Intermezzo de Pâques – lundi 21 avril à 17h00

Le prochain Intermezzo des Amis de l’orgue de Saint-Barnard aura lieu le lundi de Pâques, 21 avril à 17h00.

Jean-Michel Petit, à l’orgue, interviendra deux fois avec des œuvres pittoresques de Callahan et Willsher.

Cependant, l’essentiel du programme sera donné par l’Ensemble vocal Vibrations, de Grenoble. Groupe vocal composé de neuf personnes (cinq femmes et quatre hommes), il est basé à Poisat. Son répertoire est formé de coups de cœur parmi des chants du monde avec des arrangements souvent écrits pour lui. Les mêmes artistes composent le groupe depuis sa création 2002: les soprani Monique, Soizic et Marie, les alti Pierrette et Béatrice, les ténors (denrée rare des chorales) Gilles et Jean-Marie qu’accompagnent les voix de basse de Jean-Jacques et Patrick. Vibrations revendique le goût de la diversité des genres et propose un répertoire qui s’attache à mettre en valeur cette variété : jazz américain (Gershwin, Kern…), musique sud-américaine (Piazzolla, Bonfa…), chants traditionnels maori, gitan, zoulou ou indonésien, variété (des Beatles à Salvador, de Ferrat à Nougaro…). Déjà entendus de Grenoble et son agglomération à Marseille, dans le Var, le Gard, l’Hérault, en Ardèche et en Isère, ils se produisent sans chef ni partition. Par ailleurs très attachés à produire des animations dans des lieux où la musique est souvent absente (hôpitaux, maisons de retraite…), ils seront en vedette, dans le chœur de la collégiale.

N’hésitez pas, en cette fin de week-end de Pâques, à venir écouter cet Intermezzo rafraîchissant et, sans doute possible, plein de découvertes. Entrée libre, participation aux frais.

Le prochain concert de l’ensemble Vibrations aura lieu le 24 Mai 2014 à la Chapelle Sainte-Marie-d’en-Haut à Grenoble. D’autres informations sur ensemblevibrations.free.fr

 

 

 

Intermezzo de Maxime Heintz, dimanche 26 janvier à 16h30

L’association des Amis de l’orgue de Saint-Barnard, que préside Frédéric Brun, tiendra son assemblée générale ce samedi 25 janvier à 10h30 au siège, 5, rue des Trois Carreaux. Traditionnellement, le point sera fait sur la riche activité de la saison d’orgue 2013 qui a, une nouvelle fois, démontré toute la vitalité artistique qui gravite autour de l’instrument à tuyaux. Des nombreux musiciens, fort jeunes et très talentueux, se sont produits au cours de concerts souvent originaux qui font beaucoup pour la popularisation d’un instrument souvent méconnu : Musique migrante associait à l’orgue l’harmonium, le clavecin et les accordéons des jeunes élèves du Conservatoire, alors que Des bulles et des notes innovait en associant un dessinateur de bandes dessinées et un organiste chevronné.

Honorant le saint patron de la collégiale, les Amis de l’orgue organisent, ce dimanche 26 janvier, le premier Intermezzo de la saison 2014, sur laquelle nous reviendrons plus tard. Aux claviers, Maxime Heintz fera un retour toujours apprécié. Ce jeune musicien talentueux est né en 1982 à Chalon-sur-Saône. Il a commencé la musique en 1995 et notamment l’orgue avec Pierre Simonet. En 1998, Maxime intègre le conservatoire de Marseille dans la classe d’André Rossi au Conservatoire de Marseille, de laquelle il est ressorti avec un premier prix. Longtemps organiste titulaire de la collégiale de Grignan, il se consacre maintenant à la direction chorale. Il donnera, pour ce concert, les Trois Chorals de César Franck (1822/1890), éminent compositeur français d’origine belge, qui fut l’organiste de Sainte-Clotilde, à Paris. Ces trois oeuvres phares du répertoire romantique français, furent son testament musical : elles s’accorderont à merveille avec les timbres de l’orgue de la collégiale.

Intermezzo de Maxime Heintz, dimanche 26 janvier à 16h30

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Jules Verne…

Nous avons le plaisir de publier cette nouvelle de Jules Verne où il est question d’un orgue et d’un organiste singulier…

 

 

fichier pdf Jules Verne

Intermezzo d’automne, dimanche 17 novembre à 16h30

Toutes les raisons, toutes les occasions, toutes les circonstances sont bonnes pour faire de la musique ! Ce milieu d’automne, cette proximité de fêtes sujettes à célébration (Cécile, chère aux musiciens, Crépin, cher aux chausseurs…) sont ainsi convoqués pour servir d’argument -s’il en fallait finalement un-, à cet Intermezzo donné, à Saint-Barnard, par Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire de la collégiale. Son programme, tout à fait original, sera l’écho des anniversaires nombreux que les mélomanes célèbrent en 2013. Ainsi, Wagner et Verdi (dont on fête, pour chacun, le bicentenaire) côtoieront Mozart et Bach. Jean-Michel Petit a commencé le piano à l’âge de 7 ans, et a  travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Détenteur d’un prix de supérieur 1 au concours Lucien Wurmser, il a travaillé dans les classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec Madame Amiez-Falque. Plus récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Luc Saliques. Ce concert gratuit sera donné le dimanche 17 novembre à 16h30.

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Des Bulles et des Notes… Retour en images…

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Des bulles et des notes : le concert événement de cette fin de saison ! A n’en pas douter, et après avoir recueilli plusieurs avis, la séance toute innovante de ce vendredi 18 octobre, qui associait pour la première fois, sans doute, la bande dessinée et l’orgue, a tenu toutes ses promesses !

Eddy Vaccaro, plume et pinceau en main, s’est merveilleusement « entendu » avec Jean-Baptiste Monnot aux claviers de l’orgue de la collégiale ! Improvisations magistrales, visuelles et sonores, moments intenses où la création prend forme sous les yeux de tous… Le rêve, l’envol de Pégase et la mer, d’après Debussy, sont les thèmes sortis du chapeau… Ils étaient complétés par un exercice obligé, petite moquerie réciproque, le dessinateur et l’organiste se croquant l’un l’autre…

Des superbes harmonies ont jailli de notre orgue, tout ragaillardi d’être en de si bonnes mains, alors que le public était tendu, le regard orienté vers les dessins délicats et évocateurs en train de naître.

Merci encore à Eddy Vaccaro et Jean-Baptiste Monnot de s’être prêtés à cet exercice inédit, de l’avoir transcendé par leur talent et de nous avoirs comblés !

Merci aussi à Librairie des Cordeliers pour son soutien et au Club photo et vidéo de Romans pour son professionnalisme efficace !

 

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Succès de nos invités…

Un petit regard dans l’actualité récente nous a permis de repérer quelques succès remportés par nos invités récents….

Louis-Noël Bestion de Camboulas et Virgile MoninSuccès de nos invités... monin-kato-ospital-bestion-300x199

Invités tous deux cette années, ils ont participé au concours d’orgue Xavier Darasse du Festival Toulouse les Orgues. Le jury international était composé d’éminents organistes : Susan Landale, Theo Jellema, Hans-Ola Ericsson, David Higgs, Roberto Antonello, Maurizio Croci, Jean Ferrard, Makiko Mayashima, Pascale Rouet, Reinhard Jaud, Albrecht Koch, Johan Luymes, Louis Robilliard, Pieter Van Dijk, Joao Vaz, Joris Verdin, Michel Bouvard et Jan Willem Jansen.

Louis-Noël Bastion de Camboulas est sorti premier, Virgile Monin, quatrième -les deux autres lauréats étant Thomas Ospital et Maiko Kato ! Bravo à tous deux !

Plus d’informations ici : http://www.toulouse-les-orgues.org/accueil/actualites/11e-concours-international-d-orgue-862.html

Louis-Noël Bestion de Camboulas (encore !…)

Dans TGV Magazine, on trouve, dans la rubrique « Buzz », une vignette sur l’Ensemble baroque Les Surprises : « La gambiste Juliette Guignard et le claveciniste Louis-Noël Bestion de Camboulas sont deux jeunes amoureux… de l’opéra du XVIIIème siècle . Le premier CD de leur ensemble Les Surprises est consacré à la musique des Rebel, père et fils (label Ambronay). » L’ensemble Les Surprises est invité sur France Musique, le 27 octobre à 7 heures (francemusique.fr).

Matthias Lecomte

Enregistré avec le Choeur Vittoria d’Ile-de-France et l’Orchestre Pasdeloup, un CD rend vie à la Messe Solennelle de Pâques, de Martial Caillebotte, frère du célèbre peintre. Mathias Lecomte tient la partie d’orgue de ce grand effectif placé sous la direction de Michel Piquemal, avec Mathilde Verolles, soprano, Patrick Garayt, ténor, Eric Martin-Bonnet, basse. TELERAMA, en février, s’est fait l’écho louangeur de cette publication.

Plus d’informations ici : http://www.qobuz.com/album/martial-caillebotte-messe-solennelle/3760002140100

Paul Goussot

Paul Goussot a été nommé professeur d’orgue du Conservatoire à rayonnement régional de Rueil-Malmaison, prenant ainsi la succession de François-Henri Houbart (organiste de la Madeleine, à Paris) et de Marie-Claire Alain

Des bulles et des notes, vendredi 18 octobre à 20h30

Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard cultivent l’originalité et ne reculent devant aucune audace quand il s’agit de promouvoir l’orgue et sa musique. Souvent associé à d’autres instruments (nombre de concerts avec violoncelle, trompette ou orchestre d’harmonie ont marqué les précédentes saisons), le public romanais pourra découvrir une alliance inédite lors du concert événement donné ce vendredi 18 octobre à 20h30 à Saint-Barnard.

En effet, deux monde se côtoieront, sans doute pour la première fois : la bande dessinée et l’orgue. Deux artistes seront appelés à réagir, dans l’instant, aux sollicitations préparées pour eux, improvisations musicales et graphiques simultanées. L’organiste en tribune, le dessinateur au milieu du public et dont les dessins seront projetés en direct sur grand écran associeront leurs talents pour emporter le public dans des dimensions oniriques encore jamais parcourues.

Pour cette expérience artistique très novatrice, les Amis de l’orgue ont fait appel à deux jeunes artistes au talent confirmé -individuellement- et dont l’association devrait porter des fruits passionnants.

Eddy Vaccaro est un jeune dessinateur de BD originaire de La Ciotat. Après des études à la faculté d’Arts Plastiques d’Aix-en-Provence, il s’est longtemps investi dans la musique rock avant de revenir à son premier amour : le dessin. Il a déjà publié plusieurs albums remarqués par la critique et un lectorat désormais fidèle : « La fantôme » chez La boîte à bulles, « La promesse » chez Carabas, « Baybars tome 1″ chez Emmanuel Proust Editions, une participation à l’album collectif « Paroles d’illétrisme », « Le club du suicide » chez Noctambule, « Championzé » chez Futuropolis (Prix RTL de la bande dessinée) et « España la vida » chez Casterman. A l’orgue, c’est Jean-Baptiste Monnot qui officiera. Il a déjà impressionné le public des Double Jeu ! par son talent. Titulaire des prix de perfectionnement et d’excellence du Conservatoire de Rouen,  du prix d’orgue du Conservatoire national supérieur, il a suivi les master classes de Jean Guillou à Zürich et s’est perfectionné avec Bernhard Haas à la Hochschule für Musik de Stuttgart. Titulaire de l’orgue de Saint-Louis des Chartrons à Bordeaux, il est aussi assistant de Jean Guillou à Saint-Eustache à Paris, professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes en Yvelines, ainsi qu’au Conservatoire International de Musique de Paris.

En complément de cette manifestation. Eddy Vaccaro signera ses albums à la Librairie des Cordeliers, jeudi 17 octobre à partir de 17h00. Le concert « Des bulles et des notes » aura lieu à Saint-Barnard vendredi 18 octobre à 20h30. Entrée : 5€, gratuit pour les moins de 12 ans.

Des bulles et des notes, vendredi 18 octobre à 20h30 monnot-291x300eddy-vaccaro-200x300

Double Jeu ! d’Elise Rollin, samedi 28 septembre à 17h30

Le public qui aura assisté aux deux concerts du Double Jeu ! de Paul Goussot, ce dernier week-end à Romans et à Saint-Antoine-l’Abbaye, n’aura pas manqué d’être particulièrement gâté par l’éblouissant et généreux talent de ce jeune musicien. Faisant fi des difficultés techniques, improvisant avec une aisance souveraine, et s’appropriant les deux instruments aux si différentes caractéristiques, l’organiste offrait deux superbes concerts qui s’inscriront dans la mémoire des mélomanes.

Pour conclure la série, les deux associations organisatrices accueilleront une fine et élégante musicienne qui ravira, à n’en pas douter, les oreilles attentives au beau jeu. Elise Rollin a étudié à l’école Nationale de Musique de Belfort, où elle a obtenu les Médailles d’or et Prix de perfectionnement d’Orgue (dans la classe de Jean-Charles Ablitzer), de piano (dans la classe de Claude Ruyer) et de musique de chambre. Au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, elle a obtenu le premier Prix d’orgue dans la classe de Jean Boyer. Elle s’est spécialisée ensuite, à Milan, dans le département de musique ancienne de la Scuola Civica di Musica, auprès de Lorenzo Ghielmi. Elle enseigne au Conservatoire de Belfort et à l’École Municipale de Musique d’Héricourt. Sa carrière de concertiste l’a conduite à donner des récitals d’orgue ou de piano (en solo, en formation sonate, ou avec orchestre) en France et à l’étranger (Cathédrale Notre-Dame de Paris, Primatiale de Lyon, Strasbourg, Saint-Tropez, Dieppe, Porrentruy, Milan, Troyes, Rennes, Saint-Etienne de Baïgorry, Valence, Grenoble…). Elle est cotitulaire de l’orgue historique de Saint-Ursanne en  Suisse.

Pour sa prestation à Saint-Barnard, samedi 28 septembre à 17h30, Elise Rollin a choisi des oeuvres de Bach (Pièce d’Orgue en sol majeur et choral « Liebster Jesu, wir sind hier » BWV 731), Mozart (Andante en fa majeur), Couperin (Offertoire sur les grands jeux), Buxtehude (Praeludium en ré majeur), Pachelbel (Chaconne en fa mineur) et Mendelsohnn (Sixième Sonate op. 65).

A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 29 septembre à 17h00, la musicienne donnera un programme très riche et témoignant de l’infinie richesse de la musique ancienne européenne (se plaçant ainsi dans la thématique qui irrigue le festival annuel) : des danses d’Attaignant, compositeur né en 1494, des œuvres espagnoles (Pavane et Variation de Cabezon, Tres Glosas sobra el Canto llano de la Immaculada Concepcion de Correa de Arauxo, Batalla de Jimenez), une Chaconne de Louis Couperin, des extraits de la Messe des couvents de François Couperin, l’élégant Baleto del Granduca de Jan Pieterszoon Sweelinck, des pièces anonymes anglaises ainsi qu’une Passacaille de l’allemand Buxtehude.

L’orgue, à quelque époque que ce soit, est un instrument qui a stimulé la créativité des ses facteurs et des compositeurs, les uns sollicitant les autres pour accroître les possibilités de constructions sonores toujours plus grandes. Ainsi, les instruments de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye se réclament d’esthétiques sonores radicalement différentes : plus proches du monde symphonique de la fin du XIXème siècle  à Saint-Barnard, et typique de l’art baroque français du XVIIIème siècle en Isère. Si le public peut, en un week-end, parcourir une grande partie du répertoire (les musiciens invités étant obligés à établir deux programmes très différents en raison des caractéristiques des deux instruments), c’est au prix de prouesses de virtuosité et de superbe aisance dont font preuve les organistes invités pour ces Double Jeu ! de septembre. C’est aussi grâce aux efforts conjugués de deux associations très impliquées !

Double Jeu ! d'Elise Rollin, samedi 28 septembre à 17h30 dans Double jeu sam_9077-2-300x225

Double Jeu ! de Paul Goussot, samedi 21 septembre à 17h30

Les concerts de la série Double Jeu !, initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard en étroite collaboration avec leurs collègues de Saint-Antoine-l’Abbaye, se suivent et se ressemble assez peu ! Les deux premières prestations ont été remarquées. Louis-Noël Bestion de Camboulas s’est plu à mettre en valeur un programme d’une particulière poésie, marqué notamment par deux transcriptions d’œuvres de Debussy et Fauré mises en regard de celles de Jehan Alain. Frédérique Gros, quant à elle, faisait découvrir des œuvres très rarement jouées de Jean Françaix. Les prestations antonines étaient de ces deux musiciens faisaient preuve des mêmes qualités unanimement saluées par les auditeurs.

Ce samedi 21 septembre, c’est Paul Goussot, titulaire de l’orgue Dom Bedos de Celles de l’ancienne abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, qui sera aux commandes de l’orgue de la collégiale Saint-Barnard. Paul Goussot a obtenu le premier grand prix d’improvisation au 26e Concours international d’orgue de Saint-Albans (Royaume-Uni) en 2009. Lauréat du concours international d’orgue Musica Antica de Bruges (Belgique) et du Concours international d’orgue de Saint-Maurice (Suisse), il a remporté en 2007 le premier prix d’improvisation au Concours international d’orgue de Luxembourg. En juillet 2012, il a obtenu le premier prix et le prix du public au Concours international d’improvisation à l’orgue de Haarlem (Amsterdam). Né en 1984 à Bordeaux, il a obtenu au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris les premiers prix de clavecin, d’orgue, d’harmonie, de contrepoint, de fugue et formes, de basse continue et d’improvisation au clavier. Durant sa jeune carrière, ce musicien déjà reconnu s’est produit, à l’orgue comme au clavecin, dans des lieux prestigieux : cathédrale Notre-Dame de Paris, Chartres ainsi qu’aux festivals de La Chaise-Dieu, Monaco, Dudelange, Magadino, Naumburg ainsi qu’aux États-Unis. En effet, en 2009, il est nommé «jeune artiste en résidence» à la cathédrale de La Nouvelle-Orléans. Il s’est signalé, lors de ce séjour, par la qualité des improvisations qui accompagnaient le film La Passion de Jeanne d’Arc de Carl Dreyer qui a reçu le prix du meilleur spectacle de l’année. En janvier dernier, à l’occasion du centenaire de la première publication de Fantômas, il a accompagné sur un orgue de cinéma le film muet Le Mort qui tue au musée d’Orsay, à Paris.

Musicien éclectique, tout aussi à l’aise dans l’interprétation de la musique ancienne que plus récente, dans l’improvisation dans le style de chaque époque, ce musicien complet est aussi transcripteur et accroît ainsi le répertoire de son instrument. A Romans, Paul Goussot jouera des œuvres de Bach (Sinfonia de la Cantate 149), sa transcription du choral « Mortifie nous par ta bonté » de Bach et de l’allegretto de la Septième Symphonie de Beethoven, l’une des Etudes en forme de canon de Schumann, ainsi que le Prélude en sol mineur de Pierné, le Final de la Première Sonate pour orgue de Guilmant, grand pédagogue et redécouvreur de la musique ancienne au début du XXème siècle. Fidèle à son habitude, Paul Goussot proposera une improvisation en fin de programme. A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 22 septembre à 17h00, c’est justement par une improvisation dans le style baroque français qu’il commencera son programme qui comportera ensuite des œuvres de Purcell (Voluntary en sol), Haendel (Variation du Quatrième Concerto pour orgue), Fischer (Prélude « Uranie »), Kerll (Passacaille), Telemann (Chaconne du « Quatuor Parisien »). Ce programme très élaboré et érudit s’achèvera par la transcription, par le jeune musicien, de la grande Chaconne pour violon de Bach. La qualité musicale sera, à n’en pas douter, au rendez-vous de ces Double Jeu !

Double Jeu ! de Paul Goussot, samedi 21 septembre à 17h30 dans Double jeu paul-goussot-209x300

Double Jeu ! de Frédérique Gros, samedi 14 septembre à 17h30

Les Journées européennes du patrimoine, ce week-end des 14 et 15 septembre, sont le moment où de nombreuses découvertes se font au coin des monuments que l’on peut exceptionnellement découvrir, au gré de pans du patrimoine généralement peu accessibles, soit qu’ils se trouvent derrière une porte trop souvent close ou qu’un oubli injuste les recouvre. C’est à tout cela que les Amis de l’orgue de Saint-Barnard invitent le public durant ce prochain week-end. Ainsi, il sera possible de découvrir de plus près les mystères du fonctionnement de l’orgue de la collégiale en accédant à la tribune, sous la conduite de Jean-Michel Petit, organiste titulaire, et des membres de l’association des Amis de l’orgue, ce dimanche entre 15h00 et 18h00.

Auparavant, un concert d’une rare originalité aura permis aux mélomanes de (re)découvrir la musique de Jean Françaix. En effet, Frédérique Gros, organiste de la cathédrale du Puy-en-Velay se lancera, samedi 14 septembre à 17h30, dans l’interprétation intégrale de l’œuvre d’orgue de ce compositeur quelque peu oubliée. La musicienne s’est consacrée à l’orgue après de sérieuses études de piano. Au Conservatoire de Saint-Etienne, elle a obtenu une Médaille d’Or à l’unanimité, ainsi que les Premiers Prix de formation musicale, musique de chambre, harmonie et contrepoint. Par la suite, elle s’est perfectionnée au C.N.R. de Dijon auprès de l’organiste, compositeur et improvisateur Jean-Pierre Leguay, titulaire de l’orgue de Notre-Dame de Paris, et obtiendra le Prix de Perfectionnement et le Premier Prix Supérieur Inter-Régional. Tout en poursuivant ses études d’orgue au C.N.R. de Montpellier, sa curiosité l’incite à aborder d’autres instruments tels le hautbois et le piano-jazz. Frédérique Gros a également profité des conseils de Maîtres tels Michel Chapuis, Michael Radulescu ou Jean-Claude Henry avant d’obtenir le Diplôme d’Etat de professeur d’orgue. Pédagogue dynamique, Frédérique Gros consacre une grande partie de son temps à l’enseignement de l’orgue et du piano. Éclectique dans ses goûts, son répertoire s’étend du baroque à la chanson contemporaine, des duos d’orgue à la création d’accompagnements et des continuos aux transcriptions.

Jean Françaix est né au Mans, le 23 mai 1912. Ses dons musicaux exceptionnels se sont développés en toute liberté grâce à un entourage familial favorable. Son illustre professeur Nadia Boulanger déclare à sa mère: « Madame, je ne sais pas pourquoi nous perdons du temps à lui apprendre l’harmonie, il sait l’harmonie. Je ne sais pas comment, mais il la sait, il est né la sachant. Faisons du contrepoint ». Ravel encourage aussi ses enfantins débuts ! Sa musique, plus tard dirigée par les plus grands chefs, comprend seize ballets, un immense oratorio créé en 1942 (« L’Apocalypse selon Saint-Jean »), cinq opéras et opéras comiques (« La main de gloire », « La Princesse de Clèves ») unanimement salués par une critique particulièrement élogieuse. Son « Diable boiteux », entièrement bissé lors de sa création, côtoie d’autres œuvres pour chœur.Sa musique de chambre est cependant plus régulièrement jouée et enregistrée, ainsi que ses nombreuses œuvres concertantes. Il s’est éteint à Paris le 25 septembre 1997, à l’âge de 85 ans. Vieux réactionnaire gâteux, comme il se plaisait lui-même à le dire, en raison de son refus à appartenir à aucun mouvement doctrinaire d’avant-garde, Jean Françaix, au même titre que la fable Le Meunier, son fils et l’Ane : «  J’en veux faire à ma tête : il le fit, et fit bien  », suivit toute sa vie durant une même ligne de conduite, faisant fi des modes, du public versatile, des critiques et des opinions de ses propres confrères. Il se refusait à s’aliéner à quelque système que ce soit, à sacrifier son indépendance d’esprit, à restreindre le champ de sa création musicale. Tout comme les Ravel, Chabrier, Poulenc ou  Sauguet, Jean Françaix s’inscrit dans la grande tradition des musiciens français. Comme Debussy, il veut faire plaisir avec sa musique.

Frédérique Gros jouera donc l’intégrale des œuvres de Françaix : la Marche solennelle, la Messe de mariage, la Suite Carmélite et la Suite Profane.

Ce concert étant inscrit dans le cycle Double Jeu !, la musicienne donnera, le lendemain à Saint-Antoine-l’Abbaye à 17h00, un programme tout aussi étonnant qui mettra en miroir des œuvres du XVIIIème siècle (Christoph Graupner, Wolfgang A. Mozart, Dietrich Buxtehude) et de notre époque (György Ligeti, Petr Eben, Arvo Pärt).

L’entrée de ces deux concerts est libre et gratuite.

 Double Jeu ! de Frédérique Gros, samedi 14 septembre à 17h30 dans Double jeu frederique-gros-300x199

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