokofiev ». Frédéric Muñoz eut la chance de côtoyer le Maître : « Il fallait voir et entendre Jean Guillou en concert, capable de jouer par cœur une symphonie de Vierne sur un orgue mécanique sans assistance électronique, manœuvrant les registres sans que le rythme n’en soit jamais affecté et demandant, par contre, la présence d’une personne ou deux, non pas pour l’aider dans son jeu, mais bien pour lui apporter une présence humaine proche à laquelle il était très attaché, peut-être rassurante, lui qui n’aimait guère cette distance avec le public et la solitude de la tribune. Cette envie de partage était là, comme une demande expresse et vivante ». Evoquer la figure de Jean Guillou par des improvisations est une belle façon de lui rendre hommage, mais aussi un défi. En effet, « un bouillonnement se retrouvait lorsque Jean Guillou improvisait, soit sur un thème musical ou ce qu’il aimait encore plus, une idée littéraire ou picturale. A la marge de la composition, ses improvisations, méticuleusement préparées, offraient toute une succession de climats qu’il savait mettre en espace en une savante rhétorique ». Reprenant le titre de l’une des œuvres emblématiques du compositeur, « Hypérion ou la rhétorique du feu », Frédéric Muñoz improvisera sur ce thème qui mêle toutes les évocations du feu, celui qui consume comme celui qui anime l’âme des poètes dont fut, à n’en point douter, Jean Guillou. Ce concert qui s’annonce brillant et original, aura lieu le samedi 1er juin à 17h00 (entrée libre).Frédéric Munoz

 

 

Concert : quatuor de saxophones et orgue, dimanche 12 mai à 16h30

Premier événement marquant de la saison d’orgue à Saint-Barnard, organisée par la dynamique association des Amis de l’orgue, ce dimanche 12 mai à 16h30. A cette occasion, un original dialogue se tiendra entre un quatuor de saxophones et l’orgue. Musique du vent et des tuyaux, colloque à plusieurs autour de répertoires rarement entendus, c’est une nouvelle et inédite façon de mettre en valeur l’instrument de la collégiale, remarquable par sa souplesse d’adaptation aux fantaisies auxquelles les organisateurs le plient ! En effet, on se souvient des dialogues à deux orgues de la saison des 50 ans de l’association, en 2018 : moments de grâce et d’énergie éruptive où l’orgue plus que centenaire a bien tenu son rang et s’est fait l’hôte attentionné, sous les doigts de brillants musiciens, de valeureux et inédits comparses. Pour ce concert, il en sera de même et l’on entendra, tout près des nombreux tuyaux musicaux, d’autres instruments de métal musical que l’on entend rarement en concert classique : quatre saxophones de hauteur et de timbres différents, de la basse au soprano. Le quatuor « Les Sacs à Sax », à l’honneur pour ce concert, est composé de quatre musiciens professionnels ayant tous en commun l’amour du saxophone. Françoise Thaize-Tournier, Marielle Clémaron, Pierre Tournier et Alexis Falempin ont débuté cette aventure en septembre 2014. Depuis, ils enchaînent les concerts dans la région Rhône-Alpes ainsi que les Master-Class dans les écoles de musique et conservatoires, ainsi que des voyages en Europe où ils font découvrir le saxophone et le quatuor de saxophones. Après des études de saxophone classique Alexis Falempin, maître d’œuvre de cet ensemble et à l’origine de ce concert, s’est tourné très tôt vers la direction musicale à laquelle il consacre maintenant la plus grande partie de son temps. Il dirige plusieurs ensembles musicaux et vocaux : L’Union Musicale de Salaise-sur-Sanne (jusqu’en juin 2018), La Gerbe d’Or des Côtes d’Arey, l’Ensemble vocal du CIEM et d’autres chorales. Il pratique également la flûte à bec et le cor d’harmonie. Il est aussi l’auteur de nombreux arrangements musicaux. Cet ensemble sera accompagné par Maxime Heintz, organiste assistant de la collégiale de Saint-Donat, bien connu dans notre région et apprécié par les fidèles des concerts de Saint-Barnard où il s’es produit souvent et toujours avec succès. Cet organiste talentueux est né en 1982 à Chalon-sur-Saône. Il a commencé la musique en 1995 et notamment l’orgue avec Pierre Simonet. En 1998, il a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, duquel il est sorti avec un Premier prix. Longtemps organiste titulaire de la collégiale de Grignan, il s’est aussi consacré au chant, à la direction de chorales. Il est organiste titulaire de l’église de Tain-l’Hermitage. A l’image du répertoire de l’ensemble Sacs à Sax, le programme est composé d’œuvres écrites exclusivement pour le saxophone et d’arrangements de musique classique, traditionnelle ou contemporaine. On entendra donc « Andante et Allegro » de Léon Kreutzer, un chant traditionnel arménien, « Garmir Khentzor », arrangé par Sylvain Gargalian et Philippe Laye, « Three Picasso Portraits » d’Alan Bullard, le premier mouvement du « Quatuor pour cordes n°3 « Mishima » de Philip Glass, « Dixieland » de Franck Wolf, la « Celtic Suite » de Gavin Whitlock. Ces pièces alterneront avec trois extraits des « Pièces de fantaisie » pour orgue de Louis Vierne (« Impromptu », « Clair de lune » et « Toccata »).
Ce concert est une occasion que les mélomanes curieux ne manqueront pas, eux qui ont l’habitude de venir à Saint-Barnard les oreilles « aux aguets », sûrs d’y entendre des œuvres rares, des mélanges originaux et des programmes de très bonne tenue musicale. L’entrée de ce concert est payante (billets en vente sur place) : 10€, gratuit pour les moins de 16 ans. A ne pas manquer !
Ensemble Sacs à Sax
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Concert à Montélimar

Les Amis de l’Orgue de la Collégiale Sainte-Croix de Montélimar nous convient à assister à leur prochain concert, donné le samedi 4 mai à 18h par Annie LEENHARDT, organiste titulaire du Temple de Montélimar. Au programme : J.S. Bach (dont la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur), N. de Grigny, C. Franck, J. Alain.

Entrée libre avec libre participation aux frais.Attention à l’horaire inhabituel : 18h. Programme et CV de l’organiste sur le site de l’association.

Intermezzo du titulaire, poésie et orgue

La saison 2019 des Amis de l’orgue de Saint-Barnard débutera en ce lundi de Pâques 22 avril à 16h30. Après la trêve hivernale imposée par les rigueurs de l’atmosphère de la collégiale, il est temps pour les mélomanes de reprendre le chemin de Saint-Barnard pour y découvrir, cette année encore, un programme original concocté par la dynamique association maintenant quinquagénaire. On annonce, en effet, le 12 mai à 16h30, un dialogue inédit entre un quatuor de saxophones et le grand orgue, ainsi que, le 20 octobre à 16h30 aussi, l’Ensemble vocal de Valence pour la première fois en concert à Romans. Entre ces deux dates, les Jeux d’orgue, le Marathon et les brillants Double jeu ! auront été donnés à leurs dates habituelles -on y reviendra. Pour cet Intermezzo du titulaire, donné pour Pâques, Jean-Michel Petit, organiste en titre de la collégiale, accueillera, pour un dialogue inédit, la poétesse Martine Roux bien connue des lecteurs. L’auteur dira ses propres poèmes et l’orgue résonnera en écho, en dialogue, en contraste avec les mots (avec des œuvres de Borodine, Bruckner, Bouvard, Walond, Alain, Lefébure-Wély, Guilmant, Demessieux), en une séance qui promet de beaux moments de poésie. 
Pour Martine Roux, l’écriture est devenue une nécessité journalière et fait partie de sa vie. Grâce au travail effectué chaque année dans le cadre de la participation aux concours de la Société des Poètes et Artistes de France, elle a pu trouver un style de composition poétique qui lui convienne. Si la poésie en vers libres lui tient toujours compagnie, la prose poétique marche à ses côtés… Elle aime les plages de liberté offertes pas ce type d’écriture. L’attention portée au rythme des mots, aux allitérations, à la richesse du vocabulaire, font son bonheur.  Mais le partage de l’écriture est pour Martine Roux une nécessité vitale. Sans partage, pas de vie possible. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce concert qui s’inscrit en droite ligne des précédentes propositions musicales que l’on a entendues à Saint-Barnard et durant lesquelles l’orgue s’est associé à la bande dessinée, au piano ou à d’autres orgues. Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale depuis de nombreuses années, n’est plus à présenter : sa présence fidèle aux claviers, tant dans la vie liturgique que pour de nombreux concerts, reste une garantie pour la mise en valeur de l’instrument et le gage de moment musicaux de qualité.
Ce concert est donné à l’occasion de la parution de « Temps qui rit, Temps qui pleure » de Martine Roux qui vient de recevoir le Prix du Lauréat 2018 Concours régional Société des Poètes et Artistes de France. Ce volume, édité chez Scyblis, sera d’ailleurs proposé au public, à l’issue du concert. Bernard Corboz, membre agrégé Société des Poètes et Artistes de France, souligne que « Lire Martine Roux est d’abord un plaisir : elle n’oblige pas mais elle est sûre d’elle : elle sait que vous avez déjà repéré depuis la grève cette île à peine dévoilée, au milieu d’une eau qu’elle vous laisse d’abord tâter du bout de l’orteil… Une prose poétique pleine de musique qui  »chante » d’elle-même -autre corde à l’arc de l’artiste-, qui chante juste, autant dans l’envolée lyrique que dans les tombants vertigineux et graves où nous emmènent parfois les tourbillons et méandres plus ou moins mélodieux de notre vie. ». C’est donc à une séance où poésie et musique seront intimement mêlées, tissées adroitement et subtilement que les mélomanes et les amateurs de belles lettres sont conviés.

 

 

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