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Archive mensuelle de septembre 2017

Double Jeu ! de Vincent Bernhardt, samedi 23 et dimanche 24 septembre

La diversité restera le maître mot de la série de concert initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard conjointement avec l’association de Saint-Antoine-l’Abbaye. Ces concerts doubles sont l’occasion de découvrir de larges pans du répertoire de l’instrument roi ainsi que des tempéraments de musiciens divers, aux préoccupations musicales variées. Ainsi, après l’élégance du toucher de Paul Goussot, l’énergie lyrique de Florent Gallière, le public assemblé à l’occasion des Journées du patrimoine a pu découvrir l’originalité du concert d’Hervé Désarbre, organiste du Ministère des armées, titulaire de l’orgue de la chapelle du Val de Grâce. Rendant hommage aux figures féminines de l’histoire, il a tissé un programme détonnant, plein de verve, et qui témoigne de sa gourmandise. Le public, le sourire aux lèvres, a salué de chaleureux applaudissements son passage, toujours apprécié par sa bonhommie mais aussi sa haute tenue musicale.

Pour le dernier concert de la série, c’est un musicien spécialisé dans le répertoire baroque qui sera aux claviers. Invité pour la première fois à Romans (comme Florent Gallière), il connaît bien, en revanche, l’orgue antonin. Vincent Bernhard est né en 1987, il a étudié à Metz, Lyon (CRR et Conservatoire National Supérieur), Stuttgart (Hochschule für Musik) et Bâle (Schola Cantorum). Il est titulaire de quatre Masters d’interprétation musicale (orgue, clavecin, basse continue et orgue ancien) obtenus auprès de pédagogues de renom international : Andrea Marcon, Jesper Christensen, Yves Rechsteiner, François Espinasse, Bernhard Haas, Lorenzo Ghielmi, Jörg-Andreas Bötticher, Norbert Pétry, Jon Laukvik, Gérard Geay… Il a également bénéficié de l’enseignement de Willem Jansen et Michael Radulescu, et s’est initié à la direction d’orchestre avec Andrea Marcon (répertoire baroque) et Julien Leroy (répertoire symphonique). Il a donné de nombreux concerts comme soliste : cathédrales de Lausanne, Lyon, Metz, Dunblane, Freiberg… ; festival Seviqc Brežice en Slovénie, festival Toulouse-les-Orgues, festival international Città di Treviso, Orgel Festival Holland, Festival Leo Brouwer à Cuba ; orgues Silbermann de Saint-Quirin et de la Predigerkirche à Bâle ; clavecins anciens de la collection Tagliavini à Bologne… Depuis ses débuts comme claveciniste de l’Orchestre Baroque de l’Union Européenne à l’âge de 19 ans, il s’est également produit au sein d’ensembles tels que La Cetra Barockorchester, le Freiburger Barockorchester, l’ensemble Gilles Binchois, le RIAS-Kammerchor de Berlin, La Chapelle Rhénane, et les orchestres symphoniques de Luxembourg, Lorraine, Heidelberg, Essen et Cologne. Il est lauréat des concours internationaux d’orgue Gottfried Silbermann de Freiberg, J. S. Bach de Lausanne (premier prix) et Cavaillé-Coll, ainsi que des concours internationaux de clavecin de Bologne et de Lugano (premier prix). La fondation Hans Balmer lui a décerné en 2014 le Förderpreis. Organiste à la Cathédrale Primatiale de Lyon en 2009 puis au Festival International de Musique de la Chaise-Dieu, il est en résidence au festival Silbermann depuis plusieurs années. Avec son ensemble baroque Il delirio fantastico (Lyon), il vient d’obtenir un CHOC du magazine Classica pour l’album « Vivaldi : Concerti di Parigi », paru chez Calliope. En soliste, il vient de faire paraître un disque consacré à Georg Böhm et aux œuvres de jeunesse de J. S. Bach, enregistré à l’orgue Rémy Mahler de Baïgorry. Vincent Bernhardt est professeur d’orgue et de basse continue au Conservatoire à Rayonnement Régional de Metz depuis 2012. En 2013, il était invité à La Havane pour deux concerts avec Il delirio fantastico, un récital d’orgue et une master-classe sur l’orgue Daublaine-Ducroquet de l’église San Francisco de Paula. Il prépare une thèse de doctorat sur « Le concept de liberté de l’interprète dans le corpus orchestral d’Antonio Vivaldi » à Lyon.

A Romans, il jouera  un programme très varié, qui témoigne se sa capacité à aborder l’ensemble du répertoire (ce que permet l’orgue de Saint-Barnard). Ainsi, on entendra le « Prélude et fugue en sol majeur » et trois chorals (« Herr Jesu Christ, dich zu uns wend », « Ach Herr, mich armen Sünder » et « Jesu, meines Lebens Leben » de Johann-Sebastian Bach, trois chorals de Johannes Brahms, écrits à la fin de sa vie, œuvres vraiment crépusculaires et imprégnées d’une longue méditation sur la vie (« Es ist ein Ros entsprungen », « Schmücke dich, o liebe Seele » et « Herzlich tut mich verlangen »), un beau choral de Georg Böhm, contemporain de Bach (« Gelobet seist du, Jesu Christ ») et deux œuvres mises en regard par les circonstances de leur écriture : les célèbres « Litanies » de Jehan Alain et le beau et souverain « Prélude et fugue sur le nom d’Alain », écrit par Maurice Duruflé en hommage à son ami, tombé à 29 ans au champ d’honneur. A Saint-Antoine-l’Ababye, Vincent Bernhardt jouera le « Prélude et fugue en ut majeur » et les chorals « Christe, der du bist Tag und Licht », « Christ lag in Todesbanden » et « Vater unser im Himmelreich » de Georg Böhm, des extraits de la « Suite du Premier Ton » de Pierre Du Mage (« 
Plein Jeu », « Fugue », « Tierce en Taille », « Basse de trompette », « Récit » et « Grand Jeu », le superbe choral « Schmücke dich, o liebe Seele » et la « Pièce d’orgue en sol majeur » de Johann Sebastian Bach.

A nouveau, et pour conclure cette prestigieuse série qui a vu de brillants musiciens prendre possession des deux orgues, aux caractères si différents, les mélomanes trouveront tout bénéfice à assister aux deux concerts. La variété des approches, les ressorts techniques et d’interprétation qui sont sollicités sont si variés que l’exercice, périlleux, trouve tout son sel avec des musiciens de cette trempe qui font honneur aux deux associations !

Double Jeu ! de Vincent Bernhardt : samedi 23 septembre à 17h30 à Saint-Barnard, dimanche 24 septembre à 17h00 à Saint-Antoine-l’Abbaye – Entrée libre, participation aux fraisVincent Bernhardt

 

Double Jeu ! d’Hervé Désarbre, samedi 16 et dimanche 17 septembre

La première prestation de Florent Gallière, pour les Double Jeu ! de Saint-Barnard et Saint-Antoine-l’Abbaye, a été saluée de chaleureux applaudissements. L’énergie implacable déployée dans le programme donné à Romans, épique et passionné, a permis au musicien d’asseoir encore sa parfaite maîtrise technique dans des fresques virtuoses. Sachant se faire délicat, attentif au phrasé, au contour des mélodies, il a aussi démonté à Saint-Antoine, et c’est l’intérêt de la formule, qu’il sait aussi rendre la finesse des grâces baroques de l’Europe entière qu’il avait assemblées en un beau programme.

En total contraste avec les deux week-ends précédents, le public aura à nouveau la possibilité de découvrir de nouveaux univers sonores et un talent musical tout différent. Habitué de la formule, et lié par une de ces amitiés qui se tissent entre concertistes et organisateurs de concerts, Hervé Désarbre sera aux commandes des deux orgues. Né à Roanne, Hervé Désarbre a étudié le piano avec Madeleine David, élève de l’organiste et compositeur Aloÿs Claussmann, puis s’est perfectionné auprès d’André Chometon, professeur au C.N.R de Lyon avant d’entrer ensuite dans la classe d’orgue du maître André Fleury à la Schola Cantorum et de travailler également avec Guy Morançon à Notre-Dame-des-Victoires à Paris. D’abord organiste de l’église Saint-Louis de Roanne, il a été nommé, en 1993, titulaire de l’orgue historique du Val-de-Grâce, à Paris et, en 2005, organiste du ministère des Armées. En 2014, il a été nommé membre du comité international d’experts pour la restauration du grand-orgue Cavaillé-Coll du conservatoire de Moscou. Il a créé nombre d’œuvres contemporaines, françaises ou étrangères, pour orgue seul ou avec orchestre, la plupart lui étant dédiées, et a enregistré une quinzaine de disques. Membre de la Famille Camillienne, il est aussi directeur artistique des Editions Le Chant du Monde, et titulaire honoraire de l’orgue historique John Abbey de Renaison. Hervé Désarbre, commandant dans la réserve citoyenne, est chevalier de l’ordre national du Mérite et détenteur de la médaille d’honneur du Service de santé des armées.

Amateur de musiques peu courantes, voire peu orthodoxes, le musicien a l’habitude d’agencer avec finesse des programmes qui étonnent par leur originalité, par la rareté des œuvres jouées, mais aussi par l’envie revendiquée du musicien de faire du concert un véritable moment de plaisir, pour le public comme pour lui. Le sourire vient souvent au visage des auditeurs : science et maîtrise éloignent la légèreté, le propos reste celui d’un grand musicien, son regard celui d’un amoureux des belles choses de la vie. Pour ce week-end, Hervé Désarbre a choisi de rendre hommage aux grandes femmes de l’histoire et de célébrer, au passage, quelques anniversaires. Ainsi, pour évoquer Ariane, on entendra le « Concerto grosso, opus 7 n°6 « Il pianto d’Arianna » de Pietro Locatelli. Le souvenir d’Ann Boleyn sera évoqué par le « Grand offertoire sur Anna Bolena » de Gaetano Donizetti. L’organiste célèbrera ensuite plusieurs anniversaires : le bicentenaire de la mort d’Etienne-Nicolas Méhul avec sa « Sonate en ut mineur opus 1 n°2 » ; le quarantième anniversaire de la mort de la Mère Brazier avec « Fondue savoyarde » de Julien Bret ; le quarantième anniversaire de la mort de Maria Callas avec la « Cavatine de Rosine », extrait du Barbier de Séville, de Rossini, arrangée par le fantasque Louis-James-Alfred Lefébure-Wély, ainsi que le vingtième anniversaire de la mort de l’océanographe Anita Conti avec trois pièces d’Andreas Willscher (« La raie », « La lotte » et « Le gobie ». Hervé Désarbre honorera aussi la figure de la Princesse Amélie de Prusse avec la « Sonate pour orgue n°6 » de Carl-Philip-Emanuel Bach et celle d’Hildegarde von Bingen, pour le jour de sa fête, avec une œuvre de Flor Peeters : « Paix monastique ».

Cet étonnant programme sera donné le samedi 16 septembre à 17h30 à Saint-Barnard et le dimanche 17 septembre à 17h00 à Saint-Antoine-l’Abbaye. Les différences qui séparent les deux orgues permettent que la répétition d’un même programme suscite de réelles surprises, un véritable intérêt et l’impression de redécouvrir ce que l’on a entendu la veille !Hérvé Désarbre

 

Double Jeu ! de Florent Gallière

La série de concert, qui se tient chaque week-end de septembre à Saint-Barnard et à Saint-Antoine-l’Abbaye reste, d’année en année, le rendez-vous assuré du talent, de la virtuosité mais aussi, et c’est un des traits du travail des Amis de l’orgue de Saint-Barnard, du plaisir renouvelé de la découverte et de l’excellence. Paul Goussot, qui ouvrait cette prestigieuse série, a donné la pleine mesure de son irrésistible talent : la musique coule de lui comme d’une fontaine, avec un mélange rare de maîtrise, de naturel et de générosité. C’est l’un des plus incontestables phénomènes de l’orgue français actuel !

Toujours soucieux de s’ouvrir aux talents et de découvrir de nouveaux interprètes jamais entendus dans la région, les deux associations ont convenu d’inviter, pour ce prochain week-end, Florent Gallière. Le jeune musicien, diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, est aussi Diplômé d’état au CEFEDEM Bretagne-Pays de la Loire. Il a été le disciple de grands interprètes : Michel Bourcier, Louis Robilliard, François Espinasse, Liesbeth Schlumberger et Bernard Foccroulle. Il est actuellement professeur d’orgue au Conservatoire à rayonnement régional de Saint-Etienne et au Conservatoire à rayonnement départemental de Bourgoin-Jallieu. Président de « Saint-Etienne-ses-Orgues », il s’investit activement pour la promotion des orgues de Saint-Etienne En septembre 2011, en résidence pour un an, il devenait le quatorzième organiste du Sapporo Concert Hall au Japon, se produisant ainsi à Sapporo, Kyoto et Tokyo. Il se produit aujourd’hui à travers la France : Lyon, Toulouse, Nantes, Moulins, Nevers, Grenoble, Luçon, Vichy, ou en Belgique et au Luxembourg.

Le programme du musicien, à Romans, ce samedi 9 septembre à 17h30, est presque court : il n’en est rien. Ainsi, le public pourra entendre une œuvre encore jamais jouée à Romans : « Stunde der Freude » (« Jour de fête ») de Marco Enrico Bossi. Ce compositeur italien, peu connu en France est né en 1861 à Salo en Lombardie. Il est mort, en 1925, à bord du paquebot qui le ramenait d’une triomphale tournée en Amérique. Virtuose accompli et fort connu, il fit partie de ces grands organistes compositeurs et concertistes qui initièrent les grandes tournées internationales de concerts et insérèrent l’orgue dans la vie musicale « normale » des grandes salles de concerts dotées de grands instruments modernes, aptes à rendre tout le répertoire mais aussi à susciter de la nouvelle musique. Parmi les nombreuses suites de pièces à caractère composées par Bossi, cette grande toccata festive clôt les Cinq Pièces en style libre opus 132. Trois pièces de Liszt constitueront l’autre part de ce programme sans concession : un « Ave Maria », un étonnant « Gebet », presque statique, proche de la musique la plus moderne écrite par un Liszt décidément visionnaire et l’immense « Fantaisie et fugue sur un thème de Meyerbeer ». Cette fresque presque cinématographique, de plus d’une demi-heure, est un véritable cheval de bataille pour nombre de virtuoses : ample, immense, rebondissante de multiples épisodes contrastés, l’œuvre tire sa substance d’un thème chanté dans un opéra de Giaccomo Meyerbeer, le choral des Anabaptistes « Ad nos, ad salutrem undam ». La mélodie irrigue toute l’œuvre jusqu’à une fugue gigantesque qui parachève une construction jusqu’ici inédite pour l’orgue.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 10 septembre à 17h00, Florent Gallière jouera, de Charles Piroye, « La Royale », deux pièces de Jan Pierterszoon Sweelinck : le « Ballo del Granduca » et « English Fortune ». D’Antonio Valente, on entendra « Ballo del’ Intorcia ». Poursuivant un véritable tour d’Europe de la musique des XVII et XVIIIèmes siècles, comme la tribune antonine les aime et les permet grâce à son étonnant instrument aux multiples timbres caractéristiques, on entendra aussi la « Corrente italiana » de Juan Cabanilles ainsi que trois « Sonates » de Domenico Scarlatti. A Bach reviendra de couronner ce programme tout en contrastes avec la grande « Partita sopra Sei gegrüsset », une suite de variations toutes plus riches.

A nouveau, à n’en pas douter, il y aura fort à découvrir lors de ce nouveau concert d’une série éminemment recommandable !Florent Gallière

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




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