Jeux d’orgue de Philippe Gueit

La saison des Amis de l’orgue connaît, habituellement, un premier pic d’activité en juin. Cette année de cinquantenaire ne manquera pas à cet usage et le fera avec plus de clarté et de diversité que les autres années. En effet, l’association a fait le choix de mettre en valeur chaque manifestation en programmant, chaque week-end, une manifestation bien mise en valeur, mais aussi, presque à chaque fois différente. On ne manquera pas de s’intéresser à chacune d’elles tant on sait que ce qui s’entend sous les voûtes de la collégiale se montre original et bien agréable ! On se souvient, d’ores et déjà, des Jeux d’orgue des autres années mais aussi, plus récemment, de ce concert étonnant qui a rassemblé un public nombreux, disposé comme « en sandwich » entre le grand orgue tenu par Viviane Loriaut et l’orgue mécanique Odin de Patrick Mathis. Moment de poésie et de pétillant esprit, de virtuosité et de légèreté, ce concert mémorable était un heureux préambule à une saison anniversaire de haute volée.
Si les Jeux d’orgue sont en moins grand nombre cette année, on n’en comptera que deux, la musique de qualité sera néanmoins au rendez-vous. Pour ce concert du samedi 2 juin à 17h00 (nouvel horaire), c’est Philippe Gueit, l’organiste de la cathédrale de Marseille qui sera aux claviers de l’orgue de Saint-Barnard. Musicien gourmand, débordant d’activités, il est aussi un pianiste récitaliste recherché. La cité phocéenne l’entend en de nombreux lieux, à un clavier ou à un autre, toujours en recherche d’un répertoire qui sort de l’ordinaire et ramène sur le devant de la scène des musiciens oubliés, comme il le fait avec ses prédécesseurs maîtres de chapelle compositeurs de la cathédrale. Dans cette immense Major, il y tient les 5 claviers d’un imposant instrument et se replie, pendant l’hiver, dans l’église Saint-Laurent, au bout du Panier, où il dispose d’un orgue neuf de trois claviers qu’il anime avec bonheur lors de Messes musicales courues.Philippe Gueit
Philippe Gueit a reçu l’enseignement d’André Boucourechliev, les conseils d’Arthur Rubinstein et, après avoir été lauréat de la fondation Laurent Vibert de Lourmarin, il a participé à des stages de composition avec Franco Donatoni, Henri Dutilleux et Witold Lutoslawski. Philippe Gueit a abordé l’orgue avec Sauveur Bruschini puis a travaillé avec Jean Guillou. II a été nommé, en septembre 1999, organiste de la cathédrale de Marseille où il a fondé les Vêpres musicales qui, avec les Heures musicales spirituelles, attirent régulièrement de très nombreux auditeurs.

Les mélomanes aux oreilles grandes ouvertes, qui sont ceux qui déjà privilégient de venir à Saint-Barnard, seront une nouvelle fois comblés par la diversité et l’originalité du programme du musicien invité. Ainsi, on entendra l’ »Ave Maria » de Jacques Arcadelt (1507–1568) paraphrasé par Franz Liszt, des extraits de la « Messe des couvents » de François Couperin (1668–1733), un délicieux « Prélude hygiénique du matin » de Gioacchino Rossini (1792-1868), le célèbre « Ave Maria » de Charles Gounod (1818-1893), un « Prélude » de César Cui (1835-1918), les douces « Arabesques » de Claude Debussy (1862-1918), des pièces de Lili Boulanger (1893-1918), une « Valse » d’Aram Khatchaturian (1903-1978) et d’inattendus extraits de « West side story » de Léonard Bernstein (1918-1990). Si l’on a précisément indiqué ici les dates des compositeurs, c’est pour montrer que l’organiste a organisé son programme pour fêter, outre l’anniversaire des Amis de l’orgue, celui de musiciens nés ou morts lors d’années en « 8″. Autant d’attentions et d’à-propos sont à souligner : il faut venir entendre Philippe Gueit !

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