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Saison d’orgue 2018 à Saint-Antoine-l’Abbaye

Vous trouverez ici l’affiche de la très belle saison des Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye…

 

fichier pdf Affiche 2018 Saint-Antoine

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Orgues Saint-Barnard Romans

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Hommage à Andrée Trapp

Nous avons appris, il y a quelques jours, le décès de notre amie Andrée Trapp, à la toute fin de l’année 2017.

C’est une des figures essentielles de l’histoire de l’association et de la vie de l’orgue de la collégiale qui disparaît.

C’est la quarantaine venue, alors qu’elle avait eu envie d’accompagner sa fille flûtiste au stage de musique de Desaignes, en Ardèche, en ayant le projet de s’y perfectionner en piano, qu’elle découvrit l’orgue, sur le conseil de Bernard Heininger. Le niveau de la professeur de piano ne lui avait pas semblé satisfaisant ! Quelle aubaine : le premier contact avec l’instrument à tuyaux fut une émotion suffisante pour qu’elle s’y consacre pleinement, atteignant un niveau d’amateur de grande valeur. Sa rigueur et sa ténacité, son âpreté au travail, et un beau talent tout en délicatesse trouvèrent à s’exprimer sur l’instrument de la collégiale qu’elle fréquentait quasi-quotidiennement, mais aussi chez elle, où elle disposa d’un petit orgue d’étude qui se trouve désormais à Desaignes.

Nous saluerons son engagement et la remercierons pour les nombreuses messes accompagnées avec talent et engagement ainsi que pour les beaux et nombreux concerts qu’elle a donnés. L’orgue de Saint-Barnard lui doit beaucoup. Après Fabienne Médurio, qui a été notre organiste titulaire, jusqu’à la nomination de Jean-Michel Petit, elle fut la « gardienne » de notre orgue, son animatrice jusqu’à ce que l’âge et la santé ne lui permettent plus de jouer. 

Je ne peux qu’évoquer un souvenir personnel qui permettra de juger des qualités humaines d’Andrée Trapp, unanimement reconnues. Alors, que jeune collégien, on m’assura que jouer du synthétiseur c’était jouer de l’orgue, je me présentai à la tribune pour qu’on me permette d’y jouer lors d’une cérémonie des Maristes. Andrée Trapp m’y fit le meilleur accueil, m’indiquant l’emplacement de la clé, du moteur, des jeux et des systèmes qui animent l’instrument. Elle m’octroyait même la possibilité de venir autant que je voulais. Ce que je fis, même après la cérémonie, sous le coup d’un choc qui dure encore aujourd’hui, près de 30 ans plus tard ! J’eus le plaisir de l’assister lors de ses concerts, de disserter souvent avec elle, et de connaître mes premiers engouements organistiques sous son regard bienveillant. Je me souviens même d’un samedi d’Heure d’orgue où l’organiste ne vint pas et que nous remplaçâmes au pied levé (« Vous avez une partition avec vous ? Oui ? Et bien, jouez ! »).

En mon nom propre, et en celui des Amis de l’orgue, je tiens à assurer les proches d’Andrée Trapp de nos meilleurs sentiments et les prie de recevoir nos sincères condoléances.

La saison d’orgue 2018, qui marquera les 50 ans de l’association pour laquelle elle a beaucoup œuvré, avec la discrétion et la générosité, l’efficacité et la ténacité qui étaient les siennes, lui sera dédiée.Trappounette 1

Assemblée générale et concert pour Saint-Barnard

Notre assemblée générale se tiendra ce samedi 27 janvier à 10h30 au siège de l’association, 5, rue des Trois-Carreaux.

Dimanche, dans le cadre des festivités autour de Saint-Barnard organisées par les Amis de Saint-Barnard et la paroisse Sainte-Claire en Dauphiné, Jean-Michel Petit et Frédéric Brun donneront un moment musical à 16h30.

Décès de Pierre Pincemaille

L’organiste titulaire de la basilique de Saint-Denis est décédé il y a quelques jours. Voici le message publié par son épouse Anne France :

J’ai l’immense tristesse de vous informer que Pierre Pincemaille nous a quittés cette nuit, vendredi 12 janvier, victime d’un cancer du poumon qui l’a emporté en 3 mois.

À tous ceux qui ont connu le musicien, le pédagogue, l’ami, le membre d’une famille aimante et unie, je veux dire le privilège d’avoir vécu 30 ans avec cet être exceptionnel. Ce fut un challenge au quotidien que de suivre un homme passionné, excessif en toutes choses, généreux, exigeant, engagé, dérangeant souvent… mais aussi une vie riche de complicité, de projets communs, de voyages, de rencontres rendues possibles grâce à lui.

Je suis heureuse d’avoir, avec lui, organiste liturgique à nul autre pareil, embelli « notre » cathédrale de Saint-Denis de la musique qu’elle mérite et d’un répertoire à la mesure des 600 fidèles chaque dimanche matin, et des rois de France qui y reposent et attirent les touristes en nombre. J’ai toujours pensé que ce poste était fait pour lui, amoureux de l’Histoire de France, de l’architecture gothique et des belles liturgies. Il voulait reproduire dans « sa » Cathédrale ce qu’il avait connu à Notre-Dame avec le grand Pierre Cochereau.

Je suis chanceuse d’avoir, avec lui, concertiste infatigable, parcouru le monde de l’Ouest des USA au Japon. Ne manquait que l’Australie… Ce fut l’occasion de concerts mémorables. Pierre adorait partir en tournée. Chaque orgue était une nouvelle rencontre. Il avait cette capacité à très vite « faire connaissance » avec un instrument, en faisant abstraction de celui qu’il venait de jouer la veille. Sa plus grande fierté était d’entendre l’organiste qui l’invitait lui demander ses secrets de registration pour faire sonner son orgue au mieux…

Je suis fière du pédagogue qu’il était, soucieux de ses élèves, ne les lâchant jamais, les menant avec hargne jusqu’au succès ! Combien sommes-nous (j’en fais partie) à avoir bénéficié de son enseignement, à Poitiers, Chatellerault, Saint-Germain, Saint Maur, Paris, Lyon, Rosny, Brest, Conflans… Professeur depuis 1980, il a d’abord enseigné l’accompagnement, puis l’écriture, l’orgue enfin. Dans cette discipline (pas sa préférée, si ce n’est qu’elle a permis notre rencontre…) il lui a fallu du temps pour accepter d’enseigner l’art de l’improvisation. Il ne voulait pas donner ses « trucs », conseillant au prétendant à l’improvisation de simplement l’écouter, comme il l’avait fait lui-même avec Pierre Cochereau. S’il était doué, le reste viendrait naturellement… Il s’était résolu pourtant, il y a une quinzaine d’années, à transmettre son savoir-faire, assurant ainsi une filiation Pincemaille dans cette grande tradition de l’école d’orgue française.

Pierre se disait musicien, avant d’être organiste. Sa Culture musicale, et générale, était immense et faisait l’admiration de tous. La présentation qu’il faisait de ses propres concerts, les anecdotes concernant les compositeurs et leurs œuvres, comblaient immanquablement son public. Sa préférée : la mort de Louis Vierne à ses claviers. Il ménageait le suspense en racontant, au présent, comment le célèbre organiste de Notre Dame avait rendu l’âme en jouant une note de pédale que tous, en bas, avaient pris pour le début de l’improvisation… Pierre aurait aimé un départ théâtralisé de ce genre, et nous sommes plusieurs à l’avoir craint lors de son récital anniversaire du 5 novembre dernier, ses 30 ans de tribune à Saint-Denis. Cet après-midi là, très symboliquement, ce sont les 4000 tuyaux du grand Cavaillé-Coll qui ont soufflé à travers ses poumons. Il n’y a pas d’autre explication à ce moment de grâce extraordinaire. Il nous faisait ses adieux, et nous offrait en cadeau cette grandiose Messe de Vierne et ses 3 motets, tout juste achevés, aussi la pièce en sol de Bach symbolisant, à son sens, les 3 âges de la Vie.

Pierre était Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, Chevalier des Palmes académiques, Chevalier de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand. Ces trois médailles sont le reflet d’une carrière professionnelle diversifiée longue de 40 années : organiste et concertiste, enseignant musicien, musicien au service de l’Église. Une carrière riche de rencontres avec des mélomanes dans le monde entier, des élèves poussés à l’excellence, des prêtres devenus ses amis. Sans pour autant combler l’éternel insatisfait qu’il était…

Sa musique me manque déjà : ses improvisations dominicales à Saint-Denis, l’interprétation magistrale de ses compositeurs favoris : Bach, Franck, Vierne, Alain, Duruflé. Il nous reste de lui tous ses enregistrements, et le souvenir éphémère et précieux de ses improvisations, brillantes, généreuses, émouvantes, maîtrisées mais imparfaites… à l’image de l’homme qu’il était.

Merci pour tous les messages que vous lui avez adressés ces dernières semaines. Messages si précieux de soutien, de reconnaissance, d’amitié, de fidélité. Ils l’ont aidé à nous quitter, heureux du chemin parcouru. 

Pierre venait d’avoir 61 ans…
Pincemaille

Bonne année 2018 !

Voeux 2018-001

Mort du grand organiste Michel Chapuis

On apprend, ce dimanche à 16h13, le décès du grand organiste Michel Chapuis.

La notice biographique du musicien, sur WIKIPEDIA nous donne les éléments suivants.

Il a durablement influencé l’interprétation de la musique française classique pour orgue tout autant que la facture d’orgue, pour la restauration en premier lieu, des instruments «classiques français», mais aussi des orgues «romantiques». Avec ses collègues et amis Francis Chapelet, André Isoir, Jean-Albert Villard, Xavier Darasse, pour ne citer que les plus emblématiques, il a provoqué, dans la continuation de l’esprit de leur maître Edouard Souberbielle, dès les années cinquante, une remise en cause de l’organologie telle qu’elle était pensée et surtout appliquée à la restauration des orgues depuis les années 1930, et ce, par des recherches historiques et technologiques d’une remarquable rigueur. Michel Chapuis connaît la facture d’orgue pour l’avoir pratiquée lui-même, ce qui a simplifié ou compliqué ses rapports avec les facteurs d’orgue, mais toujours dans le but de faire avancer la « cause de l’orgue ».

Michel Chapuis, certains de ses collègues, quelques facteurs d’orgue (en particulier Hartmann, Boisseau, Kern..) ainsi que des musicologues considérés à l’époque comme atypiques tel Jean Fellot, ou des amateurs éclairés tel Alain Lequeux, sont directement à l’origine du renouveau de la musique française dite «baroque», le travail ayant été effectué dans les autres pays d’Europe, le plus souvent par les «cordes» ou par les «chefs» (par exemple Harnoncourt). Ces préoccupations aboutiront, devant l’urgence de sauver certains instruments de tous risques de restaurations hâtives, à la création le 21 décembre 1967 de l’A.F.S.O.A (Association Française pour la Sauvegarde des Orgues Anciens) qui deviendra le bras armé de cette reconquête. Parallèlement à ces recherches en matière d’organologie, Michel Chapuis s’intéresse aux traités anciens et a lu attentivement L’interprétation de la musique française (de Lully à la Révolution) d’Eugène Borrel. Pourtant paru en 1934, cet ouvrage était parfaitement ignoré de l’enseignement officiel. Aussi Chapuis a-t-il été l’un des premiers, avec ses collègues déjà cités, à s’intéresser particulièrement à ce qu’on pourrait appeler une sémiologie de la musique française des XVII° et XVIII° siècles : « ornementation, notes inégales, registrations », autant d’éléments qui, malgré les premières approches de décryptage de Guilmant et Pirro, avaient été inexploités ou quelque peu malmenés, à la manière dont l’était aussi l’organologie par des spécialistes autoproclamés. La question des «diapasons» et des «tempéraments» n’a pas non plus échappé à sa sagacité. On peut donc considérer sans exagération que Michel Chapuis est à l’origine de nombreuses clefs d’interprétation de la musique ancienne en France. C’est en effet, en mettant à profit cette rencontre, cette « synergie » entre la pratique de l’organologie par la facture d’orgue et la fréquentation assidue des bibliothèques, qu’il est devenu en grande partie responsable du renouveau de l’interprétation et de la redécouverte de toute une littérature musicale oubliée, participant très tôt à la genèse puis à l’accélération de cet engouement pour la musique baroque en France telle qu’on la connaît désormais. La discographie de Michel Chapuis est très importante et ne se limite pas au répertoire français. Ses interprétations de Bach et de la musique allemande ne sont en aucune manière à négliger pas plus que ne le sont ses (plus rares) interprétations d’œuvres romantiques.

Concours d’orgue de Toulouse

Une nouvelle fois, une organiste entendue tout récemment à Romans a été reconnue par ses pairs d’une façon éclatante !

Ainsi, après Louis-Noël Bestion de Camboulas et Virgile Monin, primés en 2013, c’est au tour de Muriel Groz, entendue en juin dernier durant les Jeux d’orgue, l’organiste titulaire de l’orgue de Saint-Bruno de Voiron, d’avoir été primée au Concours d’orgue Xavier Darasse de Toulouse.

Elle a reçu le Deuxième Prix, ex-aequo avec Johannes Skoog, lors de la finale à la basilique Saint-Sernin, mais aussi le Prix « Coup de cœur du public » lors de la finale au Musée des Augustins !

Le jury était composé de Michel Bouvard, Benoît Mernier, Jan Willem Jansen, Lorenzo Ghielmi, Louis Robillard, Juan de la Rubia et Wolfgang Zerer.

Nous lui adressons nos plus chaleureuses félicitations !

Muriel Groz donnera un concert ce dimanche 15 octobre au Temple Saint-Ruf de Valence à 17h00.Groz 1

Saison du Val de Grâce, à Paris

Notre ami Hervé Désarbre, reçu à plusieurs reprises dont ces derniers Double Jeu !, est le maître d’oeuvre d’une magnifique saison musicale à la chapelle du Val de Grâce, à Paris. Chaque concert est l’occasion d’une célébration, d’un agencement original du programme et de la thématique, avec des musiciens magnifiques -comme ce dimanche dernier, qui a vu la création, devant Mme Irina Chostakovitch, de DSCH, Symphonie pour orgue de Julien Bret, la transcription du Huitième quatuor à cordes de Dimitri Chostakovitch.

5 novembre (17h30) : audition d’orgue de Gabriel Marghieri

3 décembre (17h30) : Hommage au général Leclerc pour les 70 ans de sa disparition

7 janvier (17h30) : Se Canto, Le Béarn de Francis Jammes et Guy Morançon

4 février (17h30) : Cotriade et filets bleus, 1958, mort de Mathurin Méheut

4 mars (17h30) : La fée aux choux, 1968, mort d’Alice Guy-Blaché, première réalisatrice de l’histoire du cinéma

1er avril (17h30) : Rêvant de l’aube à la vesprée, dixième anniversaire de la disparition de Germaine Tillon

6 mai (17h30) : 5h15, l’armistice mettant fin à la Première guerre mondiale est signé le 11 novembre 1918 à 5h15

3 juin : (17h30)  : De l’opéra au Potala, 105ème anniversaire de la naissance d’Alexandra David-Néel

Plus d’informations sur http://www.valdegrace.org

Prochains concerts du Choeur et de l’Orchestre Adhémar

Le remarquable concert donné durant notre saison, avec un Requiem de Mozart magistral, peut avoir donné envie de retrouver ces sympathiques musiciens. Voici leur programme et quelques dates :

Le Requiem de Mozart, à nouveau au programme, avec la Messe brève KV 65 de MOZART (toujours accompagnée par GRAZIOSO) et en bis l’Offertoire « Misericordias domini ».

Concert le 1er décembre 2017 à la Chapelle du Séminaire de Viviers, dans le cadre des commémorations pour Charles De Foucaud.

Le 13 mai 2018 dans le cadre du Jour de l’orgue, concert à la Cathédrale d’Orange.

Puis d’autres concert à Montélimar, Avignon, Aubenas, Saint-Donat…

Plus d’infos sur le site : http://www.choeuradhemar.fr

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