Double Jeu ! de Paul Goussot, les 2 et 3 septembre

En ce mois de septembre, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard proposent aux mélomanes, et aux curieux, la seconde partie de leur saison d’orgue. Depuis plusieurs années, une série de concerts prestigieux est donnée chaque week-end de ce mois dans une formule novatrice et très amicale qui est organisée conjointement avec les Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye, lieu dont la renommée musicale internationale n’est plus à dire, animée par une grande saison de concerts et une brillante académie d’orgue et de chant donnés sur l’orgue Scherrer-Aubertin de l’abbatiale. Ainsi, pour deux concerts successifs, aux programmes différents, donnés sur des orgues aux qualités dissemblables au possibles, riches chacun de particularités sonores et capables de rendre la quasi-totalité du répertoire de l’orgue, plus spécifiquement ancien à Saint-Antoine, plus largement ouvert à Romans, des musiciens de stature internationale sont conviés. Habitués des grandes tribunes, des festivals du monde entier, professeurs recherchés, concertistes applaudis sur toute la « planète-orgue », ces musiciens exceptionnels font honneur aux tribunes qui les reçoivent et, l’expérience de ces dernières années le montre, stupéfient le public par leur virtuosité, leur personnalité et l’aisance avec laquelle ils abordent les sommets techniques du répertoire lors de concerts magnifiques.
Pour ouvrir la série, c’est le jeune Paul Goussot, organiste de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, qui sera aux claviers. Titulaire de l’orgue Dom Bedos de l’ancienne abbatiale Ste-Croix de Bordeaux, Premier grand prix d’improvisation du 26e concours international d’orgue de Saint-Albans, il est à Bordeaux. Admis à l’âge de 16 ans au conservatoire national supérieur de musique de Paris (CNSMDP), il y a obtenu les premiers prix de clavecin, orgue, harmonie, contrepoint, fugues et formes, ainsi que les prix de basse-continue et d’improvisation au clavier. Lauréat du concours international d’orgue « Musica Antica » de Bruges (Belgique), et du concours international d’orgue de Saint-Maurice (Suisse), il a remporté, en 2007, le premier prix d’improvisation au concours international d’orgue de Luxembourg. On a pu l’entendre, à l’orgue, comme au clavecin, dans des lieux prestigieux : Notre-Dame de Paris, Musée des Beaux-Arts de Chartres, festivals de la Chaise-Dieu, de Monaco, de Dudelange (Luxembourg). Paul Goussot s’est également produit de nombreuses fois aux Etats-Unis et, en 2009, a été « First Young Artist in Residence » à la Cathédrale Saint-Louis de de La Nouvelle-Orléans. L’improvisation tient une place essentielle dans son activité et se passionne pour l’accompagnement de films muets. Ses improvisations sur le film « La passion de Jeanne d’Arc » de Carl Dreyer, ont reçu le prix du meilleur spectacle de l’année 2010 de La Nouvelle-Orléans (dans la section musique contemporaine). En janvier dernier, à l’occasion du centenaire de la première publication de Fantômes, Paul Goussot a été sollicité par le Musée d’Orsay pour accompagner sur un orgue de cinéma le film « Le mort qui tue ». Titulaire de deux certificats d’aptitudes aux fonctions de professeur d’enseignement artistique (en clavecin et en orgue), Paul Goussot enseigne l’orgue au CRR de Rueil-Malmaison et anime régulièrement des académies et des masterclasses en France et à l’étranger.
Le programme de Paul Goussot, à Romans, est tout en élégance classique. Ce sont des grandes oeuvres presque « aristocratiques » du répertoire que l’on pourra entendre, de celles que les organistes les moins chevronnés n’osent aborder tant leur technique et leur contenu sont élevés, leur interprétation ardue et leur splendeur rare. Ouvrir un concert avec la  grande « Passacaille BWV 582″ est déjà une gageure et le signe de moyens artistiques sûrs. Ensuite, on entendra le « Concerto pour orgue en fa majeur opus 4 n°5″ de Georg Friedrich Haendel. Quatre mouvements tout en énergie en élégance qui mettront en valeur la légèreté du toucher du musicien. De même, la grande « Fantaisie en fa mineur KV 608″ de Mozart fera un effet tout aussi comparable, mais sur un ton plus dramatique, avec une éloquence qui fut celle des dernières oeuvres du divin Wolfgang. Après un « Prélude en ut dièse » d’Alexandre Scriabine, on entendra les dernières pages des immenses « Tableaux d’une exposition » de Modest Moussorgski. « Promenade », « Il vecchio castelo », « Baba yaga » et la gigantesque « Grande porte de Kiev » feront appel à toutes les ressources de l’instrument. Une improvisation conclura ce programme magnifique.
Le lendemain, à Saint-Antoine l’Abbaye, Paul Goussot débutera son programma par une « Suite improvisée dans le style français » organisée selon les canons en « Prélude », « Fugue », « Duo », « Récit », « Basse de trompette », « Flûtes » et « Dialogue ». Suivra un autre concerto de Haendel, en sol mineur, puis après une « Passacaille » improvisée, de Michel Corrette, le « Concerto en do Majeur n°4″. Tissant un étroit lien de connivence avec l’improvisation qui a précédé, on entendra deux oeuvres bâties sur la même forme : la « Chaconne du Quatuor parisien TWV 48″ de Georg Philipp Telemann et la gigantesque « Chaconne » pour violon de Bach arrangée par l’interprète.
Ce samedi 2 septembre à 17h30 à Saint-Barnard, et ce dimanche 3 septembre à 17h00 à Saint-Antoine-l’Abbaye, il y aura de grands bonheurs musicaux à venir entendre grâce à l’exceptionnel talent de Paul Goussot.Paul Goussot

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