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Jeux d’orgue et Marathon : un week-end musical à Saint-Barnard

Les concerts se suivent sans se ressembler à l’orgue de la collégiale. Vincent Crosnier avait pris le parti d’un programme panoramique où les grandes pages du répertoire se succédaient dans une présentation colorée propre à rendre l’incroyable diversité d’un répertoire toujours à découvrir, surtout quand il aborde notre époque (une œuvre de Jean Guillou donnait à l’instrument l’occasion de se parer de sonorités inattendues). Philippe Gueit, qui lui succédait la semaine dernière optait, quant à lui, pour des pages parfois oubliées (notamment de Théodore Dubois) et d’autres plus célèbres (la fameuse « Toccata » de Widor, enflammée et virtuose) et concluait sur un bis tout en enthousiasme (une œuvre de Lefébure-Wely) qui achevait de conforter le plaisir du public.

Pour ce week-end majeur, tout entier dédié à la musique, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard n’ont pas ménagé leur peine. Ce samedi 20 juin, à 17h30, Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale, accompagnera le violoncelliste Christophe Tseng. Ce duo pourra s’exprimer dans un programme tout en originalité et en élégance. Ce sont les grâces du Grand siècle qui seront largement mises à l’honneur, avec une « Sicilienne » de Maria- Teresa von Paradis, une « Sonate » de Joseph Bodin de Boismortier, un « Lamento » de Fédérigo Fiorillo et un « Largo » d’un des fils de Bach mettront à l’honneur les grâces du Grand siècle ainsi qu’une « Sonate » de Benedetto Marcello. L’orgue seul s’illustrera dans une « Toccata » de Georg Muffat et un « Prélude » de Gabriel Pierné. Les deux musiciens se connaissent bien et se sont déjà produits ensembles à Romans. Christophe Tseng a débuté le violoncelle avec Reiner Rothmüth à Taiwan puis, à Paris sous la direction de Yvan Chiffoleau.  Il est entré ensuite à l’Orchestre national de Taiwan où, durant 15 ans, il a pu jouer avec les plus grands interprètes : Rostropovitch, Placido Domingo, Yo-yo Ma… Il a fondé le quatuor « Métropolitain », se perfectionnant dans le domaine de la musique de chambre. Depuis son arrivée en France en 2003 il a été invité régulièrement dans divers festivals, au « Château du Cingle », « Poly-Musicale » de Bollène… Christophe Tseng est actuellement le professeur de violoncelle à l’école de musique de Montélimar et Annonay ainsi qu’à Saint-Péray. Il est aussi le violoncelliste du récent trio « Les Musiciens de Sizéranne » et de l’ensemble de cordes « Zarlino ». Jean-Michel Petit, quant à lui, a commencé le piano à l’âge de 7 ans et a  travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un Prix de supérieur 1 au Concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Tout récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Claude Saliques. Actuellement il est organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, à Romans-sur-Isère (Drôme).

Le lendemain, dimanche 21 juin, les mélomanes retrouveront cette manifestation hors normes que constitue le Marathon d’orgue de Saint-Barnard. Honorant la Musique de la plus belle façon, celle des vrais amateurs, les organistes de la région se succèderont aux claviers, à raison d’une demi-heure chacun, à partir de 15h00. On pourra entendre ainsi, Liliane Tauleigne et Bernard Fouilland (de Valence), Monique Cieren (de Die), Dominique Normand (venu d’Isère), Yann Le Viavant (de Bourg-les-Valence), tous accueillis par Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale qui jouera les maîtres de cérémonie. Si l’on ne connaît pas encore le programme précis de ce concert fleuve, on sait que chacun aura à cœur de faire connaître, une nouvelle fois, le répertoire de l’orgue dans ses plus grandes dimensions (il se dit même que l’on aura du jazz, dès 15h00…)…

 

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Jeux d’orgue de Philippe Gueit, samedi 13 juin à 17h30

Les Jeux d’orgue de Saint-Barnard ont démarré sur les chapeaux de roue avec la virtuosité de Vincent Crosnier, applaudi debout par un public sûrement saisi par le jeu de l’organiste, disciple de Jean Guillou. De son maître, il a véritablement hérité une approche musicale libre du répertoire, transcrit avec aisance et sens de la couleur sonore, et un jeu transcendant qui se fait fi de toutes les difficultés techniques.

Ce samedi 13 juin, c’est l’organiste de la cathédrale de Marseille, Philippe Gueit, qui sera aux claviers de la collégiale à 17h30. Philippe Gueit est né à Marseille. Son parcours associe le piano, la direction l’orchestre et l’orgue. Ainsi, après avoir reçu l’enseignement d’A. Boucourechliev et les conseils d’A. Rubinstein, il a obtenu une maîtrise de musicologie, un premier Grand Prix de piano et une  licence de concert. Lauréat de la fondation Laurent Vibert de Lourmarin, il a participé à des stages de composition avec F. Donatoni, H. Dutilleux et W. Lutoslawski. Médaille d’or au Conservatoire d’Aix-en-Provence dans la classe de direction d’orchestre, il a intégré ensuite le Conservatoire de Genève chez A. Gerecz et s’est produit à de nombreuses reprises, comme chef ou pianiste avec les chefs G. Sébastian, P. Mule, H. Gallois… II s’est vu confier plusieurs créations mondiales et a enregistré pour la radio ou la télévision. Philippe Gueit a abordé l’orgue avec Sauveur Bruschini puis a travaillé avec Jean Guillou. Il poursuit une carrière d’enseignant au Conservatoire national de région de Marseille et à l’Institution Sainte-Trinité de Marseille. Son activité l’amène aussi à assurer la programmation régionale sur Radio Classique et Radio Dialogue. II a été nommé, en septembre 1999, organiste de la cathédrale de Marseille où il a fondé les Vêpres musicales qui, avec les Heures musicales spirituelles, attirent régulièrement de très nombreux auditeurs. En 2002, il a conçu et supervisé l’installation de nouvelles grandes orgues à la Cathédrale de Marseille et leurs extensions successives : orgue de chœur (2006), console à 5 claviers.

Le programme de l’invité des Amis de l’orgue comprend la « Toccata en mi mineur BWV 914″ de Bach, un « Offertoire » de César Franck, l’ »Adagio » de la « Première Sonate » pour orgue de Felix Mendelssohn, trois pièces de Théodore Dubois (« Entrée de Cortège », « In Paradisum » et la fameuse « Toccata »), deux pièces de Louis Vierne (la « Méditation », transcrite d’une improvisation par Maurice Duruflé et le « Divertissement » extrait des « Pièces en style libre »), d’Alexandre Guilmant l’ »Adagio » de la « Troisième Sonate » et, enfin de Charles-Marie Widor, la célébrissime « Toccata », final de la « Cinquième Symphonie ». Des œuvres à la fois rarement entendues et d’autres plus célèbres et que l’instrument de Saint-Barnard mettra justement en valeur. Une nouvelle occasion offerte au public de découvrir la richesse du répertoire de l’orgue.

Philippe GUEIT

 

Jeux d’orgue de Vincent Crosnier, samedi 6 juin à 17h30

Les moments musicaux aux grandes orgues de la collégiale Saint-Barnard sont désormais inscrits dans les habitudes des mélomanes et constitueraient presque une tradition de l’animation du centre ancien, un moment important de la mise en valeur du patrimoine historique romanais. Depuis la rénovation de l’instrument et son inauguration, au début des années 1980, nombreux sont les musiciens qui ont posé leurs mains sur les claviers de l’instrument et ont charmé les auditeurs. Cette année encore, les membres de l’association des Amis de l’orgue organisent un cycle de concert durant ce mois de juin : les Jeux d’orgue, chaque samedi à 17h30 (entrée libre). Depuis quelques années, l’organisation de la saison musicale de l’association a été renouvelée et de nombreux virtuoses ont été invités. Les prochains concerts s’inscriront pleinement dans ce cadre. Les grands organistes invités feront entendre leur interprétation des chefs d’œuvre du répertoire mais aussi des pièces moins connues qui permettent de découvrir toute la richesse de la musique d’orgue.

C’est un des plus brillants organistes français qui ouvrira le cycle, ce samedi 6 juin. Vincent Crosnier, organiste titulaire de Saint-Joseph d’Enghien a été aussi, depuis 1990, l’un des suppléants du Maître Jean Guillou à Saint-Eustache, assurant près de 180 auditions dominicales remarquées par leur qualité et l’originalité du répertoire abordé (il a pu donner, dans ce cadre, l’intégrale de l’œuvre d’orgue de Maurice Duruflé, Jehan Alain et Paul Hindemith ainsi que la création française de plusieurs œuvres de Jean Guillou). Concertiste recherché que l’on a pu entendre dans de nombreux festivals européens (Festival d’Île de France, Festival Musica de Tournai, Orgelsommer de Lüneburg, celui de l’Association Albert Schweizer, Musicometa de Rome, Settimana Internationale organistica de Piacenza), Vincent Crosnier est un musicien généreux et libre, qu’aucune difficulté ne semble arrêter et qui mène son approche des œuvres avec une force de conviction qui le place au premier rang des interprètes de sa génération.

Preuve s’il en est de la virtuosité de l’invité des Amis de l’orgue, le programme qu’il propose au public pour ce concert. La « Fantaisie et fugue en sol mineur BWV542″ de Johann-Sebastian Bach est une gigantesque fresque, éloquente et puissante : d’abord dramatique parce qu’écrite après la mort de l’épouse de Bach, elle se libère soudain pour une fugue dansante, écrite sur le thème d’une chanson populaire hollandaise. Le répertoire romantique, si bien mis en valeur sur cet orgue, sera mis ensuite à l’honneur. Les « Etudes en forme de canon », de Schumann ont été écrites pour piano-pédalier, instrument quelque peu oublié mais qui suscita l’intérêt de nombreux compositeurs. Vincent Crosnier jouera deux de ces pièces (n°4 en La bémol majeur opus 56 n°4 et n°5 en Si mineur). Quoique plus tardifs, mais dans une veine identique, on entendra ensuite le « Scherzo » et le « Choral », deux extraits de la « Deuxième Symphonie de Louis Vierne. Donnant heureusement l’occasion à son public de découvrir une œuvre récente, Vincent Crosnier jouera « Säya ou l’Oiseau Bleu opus 50″ de Jean Guillou. Écrite sur le thème d’une chanson populaire coréenne, cette sorte de poème musical brode des variations toujours étonnantes qui mettent en valeur la richesse expressive de l’instrument. Le concert s’achèvera avec le superbe « Prélude et Fugue sur le nom d’A.L.A.I.N. », écrit par Maurice Duruflé (à qui l’on doit la rénovation de l’orgue de Saint-Barnard) en hommage à son ami Jehan Alain, mort héroïquement au tout début de la Seconde guerre mondiale. Loin d’un hymne de déploration, cette musique élégante et somptueusement harmonisée, est un hommage amical et digne.

Né en 1962, Vincent Crosnier a découvert l’orgue lors de cours particuliers ou d’académies d’été, notamment auprès de Jacques Marichal ou Alain Langrée. Sa rencontre avec Jean Guillou est déterminante : il a suivi son enseignement, de 1982 à 1990, au Meisterkursus de Zürich. Tout d’abord organiste suppléant à l’église Saint-Louis de Garches, entre 1987 et 1989, il a été nommé, sur concours, titulaire de l’orgue Merklin-Maciet de l’église Saint-Joseph d’Enghien-les-Bains. Depuis 2011, il est professeur d’orgue et de clavecin au Conservatoire de Vincennes et depuis 2014, de formation musicale.

Les mélomanes et ceux que l’orgue intriguent tireront le bénéfice d’un grand moment de musique en assistant aux Jeux d’orgue de Vincent Crosnier, ce samedi 6 juin à 17h30. Ouvrant de la meilleure manière le cycle, il démontrera un style que la critique a fréquemment salué : une chance de l’entendre à Romans !

NB : Mathilde Colas-Théobald, initialement prévue à cette date, est enceinte et a souhaité limiter ses déplacements… Nous formons nos vœux les plus chaleureux pour elle et son futur enfant !

Vincent Crosnier

Jeux d’orgue de Maxime Heintz, samedi 28 juin à 17h30

L’orgue est toujours l’objet d’a priori persistants que les Amis de l’orgue de Saint-Barnard, patiemment, et avec constance, combattent à leur façon. Si leur activité récente a permis au public de convenir que la règle n’est pas celle de sacrosaints concerts dits « heure d’orgue » (comme si le temps était mesuré…) mais bien celle d’une originalité, de croisements, de rencontres et de volonté de mettre en valeur l’instrument mais aussi les talents qui l’animent avec maestria.

Autres idées reçues ont toujours la vie dure : celle d’un instrument figé dans le passé et celle de l’absence d’intérêt des jeunes pour l’orgue. Ainsi, d’une part, si le répertoire ancien est, il est vrai, particulièrement exceptionnel par sa qualité et sa richesse, il se trouve que de nombreux compositeurs s’expriment toujours aujourd’hui avec l’instrument à tuyaux (Myriam Tannhof, la semaine dernière, jouait des œuvres d’Eric Lebrun, né en 1967). D’autre part, si l’on se contente de jeter un œil sur l’affluence des classes d’orgue de conservatoires, on constate que l’avenir est assuré. A un plus haut niveau, les jeunes interprètes virtuoses sont légion, tant en France qu’à l’étranger. Saint-Barnard peut se targuer, d’ailleurs, d’avoir reçu ces dernières années, la fine fleur de la jeune génération française : Jean-Baptiste Monnot, Sarah Kim, Virgile Monin, Paul Goussot, Thibaut Duret tout récemment.

Le week-end dernier fut l’occasion d’un magnifique concert « trompette et orgue » donné par le très talentueux trompettiste Igor Nareika avec Jean-Michel Petit aux claviers (un vrai programme de Fête de la musique, avec tout plein d’airs connus si appréciés, pour un des rares moments de musique classique dans un flot de musiques actuelles amplifiées…) et d’un Marathon olympique, voire olympien donné par huit organistes drômois venus en amis « s’éclater » à Saint-Barnard… Entre les piliers du répertoire et les raretés, il se dit qu’on y a même entendu du jazz…

Pour ce dernier Jeux d’orgue, les Amis de l’orgue reçoivent, ce samedi 28 juin à 17h30, le jeune Maxime Heintz. Ce jeune musicien talentueux est né en 1982 à Chalon-sur-Saône. Il a commencé la musique en 1995 et notamment l’orgue avec Pierre Simonet. En 1998, il a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, duquel il est sorti avec un Premier prix. Longtemps organiste titulaire de la collégiale de Grignan, il se consacre maintenant à la direction chorale.

Il donnera, pour ce concert, des œuvres de grande envergure. L’immense « Partita » sur le choral « Sei gregrusset, Jesu gütig », de Bach pourrait passer pour l’ancêtre de la grande variation romantique que pratiquaient Schumann ou Brahms. En effet, le thème du choral est traité en successives variations qui se distinguent toutes par de radicales différences de caractère, d’ambiance sonore. Toutes témoignent d’un foisonnante imagination dans les métamorphoses que Bach imprime au thème. Ecrit en hommage à Bach qu’il permettait de redécouvrir, le « Prélude et fugue en ut mineur » de Mendelssohn est un superbe diptyque au caractère très romantique, un chant lyrique ardent tout en même temps qu’une scrupuleuse allégeance à la forme classique. De César Franck, on entendra la « Fantaisie en ut mineur », elle aussi libre et pleine de lyrisme. Enfin, l’occasion sera donnée d’entendre une œuvre de Max Reger. Compositeur allemand de la fin du XIXème siècle, sa figure est celle d’un véritable « ogre » musical, au langage foisonnant, débordant d’invention et dense. Portant les derniers feux du romantisme à un haut degré d’incandescence, il écrit pour l’orgue avec une faconde superbe. Son « Introduction et passacaille en ré mineur » est l’une de ses pièces les plus connues. Les difficultés techniques qui émaillent ses autres œuvres privent souvent le public de ce compositeur : c’est l’occasion de l’entendre, bien défendu par le talent de Maxime Heintz.

Jeux d’orgue de Maxime Heintz, samedi 28 juin à 17h30, entrée libre, participation aux frais

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Trompette et orgue, Marathon : une vraie Fête de la Musique, 21 et 22 juin…

A Saint-Barnard, les concert se suivent et ne se ressemblent pas ! Alors que Thibaut Duret honorait les grandes pages du répertoire d’une façon juvénile et aisée, Myriam Tannhof, venue de Fontainebleau malgré les difficultés ferroviaires, donnait un programme tout en contrastes. Ouvrant son programme avec l’immense « Toccata et fugue en fa majeur » de Bach, elle donnait la pleine mesure de son jeu, calme et ferme dans une œuvre qui ne ménage pas l’interprète, avec nombre de traits virtuoses pour le pédalier, et qui exige la fermeté indispensable pour mener la fugue à son apothéose. Un « Concerto » de Telemann prolongeait les gracieusetés baroques avant que l’interprète fasse entendre des œuvres contemporaines d’Eric Lebrun. Organiste des Quinze-Vingts à Paris, l’auteur écrit avec subtilité pour l’instrument qu’il pratique, en poète délicat. Une « Sonata sacra » en trois mouvement s’inscrivait dans cette veine inspirée avant que de Vierne, on entende deux « Pièces de fantaisie » à la fois lyriques et puissantes.

Pour ce week-end de Fête de la musique, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard se mettent en quatre et proposent deux moments musicaux.

Ce samedi 21 juin, à 17h30, l’organiste de la collégiale, Jean-Michel Petit, accompagnera le trompettiste d’origine biélorusse Igor Nareika. D’abord élève de la classe de trompette de l’école de musique de Vileyka (Biélorussie), il a été diplômé, par la suite, en pratique instrumentale, conduite d’orchestre et chant lyrique au Lycée de musique de Molodechno (Biélorussie). Elève au Conservatoire de musique de Minsk (Biélorussie) en classe de trompette, il suivit le cours, après son arrivée en France, du Conservatoire d’Avignon duquel il a obtenu le D.E.M en trompette, formation musicale, musique de chambre. En Biélorussie, il a été, de 1997/1999, professeur de trompette à l’école de musique de Krasnoë (Biélorussie). Entre 2001/2005, il a multiplié les expériences musicales : trompettiste de rue ; trompettiste de l’orchestre de bal « Chamade » ; trompettiste du « Groupe musical du Nyonsais » et du « Big Band Jazz » de Valréas, tout en assurant de nombreux concerts en duo (trompette et orgue) à Nyons, Valréas, Grignan… Il est actuellement professeur de trompette au CAEM de Valréas et de Dieulefit. Jean Michel Petit, quant à lui, a commencé le piano à l’âge de 7 ans, et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Détenteur d’un prix de Supérieur 1 au concours Lucien Wurmser, il a travaillé dans les classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec Madame Amiez-Falque. Plus récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Luc Saliques. Au programme de ce concert, des œuvres de Bach, Purcell, Bizet, Schubert, Clarke, Saint-Saëns et Charpentier (la célèbre ouverture du « Te Deum »).

Le lendemain, dimanche 22 juin, se tiendra le désormais traditionnel Marathon d’orgue. Initié pour fêter la musique, l’amitié et le plaisir de jouer, cette manifestation hors norme se déroule entre 15h00 et 19h00, sans discontinuer ! Quatre heures de musique assurées par huit organistes amateurs venus de toute la Drôme se relaieront donc en donnant le programme de leur choix, laissé à leur initiative et découvert par le public au dernier moment. Le caprice de chaque musicien le conduit à jouer ce qu’il veut : on a même entendu du jazz, des choses très baroques ou d’autres très modernes ! L’instrument de Saint-Barnard se prête tout à fait à cet exercice : il permet de jouer tout le répertoire, en rendant le caractère de chaque époque. Ainsi, le public a la garantie de la découverte, d’un point de vue panoramique sur l’histoire de la musique…

Trompette et orgue, avec Igor Nareika et Jean-Michel Petit, samedi 21 juin à 17h30, Marathon d’orgue, dimanche 22 juin de 15h00 à 19h00, entrée libre, participation aux frais.

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Jeux d’orgue de Myriam Tannhof – samedi 14 juin à 17h30

Ouvrant la série des Jeux d’orgue des Amis de l’orgue de Saint-Barnard avec un programme maîtrisé d’œuvres emblématiques du répertoire, Thibaut Duret a rendu un bel hommage aux plus fameux compositeurs. Bach, honoré en tout premier comme il se doit, imposait son génie mais aussi sa modernité ! Deux grand romantiques, Mendelssohn et Franck, s’épanchaient ensuite, dans deux registres différents, mais avec une même ardeur…

Pour ces seconds Jeux d’orgue de la saison, les Amis de l’orgue accueilleront Myriam Tannhof, organiste de Saint-Louis de Fontainebleau, le samedi 14 juin. Elle propose un programme de haut vol avec des œuvres peu jouées qu’il faut donc venir entendre, interprétées par des doigts experts. A nouveau, le concert s’ouvrira une grande œuvre de Bach, la « Toccata et fugue en fa majeur ». Parmi la douzaine de tels diptyques, celui-ci est sûrement le plus accompli. Immense architecture, d’une force dramatique impressionnante, virtuose mais aussi lyrique, la toccata alterne de léger babils avec des traits de pédale acrobatiques, des dialogues et des réponses très rhétoriques alors que la fugue, longuement construite, construite sur plusieurs thèmes, s’achève dans une apothéose pleine de maestria. Myriam Tannhof jouera ensuite le « Concerto en do mineur » de Georg-Friedrich Telemann, transcrit pour l’orgue par Johann-Gottfried Walther. Là encore, virtuosité et légèreté du phrasé seront requises pour rendre toute la vie et le pétillante de cette œuvre baroque. Suivront deux œuvres de Louis Vierne (1870/1937) : « Clair de lune »  et « Toccata ». Prouvant enfin, s’il en était besoin, que l’orgue intéresse toujours autant les compositeurs, Myriam Tannhof jouera le « Pange lingua » et la « Sonata sacra », en trois mouvements, d’Eric Lebrun, actuel organiste de Saint-Antoine-des-Quinze-Vingt à Paris.

Myriam Tannhoff a commencé ses études musicales par le piano à l’école de musique de Melun. Elève de Lucette Descaves au CNR de Rueil-Malmaison, elle obtient une médaille d’or, puis commence à étudier l’orgue auprès de Susan Landale, ainsi que l’harmonie au CNSM de Paris auprès de Jean-Claude Raynaud. Après avoir obtenu, en classe d’orgue, une médaille d’or puis un prix de virtuosité, elle devient titulaire des orgues de l’église Saint-Louis de Fontainebleau en 1992. Tout en restant fidèle à sa fonction d’organiste liturgique, elle continue de participer à divers concerts et récitals, afin d’approfondir et de faire découvrir toute la richesse du répertoire de l’orgue.

Jeux d’orgue de Myriam Tannhof, samedi 14 juin, à 17h30. Entrée libre. 

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Jeux d’orgue de Thibaut Duret, samedi 7 juin à 17h30

Avec le mois de juin, comme beaucoup de tribunes d’orgue, celle de Saint-Barnard va s’éveiller de la longue léthargie que l’hiver impose, d’une manière générale, aux organisateurs de concerts et au public (quoique celui-ci soit parfois sollicité à venir affronter les frimas pour Noël ou d’aussi froides Pâques) ! Il n’est, en effet, point d’instrument soumis autant aux contingences, les premières d’entre elles étant finalement les conditions de la météo qui influent, non seulement sur l’entrain du public, mais aussi sur toutes les parties constitutives de l’instrument, faites de matériaux vivants qui réagissent aux brusques passages du chaud au froid, du sec à l’humide, en faisant fluctuer l’accord des tuyaux. Heureux pianistes, clarinettistes ou musiciens d’orchestre, officiants dans le confort de leur auditorium ! La présence de l’orgue dans les seules églises (une spécificité française alors que l’Allemagne ne compte plus les salles de concerts avec orgue, bâties dans des villes moins grandes que Valence…), malgré l’aura mystique propre à l’élévation de l’âme dont elle entoure ces sons superbes, est finalement un frein à la diffusion de son répertoire, auprès d’un plus large public, accueilli dans des conditions de confort convenable, et auquel on cache l’instrumentiste.
Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard reprennent donc leur activité (qui avait cependant déjà marqué un public nombreux pour la Saint-Barnard avec un concert généreux de Maxime Heintz, et pour Pâques avec l’étonnant ensemble vocal Vibrations) en ce mois de juin : chaque samedi sera l’occasion d’un de ces Jeux d’orgue organisés depuis presque quarante ans dans le but de mettre en valeur le bel instrument de la collégiale.
C’est le jeune organiste Thibaut Duret qui ouvrira cette série. Il a travaillé l’orgue avec des professeurs renommés (François Henri Houbart, Yves Lafargue et Pierre Perdigon) aux Conservatoires de Grenoble et Rueil Malmaison. Il a pu y obtenir diverses récompenses, dont un prix d’excellence et un prix de perfectionnement à l’unanimité avant de s’en aller poursuivre sa formation auprès de François Espinasse et Liesbeth Schlumberger au Conservatoire National Supérieur de Musique et danse de Lyon. Thibaut Duret a également travaillé l’écriture musicale avec Franck Vaudray, ainsi que l’improvisation avec Loïc Mallié, Gabriel Marghieri et Franck Vaudray. Nommé titulaire du grand orgue de la Cathédrale de Chambéry en 2009, il enseigne l’orgue au Conservatoire de Bourgoin Jallieu depuis 2011. On a pu entendre Thibaut Duret à Notre Dame de Paris, à La Madeleine, à Lyon (Primatiale St Jean, Fourvière, St François), dans diverses villes de métropole mais aussi de Guyane, au Luxembourg et dans de nombreux festivals.
Pour cette « remise en jambe », le jeune musicien propose au public romanais un programme très classique qui permettra d’entendre, sous des doigts aguerris, des œuvres maîtresses du répertoire. A tout seigneur tout honneur, Johann-Sebastian Bach ouvrira ce programme avec l’immense « Prélude et fugue en mi bémol majeur », œuvre spéculative, propre aux interprétations d’une structure très élaborée, codifiée, mais aussi d’un lyrisme impressionnant. Le choral « Schmücke dich, Ô liebe Seele » apportera un contraste saisissant en raison de sa sérénité, de son ample et chaleureuse courbe mélodique tout en effusion contenue et en charme souverain ! Felix Mendelssohn, redécouvreur de Bach au XIXème siècle, écrivit plusieurs sonates et préludes et fugues en hommage au Cantor de Leipzig. Thibaut Duret jouera la « Quatrième Sonate », en si bémol majeur, en quatre mouvements (allegro, andante, allegretto et allegro). Œuvres hybrides, au climats changeants et contrastés, ces sonates sont l’expression d’un romantique aux prises avec le langage classique. Imitations du Maître et recherches personnelles se mêlent et élaborent un langage très personnel, immédiatement reconnaissable. César Franck apporta un renouveau tout aussi important à l’orgue français, au milieu du XIXème siècle, en lui rendant une rigueur dans la technique d’interprétation. Son langage, très élaboré et d’une totale rigueur dans sa construction et son écriture balayait, lui aussi, le relâchement que connut l’instrument dès après la Révolution et pendant près de cinquante ans. Sérieuse, mais empreinte d’un souffle épique rare, d’une flamme évocatrice et poétique, la musique de César Franck, organiste de Sainte-Clotilde à Paris, est celle d’un véritable romantique -comme en témoignent aussi ses œuvres pour piano. Thibaut Duret jouera le beau « Prélude, fugue et variation » et la triomphante « Pièce héroïque ».Thibaut Duret
Thibaut Duret à Saint-Barnard, samedi 7 juin à 17h30, entrée libre, participation aux frais.
 

Jeux d’orgue des élèves du Conservatoire de Valence – samedi 29 juin à 17h30

Jeux d’orgue en herbe : les élèves du Conservatoire de Valence

Si les Amis de l’orgue de Saint-Barnard ont l’habitude de proposer des programmes musicaux innovants, des formules de concerts inattendues, s’ils invitent des musiciens de haut vol, la fine fleur des organistes français, ils savent aussi mettre en valeur ceux qui ont consacré une partie de leur temps libre à l’étude de l’orgue et de son art de l’interprétation. Ainsi, cette année à nouveau, la classe d’orgue du Conservatoire de Valence assurera les Jeux d’orgue de ce samedi 29 juin à 17h30. Les élèves de Dominique Joubert, leur professeur et organiste titulaire de la cathédrale de Valence, se produiront en public, ce qui est une expérience toujours enrichissante parce qu’elle met en valeur le travail accompli, qu’elle permet de surmonter le trac d’une prestation « officielle », et qu’elle donne l’occasion de mesurer le chemin parcouru par chacun, de jauger la façon dont chacun aborde un instrument si complexe et riche.

Ainsi, au cours de cette sorte d’audition de fin d’année, chaque élève donnera les oeuvres qu’il aura étudiées au cours de l’année. Se succèderont aux claviers : Palma Dondoglio (dans des œuvres de Bartok et Paix), Pierre Domard (Bartok, Williams et une improvisation), Dominique Malod-Gehant (Bach), Nathalie Ardis (Tournemire, Clérambault), Yann Le Viavant (Lemmens, Bach), Hostien Bonvallet (Bach, Balbastre et Corrette), Anil Larbi (Pachelbel) et Maïssane Larbi (Pachelbel). Pour conclure ce concert, Dominique Joubert donnera une improvisation.

Ce concert clôturera le cycle des Jeux d’orgue de la saison 2013 des Amis de l’orgue de Saint-Barnard. Les musiciens invités se sont prêtés au jeu de la qualité et de l’originalité. Le violon de Bastien Bender (notamment dans des oeuvres de Kurtag et Prokofiev), ainsi que le violoncelle de Christophe Tseng (dans Lalo, rarement entendu, ou dans un « Cygne » de Saint-Saëns inattendu), se sont associés à l’orgue avec grâce. La thématique des rencontres qui irrigue la saison, tissant des liens entre un instrument top souvent isolé et le reste du monde musical a trouvé de belles illustrations, et plus encore dans le concert fleuve intitulé Musique Migrante… En septembre, les Double Jeu ! des virtuoses, en association avec les Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye, connaîtront de nouveaux moments intenses.

Jeux d’orgue des élèves du Conservatoire de Valence, avec Dominique Joubert

Samedi 29 juin à 17h30

Jeux d’orgue avec violoncelle – samedi 22 juin à 17h30

Le Marathon d’orgue de Saint-Barnard a offert, cette année encore, l’occasion de découvrir le répertoire de cet instrument. Parcourant les siècles, les huit organistes invités ont fait sonner sur l’instrument des œuvres baroques ou romantiques. Rien de tel que cette initiative hors normes pour entendre des musiciens à la passion communicative aux prises avec des œuvres souvent peu connues -l’orgue restant, malgré la bonne volonté de ses amateurs, un instrument « à part » de l’univers musical.

Pour autant, et pour s’en convaincre encore, les Jeux d’orgue de ce samedi 22 juin à 17h30, donneront une nouvelle illustration de tout l’intérêt de cet instrument, souvent soliste imposant et tenu ici par Jean-Michel Petit, se faisant pour l’occasion, le délicat compagnon du violoncelle de Christophe Tseng. Jean-Michel Petit, organiste titulaire de l’instrument de la collégiale, accompagnera Christophe Tseng. Ce musicien a débuté le violoncelle avec Reiner Rothmüth à Taiwan puis, à Paris sous la direction de Yvan Chiffoleau.  Il entre ensuite à l’orchestre national de Taiwan où, durant 15 ans, il joue avec les plus grands interprètes : Rostropovitch, Placido Domingo, Yo-yo Ma… Il fonde le quatuor « Métropolitain », se perfectionnant dans le domaine de la musique de chambre. Depuis son arrivée en France en 2003 il est invité régulièrement au festival de « Château du Cingle » et « Poly-Musicale » de Bollène, Christophe Tseng est actuellement le professeur de violoncelle à l’école de musique de Montélimar et Annonay ainsi qu’à Saint-Péray. Il est aussi le violoncelliste du récent trio « Les Musiciens de Sizéranne » et l’ensemble de corde « Zarlino ». Jean-Michel Petit a commencé le piano à l’âge de 7 ans et a  travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un prix de supérieur 1 au concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il entre en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Tout récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Claude Saliques. Actuellement il est organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, à Romans-sur-Isère (Drôme). Les deux musiciens ont inscrit à leur programme des œuvres de Bach, Franck, Tartini, Saint-Saëns (le célèbre « Cygne » du Carnaval des animaux) et du trop rare Edouard Lalo.

Venez nombreux découvrir ce mariage rare et délicieux, cette alliance sonore inhabituelle. Jeux d’orgue avec violoncelle, samedi 22 juin à 17h30. Entrée libreJeux d'orgue avec violoncelle - samedi 22 juin à 17h30 dans Jeux d'orgue violoncelle-orgue-0003-300x225

Jeux d’orgue de Fabienne Médurio – Samedi 15 juin à 17h30

Ce samedi 15 juin, à 17h30, les mélomanes romanais retrouveront pour ces Jeux d’orgue une figure bien connue en la personne de Fabienne Médurio, qui fut organiste titulaire de la collégiale pendant de nombreuses années. C’est après des études de piano qu’elle découvre à la fois l’orgue et Bach à Montélimar , auprès de Pierre Simonet avec lequel elle a travaillé de nombreuses années. Puis, parallèlement à des études universitaires de musicologie, elle a suivi, au CNR de Marseille, les cours de Pierre Perdigon et Marie-Louise Langlais et y obtient une Médaille en 1984. Plus particulièrement attirée par la musique baroque et aussi par l’orgue du XXème siècle , elle a bénéficié des conseils de Xavier Darasse, Michel Chapuis ou encore Marie-Claire Alain. Elle a donné, depuis une trentaine d’années, de nombreux concerts en France (Paris, Saint-Donat, Saint-Antoine-l’Abbaye, Grenoble, Rodez, Carcassonne, Saint-Guilhem-le Désert, Arles sur Tech…) ou à l’étranger (Italie, Suisse, Québec). Elle est actuellement titulaire de l’orgue von Beckerath de la Collégiale Sainte-Croix de Montélimar, et fut longtemps co-directrice de l’Académie «Orgues en Cévennes» d’Alès. Elle est aussi professeur d’Education Musicale. Le programme qu’elle propose met en dialogue Jehan Alain, éphémère mais étonnant compositeur mort héroïquement, en 1940, avec des œuvres de compositeurs anciens (Guilain, Kerll, Buxtehude et Vivaldi).Jeux d'orgue de Fabienne Médurio - Samedi 15 juin à 17h30 dans Jeux d'orgue fabienne-medurio-300x224

 

 

 

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