Archive pour la Catégorie 'Non classé'

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Prochains concerts…

Chers amis,

La saison 2016 qui s’est ouverte en janvier, avec l’Intermezzo de la Saint-Barnard, va se poursuivre avec une particulière autour de la semaine sainte…

Pour les Rameaux, nous donnerons, à Saint-Barnard, le concert d’ouverture des festivités du 5ème centenaire du Chemin de croix et du Calvaire des Récollets de Romans, organisé avec la Ville de Romans et la paroisse Sainte-Claire-en-Dauphiné. Jean-Luc Thellin, organiste de l’église de Vincennes, jouera Le Chemin de la croix op.31 de Marcel Dupré, avec Jean-Marc Duval, récitant. Cette œuvre est inspirée par le poème éponyme de Paul Claudel qui sera lu entre chacune de quatorze parties de l’œuvre musicale. (dimanche 20 mars à 16h30, entrée libre)

Le lundi de Pâques, Jean-Michel Petit donnera un nouvel Intermezzo avec Marie-France Picques, soprano, et Marie Gilles, flûte.

Notre association poursuit ainsi son action en ouvrant encore plus l’orgue à un public plus vaste, touché via des occasion sans cesse renouvelées…

Nous aurons l’occasion d’en reparler…

Référencement de l’association

Le Conseil général de la Drôme a récemment mis à jour sa « Carte ouverte du patrimoine de la Drôme ».

Notre association y figure désormais avec force détails.

Un excellent moyen de diffusion, toujours plus large, des informations relatives à notre orgue et à nos activités.

https://ozmaps.com/ozmap/vmhzyxjd/m/Conseil_Departemental_de_la_Drome/

Bonne année !!!…

Voeux 2

Toute la presse en parle !…

Chers amis,

Voici résumée la « couverture presse » de la première partie de notre saison. Au passage, nous remercions chaleureusement L’Impartial, l’édition romanaise du Dauphiné libéré et Drôme hebdo pour leur fidèle efficacité.

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Musique l’été…

Chers amis,

Pour vous aider à passer un été pleinement musical, voici quelques idées, quelques pistes…

Auditions à Saint-Antoine-l’Abbaye (les dimanches à 17h00, entrée libre) :

26 juillet : Jean-Paul Ravel, organiste titulaire, avec la lecture de « Le dernier ami » d’Eric Durnez, en collaboration avec le Festival « Textes en l’air

2 août : Lionel Desmeules

9 août : Stéphane Catalanotti

30 août : Franck Bésingrand

6 septembre : Paul Goussot (Bordeaux)

13 septembre : Jean-Marc Leblanc (Paris)

20 septembre : Yoann Tardivel-Erchoff (Bruxelles)

27 septembre : Jean-Baptiste Monnot (Mantes-la-Jolie, Rouen).

 

Auditions à la collégiale Saint-Sauveur de Grignan (les dimanches à 18h30, entrée libre)

26 juillet : Gérard Goudet (Chalon-sur-Saône)

2 août : Viviane Loriaut (Evreux)

9 août : Sylvain Ciaravolo (Strasbourg)

15 août : Rémi Farrugia (Cannes) avec Cécile Lo Bianco, soprano et Dominique Tortiello, ténor

23 août : Fabienne Medurio (Montélimar) avec Lara Dormeau, violon

30 août : Frédérique Gros (Le Puy-en-Velay)

5 septembre (chapelle Saint-Vincent, 17h00) : Ensemble vocal du Pays de Dieulefit

 

Auditions à la collégiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Saint-Donat-sur-l’Herbasse (les dimanches à 17h00, entrée libre)

2 août : Bernard de Quillacq (Dijon)

9 août : Michel Robert (Saint-Donat-sur-l’Herbasse)

16 août : Nathalie Ponce, basson, avec Michel Robert

22 août (20h30) : concert de clôture de l’académie Orgue et chant du Centre musical international J.S. Bach

23 août : Alain Bouvet (Caen)

28 août (17h00) : concert de clôture de l’Académie international d’improvisation conduite par Thierry Escaich

30 août : Maxime Heintz (Grignan)

 

 

Quelques perles musicales glanées sur Internet :

La fin de la dernière audition dominicale de Jean Guillou (voir la Lettre de la tribune n°13) à Saint-Eustache  :

https://www.youtube.com/watch?v=r-dYAmI_nxo

Jean-Baptiste Monnot sur l’orgue de la collégiale de Mantes-la-Jolie :

https://www.youtube.com/watch?v=HqeOjnofglY

Paul Goussot, à Bordeaux :

https://www.youtube.com/watch?v=KfR4ZcefA20

Yoann Tardivel-Erchoff dans une oeuvre de Maurice Duruflé

https://www.youtube.com/watch?v=_HkBNiukF68

 

 

 

Récital flûte de Pan et orgue, dimanche 12 juillet à 20h30

On se souvient que l’orgue de Saint-Barnard avait, lors d’une précédente saison, accueilli ses cousins à claviers : harmonium, accordéon, piano et clavecin. Cultivant cette heureuse habitude qui consiste à sortir le majestueux instrument de son isolement, tout en haut de sa tribune, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard proposent, ce dimanche 12 juillet à 20h30, un original récital flûte de Pan et orgue.

L’immense instrument aux mille tuyaux d’étain, sous les doigts de Dominique Aubert, organiste de l’église de Chennevières-sur-Marne, en région parisienne, dialoguera avec les fines flûtes de bois de Philippe Emmanuel Haas, venu de Suisse. Orgue et flûte de Pan, conversation de cousins car l’on sait que l’un fut inventé par Ktésibios dans l’Egypte antique et utilisa des aulos, sortes de petites flûtes de bergers dont on peut se faire une idée, de nos jours, justement avec ces flûtes de Pan. Instrument mythique, il fut célébré par Mallarmé dans son célèbre « Après-midi d’un faune » (« …Tâche donc, instrument des fuites, ô maligne Syrinx, de refleurir aux lacs où tu m’attends ! »). C’est Ovide qui attribue la création de cet instrument au dieu grec tout à son désir de séduire la nymphe Syrynx. Naï de Roumanie, frestel de Provence ou des Pyrénées, firlinfeu de Lombardie, paixiao de Chine ou siku bolivien ou nyanga du Mozambique, la flûte de Pan est présente dans toutes les cultures musicales traditionnelles, jusqu’en Océanie. Elle prouvera, lors de ce concert, toute sa s ouplesse et son à-propos dans la musique des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècle de toute l’Europe.

Le Duo Flûte de Pan et orgue fut constitué en 2009 et a été, depuis, invité dans le cadre de plusieurs festivals de musique ancienne et classique, en France et dans les pays francophones. Philippe Emmanuel Haas est né à Bâle. Il a fait ses études de flûte de Pan en musique ancienne et classique à Berne, en Suisse, et au Conservatoire de Hilversum, aux Pays-Bas. Il a participé à des cours magistraux d’interprétation sur des instruments en réplique d’époque au Centre international de formation musicale à Nice auprès de Jean-Loup Grégoire et de Simion Stanciu Syrinx ; dans le cadre de la Gesellschaft für alte Musik à Rastatt, en Allemagne, chez Hans-Martin Linde, ainsi qu’à l’Académie de Musique de Sion en Suisse dans le cadre du Festival Tibor Varga, sous la direction de Jordi Savall. Il a donné de nombreux concerts, en soliste accompagné à l’orgue, au clavecin, à la harpe ou au luth ou comme membre d’ensembles, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et jusqu’en Californie, en Espagne, en Estonie et en Israël. En 1992 il était hôte enseignant de l’Académie Florigammes à Sartène, en Corse. Dominique Aubert est né à Arles. Il a obtenu un Premier prix de piano au conservatoire de Nîmes avant de se passionner pour l’orgue. Elève de Jean-Paul Lecot, organiste des basiliques de Lourdes, il a particulièrement travaillé l’écriture, l’interprétation et l’accompagnement liturgique. Il a participé à de nombreuses sessions d’orgue à Toulouse dirigées par Xavier Darasse. Organiste de 1976 à 1980 de l’église Saint Julien et à la Primatiale Saint Trophime d’Arles, il a été nommé, en 1982 à l’église Saint Pierre de Chennevières-sur-Marne . Auteur de plusieurs pièces à destination liturgique, il est membre de la Commission diocésaine de musique liturgique  du diocèse de Créteil.

Le programme s’avère un véritable panorama de la musique européenne, établi sur trois siècles et envisagé sous le jour original de la présence en soliste de la flûte de Pan. on entendra ainsi, la Prince of Denmark’s march de Jeremiah Clarke (1686/1707), une Suite de la Renaissance constituée de danses de Claude Gervaise (XVIème siècle) et Michael Praetorius (1571/1621) comprenant Pavane, Gaillarde, trois Bransles de Bourgogne, Volta, Bransle des villages, Allemande, Bransle double de Poictou et Spagnoletta, deux pièces extraites d’Alcyone ainsi que deux extraits du Deuxième Livre des pièces de viole de Marin Marais (1668/1733) transcrites par Jean-Paul Lécot, l’air « Now, O now I needs must part » de John Dowland (1562/1626), la Sonate en sol majeur opus 1 n°12 de Benedetto Marcello (1686/1739), la Toccata pour orgue de Gaston Bélier (1863/1938), des extraits de Six duos galants d’Esprit-Philippe Chédeville (1696/1762) et plusieurs airs opéras et d’oratorios de Georg-Friedrich Haendel (1685/1759).haas aubert

Virtuosité instrumentale et originalité seront, une nouvelle fois au rendez-vous des mélomanes et des habitués de la tribune de Saint-Barnard. Ce concert aura lieu le dimanche 12 juillet à 20h30. Entrée payante (10€, tarif réduit 5€ pour les moins de 12 ans). Billets en vente sur place.

Jour de l’orgue, dimanche 10 mai

L’association Orgue en France, qui fédère les activités d’une grande partie des associations liées à la mise en valeur des orgues, organise depuis plusieurs années, un Jour de l’orgue. La prochaine édition de cette manifestation aura lieu le 10 mai prochain. A Romans, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard participent à cette fête en proposant au public de visiter l’orgue de la collégiale, sous la conduite de son organiste titulaire Jean-Michel Petit. Ainsi, dès 15h00, les curieux désireux mieux connaître l’impressionnante machine musicale, pourront accéder à la tribune. A 16h30, Christiane Boué, organiste tu temple du Petit Charran de Valence, et Frédéric Brun, organiste de Sainte-Marie de Bourg-de-Péage, rejoindront leur confrère pour un moment musical où l’on pourra découvrir près de quatre siècles de musique, preuve supplémentaire de l’intérêt de l’orgue de la collégiale. Pour cette journée, les Amis de Saint-Barnard et du Musée de la chaussure sont tout particulièrement invités à se réunir autour de la mise en valeur du patrimoine musical.
Parallèlement, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard poursuivent leur action pédagogique au profit des enfants des écoles. Ainsi, Jean-Michel Petit recevra à Saint-Barnard, les enfants de l’école Pasteur de Bourg-de-Péage alors que Frédéric Brun conduira les enfants des Maristes (dès la maternelle) dans les entrailles mystérieuses de l’instrument de l’église de Bourg-de-Péage.
Enfin, en juin, chaque samedi, les Jeux d’orgue reprendront leur cycle annuel et régulier. Vincent Crosnier (organiste de Saint-Joseph d’Enghien), Philippe Gueit (organiste de la cathédrale de Marseille), Jean-Michel Petit avec le violoncelliste Christophe Tseng et Bernard Bender (organiste de la collégiale de Grignan) se succèderont aux claviers pour ces concerts gratuits toujours appréciés pour leur qualité musicale.
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Information municipale

Afin de dynamiser le centre historique et de proposer de nouvelles animations touristiques, la Ville et l’Office du tourisme ont mis en place un petit train touristique. Ce petit train qui comprend une locomotive et trois wagons (soit 60 à 72 places assises) aura une vocation à la fois patrimoniale et commerciale.

Le circuit en boucle part de l’office du tourisme, avenue Gambetta, et passe par les incontournables en matière de patrimoine : le musée de la chaussure, la collégiale Saint-Barnard, les quais, la côte des Chapeliers et le belvédère, la tour Jacquemart.

Les passagers bénéficient d’une visite commentée. Le petit train fonctionne du lundi au samedi, de 10h30 à 12h et de 14h à 18h avec un départ environ toutes les 45 minutes, soit de l’office du tourisme, soit de la place Maurice Faure à proximité de la collégiale Saint-Barnard. Le parcours dure 30 minutes.

Le tarif est de 6 euros pour les adultes, 3 euros pour les enfants et 5 euros pour les groupes.

Les réservations sont gérées par l’office du tourisme : contact@romans-tourisme.com et au 04 75 02 28 72

Youppie !

Nous tenions à vous signaler que notre association compte désormais 60 adhérents !

Merci beaucoup à vous tous, nouveaux venus et fidèles !

Votre attachement à notre association et à son activité sont la base de son dynamisme !

Piano et orgue, le Nikitine Siters Duet, samedi 11 octobre

Nikitine sistersChers adhérents, chers amis,
J’ai le plaisir de vous rappeler le concert piano et orgue qui sera donné à Saint-Barnard, le samedi 11 octobre à 20h00 (entrée de la collégiale par la porte du chevet).
Ce concert est inscrit dans le cadre de la saison culturelle de la Ville de Romans avec qui nous avons collaboré.
Nous recevrons le NIKITINE SISTERS DUET avec, au piano, Katherine Nikitine et, à l’orgue, Vérouchka Nikitine.
 
Au programme :
Johann-Sebastian Bach :
Concerto pour 4 claviers en la mineur BWV 1065 d’après A. Vivaldi
I. Allegro
II. Largo
III. Allegro
 
Prélude et fugue en si mineur BWV 544
 
Franz Liszt :     
Concerto Pathétique
 
Katherine et Véra Nikitine :              
Double Improvisation sur des thèmes donnés
 
Maurice Ravel :                                   
Ma Mère l’Oye
I. Pavane de la Belle au bois dormant
II. Petit Poucet
III. Laideronnette, Impératrice des Pagodes
IV. Les entretiens de la Belle et la Bête
V. Le jardin féérique
 
Les transcriptions pour orgue et piano des œuvres de Bach, Liszt et Ravel sont réalisées par Véra Nikitine.
 
Née à Paris, Véra Nikitine est organiste, compositeur et chef d’orchestre. Elle est directrice artistique et chef permanent de l’orchestre Metropolis. Sa production en tant que compositeur est largement tournée vers la musique instrumentale, mais également électronique, notamment dans le cadre de musiques de films. Sa formation initiale d’organiste et improvisatrice, notamment auprès d’E. Lebrun, J. Guillou et P. Pincemaille, a été récompensée par de nombreux prix internationaux (dont les 1er Prix d’Improvisation du Concours de la Ville de Luxeuil 2011, Grand Prix André Monsaingeon-Bachgesellschaft 2006, Prix du Meilleur espoir du Concours International de la Ville de Paris 1999 …). Elle détient également un Master mention TB en Ecriture et un Doctorat de Composition de Musique à l’image du CNSM de Paris. Katherine Nikitine, pianiste cosmopolite, s’est formée au CNSMD de Lyon auprès de François-René Duchable, Denis Pascal et Jean-Claude Pennetier. Depuis l’obtention de son Master mention Très bien, la discographie de Katherine s’enrichit chaque année (créations, concertos de Chopin, musique russe). Elle écrit également une saga, Opus, dont les deux premiers tomes sont déjà publiés. En dix ans d’activité, son insatiable quête artistique l’a menée à travers de nombreuses facettes de la musique pour claviers, de l’orgue liturgique à l’accompagnement de la danse classique et contemporaine, du récital pour piano seul à la collaboration avec chanteurs, de la musique de chambre aux concertos avec orchestre symphonique. Katherine Nikitine enseigne désormais au conservatoire de Montpellier.
Katherine et Véra décident de fonder le Nikitine Sisters Duet en 2005, avec Katherine au piano et Véra à l’orgue. Le répertoire de ce duo ne puise pas seulement dans les œuvres originales pour cette formation : il propose une vision personnelle de grandes œuvres symphoniques, et notamment avec piano concertant, tels la Totentanz ou le Concerto Pathétique de Franz Liszt, le Concerto en ré mineur BWV 1053 de J.S. Bach. Le pari acoustique proposé est rendu possible par la maîtrise individuelle accomplie de chaque instrument et le perfectionnisme artistique, associés à la parfaite complicité unissant les deux partenaires. Les compositeurs du XXI° siècle n’ont guère attendu pour utiliser le potentiel sonore inouï d’un tel duo : ainsi en 2009, le Nikitine Sisters Duet a été invité à donner la création française du « Septième Colloque » de Jean Guillou, en l’église Saint-Eustache, Paris. Le duo participe régulièrement aux festivals de musique de chambre et d’orgue à travers l’Europe et les enregistrements de ses concerts ont été diffusés sur les chaînes de radio nationales comme France Musique.
Ce concert est inscrit dans la programmation municipale aux tarifs suivants :

Adulte : de 13 à 25 €, Enfant : de 13 à 20 €.
Plein tarif : 25 €
Tarif réduit : moins de 21 ans, collégiens, lycéens, étudiants, demandeurs d’emploi, RSA, groupe d’au moins 10 personnes : 20€
Abonné : 18 €
Abonné réduit : 13 €

A l’occasion de ce concert, il n’est pas inintéressant de se pencher sur le cousinage de l’orgue et du piano. C’est l’organiste et pianiste Michel Robert, titulaire de la tribune de Saint-Donat, qui a éclairé d’un texte brillant ces étranges rapports hautement contrastés. Il signale que « le piano, on peut le dire, entretient avec le clavecin des liens de cousinage ; en qualité d’instrument polyphonique à cordes et à clavier, il en a, en tout cas, recueilli l’héritage. La voix(e) royale du piano romantique aura, en quelque sorte, rendu au clavecin son identité. Au cours d’une période transitoire assez brève (1750-1800), le clavecin et le pianoforte partagent le même répertoire. Pour preuve, les premières sonates de Ludwig van Beethoven, dédiées à Joseph Haydn, portent à cette époque la mention « pour le pianoforte ou le clavecin ». Cependant, à l’aube du XIXe siècle, le répertoire du Piano retrouve bientôt son indépendance. » D’abord « voisins de palier » du XVIe au XVIIIe siècle, « l’orgue et le clavecin vont cohabiter sans heurt jusqu’à l’avènement du pianoforte » à une période où « la musique officielle n’est plus seulement d’église : elle investit la salle de concert. » Avec l’évolution des goûts qui tendent à plus d’expressivité, de « cantabile », l’orgue devient, avec le courant romantique « une vieille machine, souvent enrouée, quand elle n’est pas réduite au silence » : « Berlioz (…) ne daigne pas lui confier la plus petite œuvrette (…) alors que Schumann et Bruckner se contentent de quelques bluettes ». Sous l’impulsion du célèbre facteur d’orgues Aristide Cavaillé-Coll, l’orgue va renier « sa rigidité, en combattant le piano sur son propre terrain », celui de l’expressivité. « Invité-vedette de toutes les expositions universelles, le grand orgue de concert investit désormais les temples de la musique symphonique » (les salles de concert), et va inspirer  César Franck, Camille Saint-Saëns, ainsi que nombre de compositeurs-organistes tels Guilmant, Gigout, Widor, Böellmann, Vierne ou Tournemire et, à l’étranger, tout autant Mendelssohn que Liszt, Bruckner, Brahms ou Reubke… De nos jours, les compositeurs s’intéressent aussi à ce duo : Jean Guillou se montre « d’un esprit ouvert à une fructueuse collaboration », tout comme Thierry Escaich, lui aussi « virtuose accompli dans les deux disciplines ».

Pianistes et organistes, quant à eux, entretiennent des rapports où entrent, finalement, « pas mal d’indifférence, un rien de mépris parfois, et surtout, une profonde méconnaissance. Pour beaucoup, l’organiste reste un pianiste raté, pourvu d’une agilité mécanique médiocre, qui joue le plus souvent, oh horreur ! avec une partition, et qui n’à d’autres ressources, pour donner quelque relief à son jeu, que de tirer quelques boutons. » La valorisation du métier d’organiste s’avère aussi difficile « dans un pays ou l’orgue est regardé par une écrasante majorité de mélomanes, soit comme une pièce de musée, soit comme une pompe à cantiques » ! Pour autant, le vrai responsable de cet état de fait « pourrait bien être le monde musical professionnel à qui, seul, il appartient de sortir l’orgue de son superbe isolement : il n’y a, en France, qu’une seule salle de concert publique pourvue d’un grand orgue ! »

Autre sujet de friction entre musiciens, « le fait que la mécanique de l’orgue intervient sur la production du son et sur son extinction avec la même implacable précision : on ouvre une soupape, autorisant ainsi l’introduction d’air à pression constante, dans le(s) tuyau(x) du(des) registre(s) préalablement sélectionné(s); relâche-t-on la touche ? la soupape se referme, et le son s’arrête net. La principale source de frustration du pianiste qui touche un clavier d’orgue est l’absence de toucher “ dynamique ” : toute modification de l’intensité du son est chose impossible (…). Quant à la pratique conjointe des deux instruments sur un plan professionnel, le seul vrai problème, en dehors de la méfiance instinctive que suscite ce choix auprès de certains spécialistes, est celui de l’emploi du temps ! Deux vies ne suffiraient pas à exploiter les richesses des deux répertoires, si tant est que l’on veuille les approfondir un tant soit peu. »
Le répertoire pour ce duo est, de fait, assez important et compte nombre de transcriptions, pratique dont « Bach, à l’orgue, ne s’est pas privé », tout comme « Liszt, au piano » et plus tard, « Ferrucio Busoni (…) qui adapta pour le piano un certain nombre de Chorals de J.S. Bach. » Plus près de nous, d’autres se sont livrés à l’exercice, à partir d’oeuvres pour orchestre ou piano : Helmut Walcha avec Bach, Virgil Fox (d’une façon toute hollywoodienne), Jean Guillou avec nombre d’oeuvres de Liszt, Prokofiev ou Moussorgski, Louis Robillard avec Rachmaninov et Pierre Pincemaille avec Stravinski.
Ce concert, rare, au cours duquel le public pourra voir, grâce à un écran géant, le jeu de l’organiste, aura lieu le samedi 11 octobre à 20h00. Places en vente le soir sur place ou à l’office du tourisme.
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