Double Jeu ! de Vincent Genvrin, samedi 22 et dimanche 23 septembre

Les Journées du patrimoine ont attiré un public nombreux dans la collégiale. En ce jour particulier, où l’affluence de publics divers est à prendre en compte, les Amis de l’orgue avaient eu la riche idée de programmer un concert tout en étonnements. Des musiques de notre époque côtoyaient des œuvres légères du Second empire, signe d’une diversité de caractères toujours à souligner. François Clément, aux claviers, venu de Clermont-Ferrand, rendait d’ailleurs hommage à deux musiciens qui l’ont précédé au titulariat de l’orgue de la cathédrale, Lemaigre et Claussmann, en jouant avec style et précision plusieurs de leurs œuvres. Il poursuit d’ailleurs cette pratique d’interprète compositeur en proposant plusieurs de ses propres œuvres, signe toujours encourageant d’une vitalité de l’orgue, instrument qui inspire encore à notre époque les créateurs. C’est d’ailleurs une habitude de l’association d’inscrire au programme de ses concerts de compositeurs vivants. La musique de François Clément, tour à tour délicate et très dynamique, n’a pas manqué de plaire.

C’est Vincent Genvrin qui assurera le troisième Double Jeu ! de la série, en jouant à Romans le samedi 22 septembre à 17h00 et le dimanche 23 septembre à Saint-Antoine-l’Abbaye à 17h00, selon la formule désormais bien rodée établie entre les deux associations. Né en 1965, Vincent Genvrin a étudié l’orgue avec Jean Boyer au Conservatoire de Lille, Odile Bailleux puis Xavier Darasse au Conservatoire national supérieur de Lyon où il a obtenu son diplôme en 1986. Il s’est perfectionné ensuite en Belgique avec Bernard Foccroulle et Jean Ferrard. En 1988, il a remporté le Premier prix du concours Alexandre Guilmant à Boulogne-sur-mer et en 1994, le Prix international du disque de la Société Liszt de Budapest pour son interprétation de la « Via Crucis » avec le chœur Sacrum de Riga (Lettonie). Il est titulaire, à Paris, de l’orgue historique François Henri Clicquot de Saint-Nicolas des Champs et de l’orgue Schwenkedel de Saint-Thomas-d’Aquin. Titulaire du certificat d’aptitude, il est professeur d’orgue au Conservatoire de Dieppe. Il est coordinateur artistique de l’Académie d’orgue de Dieppe, créée en 2010 à la suite de l’Académie de Saint-Dié-des-Vosges (1968-2009).Vincent Genvrin s’est distingué par une dizaine d’enregistrements discographiques salués par la critique. Il est directeur artistique du label Hortus.

Ce musicien chevronné, très apprécié dans le milieu musical pour la qualité de son jeu et la finesse de son approche comprendra, à Romans, de grandes œuvres de Johann Sebastian Bach : « Prélude et Fugue en mi bémol majeur BWV 552 » et trois chorals extraits de la Clavier Übung (BWV 672-674). On appréciera l’esthétique plus galante d’un des fils du Cantor, Carl Philipp Emanuel, dans sa « Quatrième Sonate » avant de découvrir une adaptation à l’orgue des « Kinderstück n° 4 et 5 » de Felix Mendelssohn-Bartholdy. Du fantasque Alfred Lefébure-Wely, star de l’orgue du milieu du XIXe siècle, on entendra l’« Offertoire en ré mineur », la « Communion en fa majeur », les trois versets de l’« Hymne Adoro te » et la brillante « Sortie en mi bémol majeur ». A Saint-Antoine-l’Abbaye, le public pourra aussi s’attendre à quelques découvertes. D’Henry Du Mont, on entendra l’« Allemande grave », la « Pavane » et une autre « Allemande ». Extraits du « Manuscrit de Limoges », constitué autour de 1720-1730, on découvrira les « Quatre Versets sur Ave maris stella » et d’une rare compositrice de l’époque baroque, Élisabeth Jacquet de la Guerre, la « Sonata en sol mineur » transcrite par Vincent Genvrin. Le « Choral-Fantaisie Nun freut euch lieben Christen g’mein BuxWV 210 » de Dietrich Buxtehude précèdera les pièces du 4e ton extraites des deux « Livres d’orgue » de Jacques Boyvin.

Il convient de rappeler que ces concerts sont gratuits (participation aux frais). Les éminents musiciens reçus chaque semaine sont l’honneur des tribunes qui les accueillent : ils sont aussi, pour les mélomanes, une chance d’entendre des virtuoses reconnus et demandés.

Vincent Genvrin

Double Jeu ! de François Clément, samedi 15 et dimanche 16 septembre

Le monde musical de l’orgue est d’une étonnante richesse. Les talents reçus dans la série initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye, parce qu’elle permet d’entendre parmi les meilleurs éléments de l’école d’orgue française actuelle, notamment ses plus jeunes représentants, en témoigne. Les deux programmes demandés aux musiciens, dispensés le samedi et le dimanche sur les instruments sont l’occasion d’entendre des œuvres très diverses. Ainsi, à Romans, les deux mouvements finaux de la « Symphonie Passion », de Marcel Dupré, ont beaucoup impressionné le public, par leur vigueur mais aussi leur caractère quasi-cinématographique. Les « Naïades », de Louis Vierne, éblouissaient par leur virtuosité légère et sensible, qualités essentielles du jeu d’Olivier Salandini qui, à Saint-Antoine-l’Abbaye, recevait d’autres éloges pour son programme, là aussi donné avec sûreté, virtuosité et simplicité.

A l’occasion des Journées du Patrimoine, les deux instruments seront accessibles par le public, sous la conduite de leurs organistes titulaires, le dimanche à partir de 15h00 à Romans avec Jean-Michel Petit, le samedi et le dimanche à Saint-Antoine-l’Abbaye avec Jean-Paul Ravel.

Les deux concerts de ce prochain week-end seront donnés par François Clément, organiste de la cathédrale de Clermont-Ferrand et professeur de la classe d’orgue de cette même ville. Il a étudié l’orgue avec Louis Thiry, Gaston Litaize et André Isoir. En tant qu’interprète, son répertoire est vaste, allant du 16° au 20° siècle. Impliqué dans la musique de son temps, il joue les musiciens contemporains (Jean-Pierre Leguay, Claude Ballif, Thierry Pallesco) et a créé des œuvres de Jean-Pierre Pommier. Il accompagne couramment chorales et instruments solistes, et est membre de l’ensemble instrumental « Musique en famille ». Après une dizaine de CD, son dernier enregistrement, sur l’orgue de Fontgombault est consacré au temps de Noël (œuvres françaises et allemandes des 17 et 18° siècles). Il est aussi compositeur. Plusieurs de ses œuvres ont été créées à Clermont Ferrand.

A nouveau, les deux programmes proposés par le musicien seront très différents, afin de rendre compte des caractéristiques des deux instruments. Ainsi, à Romans, on entendra la « Rhapsodie » de Thierry Pallesco, compositeur né en 1956. Rendant hommage à l’un de ses prédécesseurs à la tribune clermontoise, François Clément jouera quatre pièces d’Edmond Lemaigre : « Prière », « Deux Préludes », « Capriccio » et  « Magnificat », extrait des « Six Versets ».  De Louis-James-Alfred Lefébure-Wély, on entendra l’étonnant « Boléro de concert op. 166 », une œuvre qui rappelle le goût musical de l’époque de Louis-Philippe. Quatre pièces d’Aloÿs Claussmann (“Poco allegretto”, “Lento”, “Ben moderato” et “Fantaisie héroïque » précèderont trois œuvres de l’interprète : « Prélude sur le fond d’orgue » et « Barcarolle », extraits de la « Suite pour orgue » et « Saint Bertrand : Gloire du Seigneur ». A Saint-Antoine-l’Abbaye, François Clément explorera les pages les plus anciennes du répertoire. De Guillaume Dufaÿ (1395-1474), on entendra l’ « Alma redemptoris mater ». De Roland de Lassus, on découvrira le « Ricercare Regina caeli laetare. Trois « Fantaisies d’Eustache Du Caurroy précèderont une œuvre du même type de Louis Couperin. L’Italie sera aussi à l’honneur avec le « Ricercare arioso II en Do majeur » et le « Ricercare arioso III en sol mineur » d’Andrea Gabrieli et la « Toccata settima » de Michelangelo Rossi. La « Suite du sixième ton » de François Dagincourt précèdera des pièces de clavecin de Jean-Philippe Rameau (« L’égyptienne », « Tambourin » et « Les sauvages »). Le parcours dans le temps s’achèvera au tournant avec le 19e siècle et des œuvre d’Alexandre Pierre François Boëly (« Andante » extrait du « Quatuor en Ré », « Trio à deux claviers séparés en sol mineur » et « Offertoire pour le jour de Pâques ») et de Guillaume Lasceux : « Simphonie concertante en Sol ». Deux concerts très originaux, deux aventures dans les temps immémoriaux de la musique comme dans notre époque, autre richesse du monde de l’orgue. Concerts gratuits (participation aux frais), donnés ce samedi 15 septembre à 17h00 à Romans et dimanche 16 septembre à 17h00 aussi.

François Clément

 

 

 

Double Jeu ! d’Olivier Salandini, samedi 8 et dimanche 9 septembre

Pour sa première prestation romanaise, Thomas Pellerin a offert au public nombreux un véritable « festival Bach » en commençant son programme par un florilège bien senti d’œuvres importantes du Cantor de Leipzig. La grande Fantaisie et fugue en sol mineur, menée avec brio, un intense choral très lyrique, un pétillant concerto d’après Vivaldi, d’un italianisme fin et très réussi, et la Pastorale, très délicatement rendue, constituaient une belle part d’un concert couronné par le brillant Choral varié de Duruflé, hommage à celui qui permit la renaissance de cet orgue à la fin des années 1970. En cette années anniversaire de l’association, et alors que le projet de relevage de l’orgue se profile, cette œuvre sonnait avec une belle adéquation avec les timbres de l’instrument de Saint-Barnard.

Les Double jeu ! des Amis de l’orgue de Saint-Barnard, qui s’associent pour l’occasion avec leurs camarades de Saint-Antoine-l’Abbaye, ont établi désormais leur réputation d’excellence. Les meilleurs organistes français se succèdent et leur jeunesse n’enlève rien à leur talent. Ce sera encore le cas ce prochain week-end avec Olivier Salandini, l’organiste de la cathédrale de Bourges. Olivier Salandini a étudié l’orgue et le clavecin au Conservatoire national de région de Nice avec René Saorgin, Jean-Luc Etienne et Mireille Podeur. Il a poursuivi par la suite ses études de clavecin avec Bob van Asperen au Conservatoire supérieur d’Amsterdam, et d’orgue avec Reizte Smits au Conservatoire d’Utrecht et a obtenu un Master en 2008. Il a obtenu au Conservatoire national supérieur de Paris le Master de pédagogie d’orgue et le Certificat d’aptitude de clavecin. En 2005, il remportait le deuxième prix au Concours international de clavecin de Bologne et, en 2006, il était successivement lauréat des Concours internationaux d’orgue de Lausanne, et de Herford (Allemagne). Olivier Salandini a enregistré deux disques avec l’ensemble Stravaganza et un disque d’orgue en 2014 sur les cinq orgues de l’église Saint Paul de Nice aux éditions Chanteloup. Il est professeur de clavecin et de basse continue au Conservatoire de Limoges et, depuis 2011, organiste titulaire des grandes orgues de la Cathédrale de Bourges et directeur artistique du festival « Les Riches heures de l’orgue en Berry ». Le programme du jeune musicien, à Romans, s’annonce comme un beau panorama du répertoire organistique, avec des œuvres dues à quelques unes des plus sûres figures tutélaires de l’instrument. De Georg Friedrich Haendel, on entendra l’adaptation pour orgue seul du Concerto pour orgue et orchestre en sol mineur opus 4 n°1. En quatre mouvements, cette œuvre est un festival de virtuosité. Les quatre mouvements font se succéder différents climats et donnent à mesurer le génie mélodique de Haendel. De Josef Rheinberger, peu joué à Romans mais immense compositeur romantique allemand, on découvrira le « Prélude » et la  « Passacaille », deux mouvements extraits de la « Huitième Sonate en mi mineur ». Musique opulente, riche, elle témoigne d’un art qui, en pleine période romantique, en appelle encore à l’écriture classique. Suivront les délicates « Naïades », de Louis Vierne, extraites des « Pièces de Fantaisie ». Superbe musique de concert, cette pièce légère et souple est une délicate évocation qui n’a pas à pâlir d’une comparaison avec les meilleures réussites de Fauré ou Debussy. Marcel Dupré, immense virtuose, fut un concertiste acclamé, jusqu’en Amérique. C’est là qu’il improvisa une symphonie qui devint sa « Symphonie Passion ». De cette dernière Olivier Salandini jouera les deux derniers mouvements : « Crucifixion », âpre et prenant mouvement, et « Résurrection », longue montée vers le triomphe éclatant d’un carillon brillant. Ce concert, samedi 8 septembre à 17h00 à Saint-Barnard, sera suivi d’un second concert donné le lendemain, dimanche 9 septembre à 17h00, à Saint-Antoine-l’Abbaye. Le même musicien . Le même musicien y jouera des œuvres de Nivers (« Suite du premier ton » du « Troisième livre » comprenant « Prélude », « Fugue », « Duo », « Basse », « Dialogue à deux chœurs »), Johann Kaspar Kerll (« Passacaglia en ré mineur »), Nicolas de Grigny ( « Hymne A solis ortus » : « Plein jeu », « Fugue à 5 », « Trio », « Point d’orgue sur les grands jeux »), Dietrich Buxtehude (« Praeludium und Ciacona en do majeur ») et Johann Sebastian Bach (« Troisième Sonate en trio en ré mineur » et « Fugue en sol majeur alla giga »). Deux moments à ne pas manquer (entrée libre, participation aux frais).Olivier Salandini

 

Double Jeu ! de Thomas Pellerin, samedi 1er et dimanche 2 septembre

La saison musicale des Amis de l’orgue de Saint-Barnard va entamer la seconde partie de son riche programme anniversaire. On sait, en effet, depuis l’original cycle de concerts du printemps, « l’Orgue et son double », que l’association fête en 2018 ses cinquante ans.

La série des Double jeu !, qui invite un même organiste à jouer à Saint-Barnard le samedi et à Saint-Antoine-l’Abbaye le dimanche fera entendre cette année des musiciens qui tous viendront pour la première fois à Romans. Ce complet renouvellement, ainsi que la qualité des musiciens invités, signent tout l’intérêt de cette série dûment menée par une étroite et intelligente collaboration entre les deux associations : entendre d’excellents organistes, souvent très jeunes, déjà lancés dans la carrière et appelés par les plus grandes tribunes françaises et européennes.

Originaire de Charente, déjà nommé en septembre 2017 professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement Régional d’Angers à la suite de Yohann Vexo, Thomas Pellerin qui jouera ce samedi 1er septembre à 17h00 à Saint-Barnard, a travaillé l’orgue auprès d’Olivier Vernet, Jean-Luc Etienne, Eric Lebrun et Johann Vexo. Il a achevé sa formation au CNSMD de Lyon où il a obtenu deux Masters en orgue et en basse continue dans les classes de François Espinasse, Liesbeth Schlumberger et Yves Rechsteiner. Il a été lauréat du Grand Prix Jean-Sébastien Bach de Saint-Pierre-les-Nemours en 2007 et en 2013, du Concours international d’orgue Renaissance de Saint-Julien-du-Sault et du Concours Joseph Bossard de Bellelay en Suisse. Avant sa nomination au Conservatoire d’Angers en 2016, Thomas Pellerin enseignait l’orgue et le clavecin au Conservatoire de Roanne où il était aussi organiste titulaire de l’église Saint-Etienne. A l’origine du projet de construction de l’orgue de style Italien-Renaissance de l’église Saint-Cybard de Pranzac en Charente, Thomas Pellerin est le fondateur et directeur artistique du Festival « Au Gré des Arts » qui rayonne autour de l’orgue de Pranzac.

Les programmes du jeune musicien feront entendre de grandes et belles œuvres. A Romans, il jouera de, Johann Sebastian Bach, la grande « Fantaisie et Fugue en sol mineur BWV 542 », le très émouvant choral « O Mensch, bewein dein Sünde groß » BWV 654 ainsi que le pétillant « Concerto en la mineur BWV 593 » d’après Antonio Vivaldi et la délicate « Pastorale BWV 590 » en quatre mouvements. De Martin Vogt, compositeur allemand du XIXe siècle, on entendra une « Sonate en Fa majeur ». La douce « Berceuse » de Louis Vierne précèdera le superbe « Choral varié sur le thème du Veni creator op. 4 » écrit par Maurice Duruflé à qui l’on doit le classement de l’orgue au titre des Monuments historiques. A Saint-Antoine-l’Abbaye, où Thomas Pellerin jouera ce dimanche 2 septembre à 17h00, le programme se conformera au style de l’instrument en enchaînant, de Nicolas de Grigny, le grand « Veni Creator » avec deux chorals de Johann Sebastian Bach (Schmücke dich, o liebe Seele BWV 654 et Komm, Gott, Schöpfer, Heiliger Geist BWV 667 in organo pleno con pedale obligato). On entendra aussi la belle « Fantaisie » de Charles Racquet, la « Chaconne en mi mineur BuwWV 160 », le « Prélude en sol BuwWV 149 » de Dietrich Buxtehude » avant de retrouver Bach avec son « Prélude et fugue en ut majeur BWV 542 », dont le prélude carillonnant, est presque une invitation à la danse.

Deux beaux programmes proposés par un jeune et talentueux musicien découvrir. Une nouvelle occasion d’entendre de la belle musique sur deux instruments très différents.

Thomas Pellerin

 

Orgue du Voyage

Nous avions annoncé, lors du concert à deux orgues donné à Saint-Barnard avec l’Orgue du Voyage de Jean-Baptiste Monnot, que cet orgue mobile révolutionnaire serait présent à Alixan, pour un concert en plein air, le 3 août prochain.

Des considérations matérielles ont contraint la municipalité alixanaise, à son grand regret, à reporter ce concert à une date ultérieure (très vraisemblablement l’an prochain, à la même période).

Depuis sa venue à Romans, l’orgue a poursuivi son petit bonhomme de chemin en allant rencontrer un beau succès au Palais des congrès de Reims où, dans le cadre des Flâneries musicales, 700 personnes s’étaient réunies pour un concert éblouissant (photos d’Alexis Coeuret) !Orgue du Voyage à Reims 1Orgue du Voyage à Reims 2

Ce mercredi 25 juillet à 20h00, L’Orgue du Voyage sera joué par Jean-Baptiste Monnot au Château de Dio, à Dio-et-Valquières, à 55 minutes du centre ville de Montpellier et à 40 minutes du centre ville de Béziers.  (www.festivalchateaudio.com/festival-2018). Au programme, des oeuvres de Bach, Vivaldi, Schumann et Mozart.

Il se dit aussi qu’en deux concerts, au calme de ses pénates rouennaises, Jean-Baptiste Monnot travaille à de nouveaux développements novateurs de son instrument…

L’aventure continue !

Saison d’orgue 2018 à Saint-Antoine-l’Abbaye

Vous trouverez ici l’affiche de la très belle saison des Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye…

 

fichier pdf Affiche 2018 Saint-Antoine

L’orgue et son double 3 – orgue à quatre mains

La saison musicale qui marque les cinquante ans des Amis de l’orgue de Saint-Barnard tient décidément ses promesses ! Ce samedi 23 juin, l’association programmait ce duo qui doit sa célébrité à Pierre Cochereau et Roger Delmotte, tout autant qu’à Maurice André, musiciens émérites qui firent un véritable don de leur personne en parcourant la France entière, d’église en église, pour ces concerts « trompette et orgue » qui attirent toujours le public. Les accents brillants des trompettes, mêlées aux somptuosités des timbres de l’orgue, tissent de splendides moments que prise le grand public, à juste titre tant il est vrai qu’à côté de concerts plus exigeants, il est toujours bon de permettre aux mélomanes de prendre le plaisir d’un moment de vraies délices. Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale, avait invité David Fevbre, professeur au Conservatoire de Romans, pour ce concert : des airs connus, des pièces plus rares s’associaient pour un programme plein de diversité et mené avec brio : le timbre rutilant des trompettes du jeune virtuose s’envolaient avec légèreté dans la nef.

Pour ce troisième concert du cycle « L’Orgue et son double » (un titre bien trouvé qui tout de son ambition) se tiendra ce samedi 30 juin à 17h00 (entrée libre). Un duo de jeunes virtuoses viendra donner un programme étonnant à l’orgue. Muriel Groz, titulaire de l’orgue de Voiron, et Kaori Sakaï, titulaire de l’orgue du Bourg-d’Oisans, donneront à quatre mains, sur le grand orgue de la collégiale, deux transcriptions : la « Danse macabre » de Camille Saint-Saëns et « Pierre et le Loup » de Serge Prokofiev, avec Jean-Marc Duval, récitant. Programme très original qui revêtira des œuvres originellement écrites pour l’orchestre de timbres nouveaux : un nouveau visage de ces œuvres très connues s’offrira aux auditeurs. Une nouvelle fois l’originalité sera au rendez-vous !

Muriel Groz est titulaire de quatre masters, deux musicaux (orgue et interprétation historique) et deux scientifiques (diplôme d’ingénieur de Grenoble-INP et Master de recherche en Art-Science-Technologie). Elle affectionne en particulier les répertoires baroques et de la Renaissance. Elle a également obtenu une licence de musicologie et un Bachelor de Kirchenmusik (cantor, maître de Chapelle) en Allemagne, diplôme associant direction de chœur, d’orchestre, de chant grégorien et tout ce qui a trait à la musique liturgique en plus de l’orgue. Originaire de Bretagne, elle a étudié l’orgue à Grenoble, Lyon (CNSMD), Hambourg et Munich auprès de Denis Bordage, Liesbeth Schlumberger, François Espinasse, Wolfgang Zerer, Bernhard Haas. Elle s’est distinguée en remportant le deuxième Prix et Prix du Public au concours Xavier-Darasse à Toulouse (2017), le deuxième Prix au concours d’orgue Paul Hofhaimer à Innsbruck en Autriche, spécialisé en musique ancienne (2016) et le troisième Prix au concours Agati-Tronci à Pistoia en Italie (2016). Elle a été nommée sur concours titulaire du grand orgue historique Callinet et Cavaillé-Coll de Voiron en 2014. Elle partage son temps entre l’enseignement, son activité de concertiste, l’organisation des saisons de concerts à Voiron et la direction de chœur. Kaori Sakaï est née à Sendai (Japon). Elle a commencé le piano à l’âge de trois ans puis a étudié l’orgue dans la classe de Kinue Aota à l’Université de filles de Miyagi Gakuin, de 2003 à 2009. Elle a participé à des classés de maîtres données par Lorenzo Ghielmi et Zigmond Szathmary. Elle s’est perfectionnée auprès de Michel Bouvard, Jan Willem Jansen et Yasuko Bouvard au Conservatoire de Toulouse dont elle a obtenu le DEM d’orgue et de clavecin. Elle a aussi obtenu à l’Institut supérieur des arts de Toulouse, le diplôme national supérieur professionnel de musicien. En septembre 2015, elle a été nommé professeur d’orgue au Bourg-d’Oisans et, en 2016, organiste titulaire du nouvel orgue de cette ville.

Virtuosité, originalité et jeunesse seront au rendez-vous !

Kaori SAKAI Muriel Groz

Jeux d’orgue : trompette et orgue

Heureux mélomanes qui ont eu la bonne idée de venir écouter les récents concerts des Amis de l’orgue à Saint-Barnard ces dernières semaines ! Ce n’est pas peu dire que les occasions sont nombreuses et variées, Ô combien originales. Pour preuve, ce concert de dimanche dernier qui, au milieu d’une collégiale toute réaménagée pour entourer un orgue mobile, s’est avéré être une expérience musicale tout à fait passionnante et virtuose ! L’Orgue du voyage, accueilli à Romans, a dévoilé ses sortilèges devant un public médusé, interrogatif mais rapidement convaincu du bien fondé de l’idée de son concepteur et principal interprète, Jean-Baptiste Monnot : imaginer un instrument capable des effets d’un très grand orgue mais que l’on puisse aisément déplacer. Installé en une heure, l’orgue a pris place au milieu du public, a dialogué avec l’instrument de tribune dans un concerto vivaldien virevoltant, s’est montré capable de soutenir un quatre mains tout en légèreté, et conquis son succès grâce à l’élégance du jeu et aux prouesses des deux interprètes chaleureusement applaudis : Maxime Heintz et Jean-Baptiste Monnot.

Les Jeux d’orgue de ce samedi 23 juin, à 17h00, à Saint-Barnard, seront l’occasion d’entendre l’orgue soutenir la trompette d’un jeune musicien dont la carrière est toute en réussite. Le mariage de l’orgue et de la trompette est le gage d’un moment festif et lumineux.

David Febvre a obtenu un master d’interprétation de trompette en 2016 à la Musikhochschule de Munich dans la classe de Hannes Läubin. Il s’était précemment initié à la trompette naturelle avec Thomas Kiechle mais aussi à la musique de chambre, au big band. Elève d’Eric Aubier au Conservatoire de Dijon, il a eu aussi pour maître Gérard Boulanger au CRR de Paris et Eric Plante au CRR de Châlons-sur-Saône. Il a aussi participé à divers classes de maître avec Reinhold Friedrich à Karlsruhe, Laura Vukobratovic à Essen, Klaus Schuhwerk à Frankfort. David Febvre est professeur de trompette au CRD de Valence-Romans-Sud-Rhône-Alpes sur le site de la cité de la musique de Romans. Il a été précédemment professeur de trompette au CRC d’Obernai. Il participe au trio Anemos, ensemble adapté à la musique romantique pour piano, clarinette et trompette/cornet ou saxhorn alto et, depuis 2016, il est trompettiste au sein de Drôme en Cadence et au sein de l’orchestre symphonique Confluence. En 2012, il a participé au concours international de Lieksa (Finlande) et, en 2011, au concours international de Anna (Espagne). Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, a commencé le piano à l’âge de 7 ans, et a travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un prix de supérieur I au concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Ces dernières années, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz, Jean-Claude Saliques et Thierry Escaich.

Le programme fera la part belle aux airs célèbres et aux accents brillants d’un duo toujours très apprécié par le public. Ainsi, on entendra d’Henry Purcell, « Entrée » et « Marche », une « Aria » de Domenico Zipoli, un « Prélude et fugue », un choral et l’ample « Fantaisie chromatique »  de Johann-Sebastian Bach, l’« Ave Maria » de Caccini, deux fantaisies animalières de Camille Saint-Saëns (« Le Cygne ») et Andreas Willscher (« Le Rossignol »), la grande « Toccata » d’Eugène Gigout et, pour conclure, la « Marche du prince de Danemark » de Jeremy Clarke.

 

Jean-Michel Petit David Febvre

Cycle L’Orgue et son double – Concert à deux orgues

C’est un véritable événement musical qui s’annonce pour être, à Saint-Barnard, un des moments forts d’une saison du cinquantenaire déjà bien entamée et marquée par de beaux moments musicaux.

Après un étonnant concert avec l’orgue mécanique de Patrick Mathis, les organistes amateurs et professionnels drômois s’étaient donné rendez-vous pour le Marathon traditionnel qui est autant une fête de l’amitié qu’une fête de la Musique avant la date officielle. Huit musiciens passionnés, venus de Valence, Montélimar, Grignan, Bourg-de-Péage, se sont relayés aux claviers durant quatre heures, sans relâche, et ont parcouru le répertoire dans les grandes largeurs, s’aventurant jusqu’à la musique de notre époque et au jazz ! De tels moments sont à ne pas manquer et montrent qu’une approche novatrice de l’orgue peut lui amener un public qui le craint parfois a priori. Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard démontrent pourtant, chaque année, que l’instrument n’est pas si imposant et hiératique et se prête à de multiples approches, par des versants inattendus et toujours bienvenus.

Ce sera encore le cas, et avec un éclat tout particulier pour fêter l’anniversaire de l’association, avec le concert qui sera donné le dimanche 17 juin à 16h30 (entrée : 5€, gratuit pour les moins de 16 ans). Les mélomanes et les néophytes auront tout intérêt à venir découvrir l’étonnant Orgue du Voyage conçu et construit par Jean-Baptiste Monnot, déjà reçu à plusieurs reprises à la tribune de la collégiale, et qui mène une superbe carrière de concertiste (il jouait encore récemment en Autriche, en Allemagne et en Italie). Cet orgue mobile qui sera installé pour l’occasion au milieu du public, dans la nef, est un instrument complet, aussi divers et puissant qu’un grand orgue. Il recèle de multiples secrets de conception qui lui permettent d’être totalement mobile, modulable, et aussi un merveilleux support pédagogique (on l’a vu entrer dans des lycées ou des collèges au grand étonnement des élèves). Les sources sonores sont proches du public qui redécouvre littéralement l’orgue en l’ayant sous les yeux. La console de trois claviers, en aluminium, est elle aussi près des auditeurs et dévoile avec bonheur le jeu du musicien. Pas moins de 750 tuyaux, de toutes tailles, en bois et en métal, horizontaux et verticaux, sonnent avec puissance et finesse et surtout une présence inouïe.

Pour ce concert unique, les organisateurs ont laissé la plus grande liberté aux musiciens. Jean-Baptiste Monnot sera associé à Maxime Heintz, organiste assistant au grand orgue de Saint-Donat, pour un programme qui sera comme un « bœuf » de musiciens de jazz, un duel amical entre l’orgue de tribune et son cousin voyageur. Les deux musiciens joueront alternativement les deux instruments, mais aussi, et ce sera le clou de la matinée, ensemble, à deux orgues ! Bach, Vivaldi, Widor, Mozart seront mis à l’honneur, en majesté depuis les hauteurs, ou avec légèreté et finesse tout près du public !

Musicien déjà recherché, Jean-Baptiste Monnot a étudié avec Louis Thiry et François Ménissier puis, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, avec Olivier Latry et Michel Bouvard. Il s’est perfectionné avec Bernhard Haas à Stuttgart ainsi qu’à la Tonhalle de Zürich et à l’Eglise Saint-Eustache avec Jean Guillou dont a été l’assistant. Il a été professeur au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes-la-Jolie de 2012 à 2016. Il est titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen. Maxime Heintz a étudié l’orgue avec Pierre Simonet et a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, avant de se perfectionner avec Norbert Pétry et Louis Robilliard. En 2007, il a remporté un deuxième prix au concours international d’orgue Marie Claire Alain à Paris. Longtemps organiste titulaire de la Collégiale de Grignan, il s’est également consacré à la direction chorale et au chant en soliste, tout en continuant à pratiquer son instrument de prédilection.

Cet Orgue du Voyage, qui fera donc une halte à Romans, est déjà un instrument très demandé, à la fois par des grands ensembles pour qu’il les accompagne (chœur Aedes, concerts de la Chapelle Corneille à Rouen…), mais aussi par des scènes prestigieuses (Flâneries musicales de Reims, Théâtre de Compiègne…). Il poursuivra sa route jusqu’à Aix-en-Provence, Saint-Maximin, puis dans le Languedoc cet été. Les deux jeunes musiciens qui le joueront sauront tirer de cet instrument unique et du grand orgue le meilleur d’un moment qui s’annonce tout particulièrement passionnant !

 

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot

Orgue du Voyage Jean Baptiste Monnot 3

Marathon d’orgue

Orgue Saint-BarnardPour fêter ses 50 ans, l’association des Amis de l’orgue a misé sur une jolie diversité de concerts qui démontrent les multiples axes d’approche de cet instrument qui intimide toujours. On entend même des gens dire, encore : « l’orgue, ça n’est pas pour nous ! ». Quelle idée ! La démarche de la dynamique association romanaise démontre chaque année le contraire. Ce dernier samedi, Philippe Gueit donnait d’ailleurs un programme étonnant de variété, au bon sens du terme, passant de la rhétorique baroque de Couperin aux chaudes harmonies de Nadia Boulanger pour conclure, de manière virtuose sur les  dansantes extravagances de Khatchaturian ou Bernstein. Un concert où le public n’a pas dû s’ennuyer !

Habitués à recevoir de brillants concertistes mais aussi les amateurs à la tribune qui, pour le plaisir, viennent travailler longuement aux claviers, dans le calme de la longue nef, les Amis de l’orgue ont initié une fête de la musique bien amicale : le Marathon d’orgue. Accordant à chacun trente minutes, amateurs et professionnels se côtoient sans interruption pendant quatre heures d’un concert qui est aussi un moment de partage, de retrouvailles. Il règne à la tribune une ambiance décontractée qui est perceptible au niveau du sol : la musique fuse et, d’année en année, gagne en variété encore.

Ce dimanche 10 juin, on entendra successivement, à partir de 15h00 et jusqu’à 19h00 : Christiane Boué (organiste du temple de Valence), Fabienne Médurio (organiste de Sainte-Croix de Montélimar), Anne Souillol (organiste du temple de Montélimar), Frédéric Brun (organiste de Sainte-Marie-de-Bourg-de-Péage), Bernard Fouilland (organiste assistant à la cathédrale de Valence) avec le saxophone ténor de Guy Saurel, Bernard Bender (organiste de Saint-Sauveur de Grignan), Muriel Bender (organiste du temple de Montélimar) et Jean-Michel Petit, hôte de la journée en qualité d’organiste de Saint-Barnard. Du jazz à la musique contemporaine, de l’ère baroque au romantisme, le répertoire sera parcouru dans toutes ses dimensions par ces marathoniens musicaux.

Mélomane au long cours, passant pressé, les uns et les autres auront tout intérêt à passer une oreille par la collégiale pour ce long parcours de musique et d’amitié !

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