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Archive mensuelle de septembre 2013

Double Jeu ! d’Elise Rollin, samedi 28 septembre à 17h30

Le public qui aura assisté aux deux concerts du Double Jeu ! de Paul Goussot, ce dernier week-end à Romans et à Saint-Antoine-l’Abbaye, n’aura pas manqué d’être particulièrement gâté par l’éblouissant et généreux talent de ce jeune musicien. Faisant fi des difficultés techniques, improvisant avec une aisance souveraine, et s’appropriant les deux instruments aux si différentes caractéristiques, l’organiste offrait deux superbes concerts qui s’inscriront dans la mémoire des mélomanes.

Pour conclure la série, les deux associations organisatrices accueilleront une fine et élégante musicienne qui ravira, à n’en pas douter, les oreilles attentives au beau jeu. Elise Rollin a étudié à l’école Nationale de Musique de Belfort, où elle a obtenu les Médailles d’or et Prix de perfectionnement d’Orgue (dans la classe de Jean-Charles Ablitzer), de piano (dans la classe de Claude Ruyer) et de musique de chambre. Au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, elle a obtenu le premier Prix d’orgue dans la classe de Jean Boyer. Elle s’est spécialisée ensuite, à Milan, dans le département de musique ancienne de la Scuola Civica di Musica, auprès de Lorenzo Ghielmi. Elle enseigne au Conservatoire de Belfort et à l’École Municipale de Musique d’Héricourt. Sa carrière de concertiste l’a conduite à donner des récitals d’orgue ou de piano (en solo, en formation sonate, ou avec orchestre) en France et à l’étranger (Cathédrale Notre-Dame de Paris, Primatiale de Lyon, Strasbourg, Saint-Tropez, Dieppe, Porrentruy, Milan, Troyes, Rennes, Saint-Etienne de Baïgorry, Valence, Grenoble…). Elle est cotitulaire de l’orgue historique de Saint-Ursanne en  Suisse.

Pour sa prestation à Saint-Barnard, samedi 28 septembre à 17h30, Elise Rollin a choisi des oeuvres de Bach (Pièce d’Orgue en sol majeur et choral « Liebster Jesu, wir sind hier » BWV 731), Mozart (Andante en fa majeur), Couperin (Offertoire sur les grands jeux), Buxtehude (Praeludium en ré majeur), Pachelbel (Chaconne en fa mineur) et Mendelsohnn (Sixième Sonate op. 65).

A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 29 septembre à 17h00, la musicienne donnera un programme très riche et témoignant de l’infinie richesse de la musique ancienne européenne (se plaçant ainsi dans la thématique qui irrigue le festival annuel) : des danses d’Attaignant, compositeur né en 1494, des œuvres espagnoles (Pavane et Variation de Cabezon, Tres Glosas sobra el Canto llano de la Immaculada Concepcion de Correa de Arauxo, Batalla de Jimenez), une Chaconne de Louis Couperin, des extraits de la Messe des couvents de François Couperin, l’élégant Baleto del Granduca de Jan Pieterszoon Sweelinck, des pièces anonymes anglaises ainsi qu’une Passacaille de l’allemand Buxtehude.

L’orgue, à quelque époque que ce soit, est un instrument qui a stimulé la créativité des ses facteurs et des compositeurs, les uns sollicitant les autres pour accroître les possibilités de constructions sonores toujours plus grandes. Ainsi, les instruments de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye se réclament d’esthétiques sonores radicalement différentes : plus proches du monde symphonique de la fin du XIXème siècle  à Saint-Barnard, et typique de l’art baroque français du XVIIIème siècle en Isère. Si le public peut, en un week-end, parcourir une grande partie du répertoire (les musiciens invités étant obligés à établir deux programmes très différents en raison des caractéristiques des deux instruments), c’est au prix de prouesses de virtuosité et de superbe aisance dont font preuve les organistes invités pour ces Double Jeu ! de septembre. C’est aussi grâce aux efforts conjugués de deux associations très impliquées !

Double Jeu ! d'Elise Rollin, samedi 28 septembre à 17h30 dans Double jeu sam_9077-2-300x225

Double Jeu ! de Paul Goussot, samedi 21 septembre à 17h30

Les concerts de la série Double Jeu !, initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard en étroite collaboration avec leurs collègues de Saint-Antoine-l’Abbaye, se suivent et se ressemble assez peu ! Les deux premières prestations ont été remarquées. Louis-Noël Bestion de Camboulas s’est plu à mettre en valeur un programme d’une particulière poésie, marqué notamment par deux transcriptions d’œuvres de Debussy et Fauré mises en regard de celles de Jehan Alain. Frédérique Gros, quant à elle, faisait découvrir des œuvres très rarement jouées de Jean Françaix. Les prestations antonines étaient de ces deux musiciens faisaient preuve des mêmes qualités unanimement saluées par les auditeurs.

Ce samedi 21 septembre, c’est Paul Goussot, titulaire de l’orgue Dom Bedos de Celles de l’ancienne abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, qui sera aux commandes de l’orgue de la collégiale Saint-Barnard. Paul Goussot a obtenu le premier grand prix d’improvisation au 26e Concours international d’orgue de Saint-Albans (Royaume-Uni) en 2009. Lauréat du concours international d’orgue Musica Antica de Bruges (Belgique) et du Concours international d’orgue de Saint-Maurice (Suisse), il a remporté en 2007 le premier prix d’improvisation au Concours international d’orgue de Luxembourg. En juillet 2012, il a obtenu le premier prix et le prix du public au Concours international d’improvisation à l’orgue de Haarlem (Amsterdam). Né en 1984 à Bordeaux, il a obtenu au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris les premiers prix de clavecin, d’orgue, d’harmonie, de contrepoint, de fugue et formes, de basse continue et d’improvisation au clavier. Durant sa jeune carrière, ce musicien déjà reconnu s’est produit, à l’orgue comme au clavecin, dans des lieux prestigieux : cathédrale Notre-Dame de Paris, Chartres ainsi qu’aux festivals de La Chaise-Dieu, Monaco, Dudelange, Magadino, Naumburg ainsi qu’aux États-Unis. En effet, en 2009, il est nommé «jeune artiste en résidence» à la cathédrale de La Nouvelle-Orléans. Il s’est signalé, lors de ce séjour, par la qualité des improvisations qui accompagnaient le film La Passion de Jeanne d’Arc de Carl Dreyer qui a reçu le prix du meilleur spectacle de l’année. En janvier dernier, à l’occasion du centenaire de la première publication de Fantômas, il a accompagné sur un orgue de cinéma le film muet Le Mort qui tue au musée d’Orsay, à Paris.

Musicien éclectique, tout aussi à l’aise dans l’interprétation de la musique ancienne que plus récente, dans l’improvisation dans le style de chaque époque, ce musicien complet est aussi transcripteur et accroît ainsi le répertoire de son instrument. A Romans, Paul Goussot jouera des œuvres de Bach (Sinfonia de la Cantate 149), sa transcription du choral « Mortifie nous par ta bonté » de Bach et de l’allegretto de la Septième Symphonie de Beethoven, l’une des Etudes en forme de canon de Schumann, ainsi que le Prélude en sol mineur de Pierné, le Final de la Première Sonate pour orgue de Guilmant, grand pédagogue et redécouvreur de la musique ancienne au début du XXème siècle. Fidèle à son habitude, Paul Goussot proposera une improvisation en fin de programme. A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 22 septembre à 17h00, c’est justement par une improvisation dans le style baroque français qu’il commencera son programme qui comportera ensuite des œuvres de Purcell (Voluntary en sol), Haendel (Variation du Quatrième Concerto pour orgue), Fischer (Prélude « Uranie »), Kerll (Passacaille), Telemann (Chaconne du « Quatuor Parisien »). Ce programme très élaboré et érudit s’achèvera par la transcription, par le jeune musicien, de la grande Chaconne pour violon de Bach. La qualité musicale sera, à n’en pas douter, au rendez-vous de ces Double Jeu !

Double Jeu ! de Paul Goussot, samedi 21 septembre à 17h30 dans Double jeu paul-goussot-209x300

Double Jeu ! de Frédérique Gros, samedi 14 septembre à 17h30

Les Journées européennes du patrimoine, ce week-end des 14 et 15 septembre, sont le moment où de nombreuses découvertes se font au coin des monuments que l’on peut exceptionnellement découvrir, au gré de pans du patrimoine généralement peu accessibles, soit qu’ils se trouvent derrière une porte trop souvent close ou qu’un oubli injuste les recouvre. C’est à tout cela que les Amis de l’orgue de Saint-Barnard invitent le public durant ce prochain week-end. Ainsi, il sera possible de découvrir de plus près les mystères du fonctionnement de l’orgue de la collégiale en accédant à la tribune, sous la conduite de Jean-Michel Petit, organiste titulaire, et des membres de l’association des Amis de l’orgue, ce dimanche entre 15h00 et 18h00.

Auparavant, un concert d’une rare originalité aura permis aux mélomanes de (re)découvrir la musique de Jean Françaix. En effet, Frédérique Gros, organiste de la cathédrale du Puy-en-Velay se lancera, samedi 14 septembre à 17h30, dans l’interprétation intégrale de l’œuvre d’orgue de ce compositeur quelque peu oubliée. La musicienne s’est consacrée à l’orgue après de sérieuses études de piano. Au Conservatoire de Saint-Etienne, elle a obtenu une Médaille d’Or à l’unanimité, ainsi que les Premiers Prix de formation musicale, musique de chambre, harmonie et contrepoint. Par la suite, elle s’est perfectionnée au C.N.R. de Dijon auprès de l’organiste, compositeur et improvisateur Jean-Pierre Leguay, titulaire de l’orgue de Notre-Dame de Paris, et obtiendra le Prix de Perfectionnement et le Premier Prix Supérieur Inter-Régional. Tout en poursuivant ses études d’orgue au C.N.R. de Montpellier, sa curiosité l’incite à aborder d’autres instruments tels le hautbois et le piano-jazz. Frédérique Gros a également profité des conseils de Maîtres tels Michel Chapuis, Michael Radulescu ou Jean-Claude Henry avant d’obtenir le Diplôme d’Etat de professeur d’orgue. Pédagogue dynamique, Frédérique Gros consacre une grande partie de son temps à l’enseignement de l’orgue et du piano. Éclectique dans ses goûts, son répertoire s’étend du baroque à la chanson contemporaine, des duos d’orgue à la création d’accompagnements et des continuos aux transcriptions.

Jean Françaix est né au Mans, le 23 mai 1912. Ses dons musicaux exceptionnels se sont développés en toute liberté grâce à un entourage familial favorable. Son illustre professeur Nadia Boulanger déclare à sa mère: « Madame, je ne sais pas pourquoi nous perdons du temps à lui apprendre l’harmonie, il sait l’harmonie. Je ne sais pas comment, mais il la sait, il est né la sachant. Faisons du contrepoint ». Ravel encourage aussi ses enfantins débuts ! Sa musique, plus tard dirigée par les plus grands chefs, comprend seize ballets, un immense oratorio créé en 1942 (« L’Apocalypse selon Saint-Jean »), cinq opéras et opéras comiques (« La main de gloire », « La Princesse de Clèves ») unanimement salués par une critique particulièrement élogieuse. Son « Diable boiteux », entièrement bissé lors de sa création, côtoie d’autres œuvres pour chœur.Sa musique de chambre est cependant plus régulièrement jouée et enregistrée, ainsi que ses nombreuses œuvres concertantes. Il s’est éteint à Paris le 25 septembre 1997, à l’âge de 85 ans. Vieux réactionnaire gâteux, comme il se plaisait lui-même à le dire, en raison de son refus à appartenir à aucun mouvement doctrinaire d’avant-garde, Jean Françaix, au même titre que la fable Le Meunier, son fils et l’Ane : «  J’en veux faire à ma tête : il le fit, et fit bien  », suivit toute sa vie durant une même ligne de conduite, faisant fi des modes, du public versatile, des critiques et des opinions de ses propres confrères. Il se refusait à s’aliéner à quelque système que ce soit, à sacrifier son indépendance d’esprit, à restreindre le champ de sa création musicale. Tout comme les Ravel, Chabrier, Poulenc ou  Sauguet, Jean Françaix s’inscrit dans la grande tradition des musiciens français. Comme Debussy, il veut faire plaisir avec sa musique.

Frédérique Gros jouera donc l’intégrale des œuvres de Françaix : la Marche solennelle, la Messe de mariage, la Suite Carmélite et la Suite Profane.

Ce concert étant inscrit dans le cycle Double Jeu !, la musicienne donnera, le lendemain à Saint-Antoine-l’Abbaye à 17h00, un programme tout aussi étonnant qui mettra en miroir des œuvres du XVIIIème siècle (Christoph Graupner, Wolfgang A. Mozart, Dietrich Buxtehude) et de notre époque (György Ligeti, Petr Eben, Arvo Pärt).

L’entrée de ces deux concerts est libre et gratuite.

 Double Jeu ! de Frédérique Gros, samedi 14 septembre à 17h30 dans Double jeu frederique-gros-300x199




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