Double Jeu ! d’Etienne Walhain, week-end du 10 et 11 septembre

 

EtienneWalhainLa double prestation de Virgile Monin, le week-end dernier, a conquis un public nombreux par l’originalité des programmes, la fermeté et la clarté du jeu du jeune virtuose, ainsi que par cette capacité si étonnante de tirer d’orgues bien connus des alliages de sonorités inouïs.

Il n’y a pas à douter qu’Etienne Walhain, reçu ce prochain week-end, s’inscrira dans cette veine qui renouvelle les concerts d’orgue et leur apporte un rafraîchissant courant de nouveauté et de qualité.

Né en Belgique en 1980, Étienne Walhain est l’organiste titulaire des grandes orgues Ducroquet de la cathédrale Notre-Dame de Tournai (Belgique). Formé tout d’abord le Conservatoire royal de musique de Mons, il y a obtenu plusieurs premiers prix : harmonie, musique de chambre, analyse musicale et orgue ; il a reçu conjointement le premier prix d’orgue du conservatoire de Cambrai (France). Il a étudié ensuite avec Louis Robilliard au Conservatoire à rayonnement régional de Lyon, obtenant le premier prix de perfectionnement avec les félicitations du jury. Il a en outre remporté le premier prix d’organiste-concertiste dans la classe d’orgue de Jean-Jacques Kasel au Conservatoire supérieur de musique de Luxembourg. Pendant plusieurs années, il s’est perfectionné auprès du Maître Jean Guillou. Étienne Walhain poursuit aujourd’hui une carrière de concertiste qui l’amène à jouer fréquemment dans les principaux pays d’Europe. En 2005, ses débuts américains l’ont conduit à New York, Boston et Philadelphie. Cette année, il s’est produit en Italie (Udine, Pessaro, Fermo), en Espagne (Villar de Canas), Pologne (Lodz), Allemagne (Essen, Langenberg, Düsseldorf, Chemnitz, Elsterberg, Amberg, Bensheim), ainsi qu’en France (La Roche en Ardenne, Halluin, et en Belgique (Tournai).

A Romans, le jeune virtuose interprètera la « Fantaisie et fugue chromatique en ré mineur BWV 903 » de Johann-Sebastian Bach, œuvre énigmatique et puissante, aux climats très contrastés. D’Antonio Vivaldi on entendra le « Concerto en ré majeur » transcrit par Jean Guillou. L’étincelant « Final op.21 » de César Franck et le choral « Herzlich tut mich verlangen » de Johannes Brahms mettront tout particulièrement le caractère de l’orgue en valeur, tout comme l’ « Introduction et passacaille en ré mineur » de Max Reger, prolifique compositeur pour l’orgue quelque peu oublié.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, Etienne Walhain jouera l’immense « Toccata, adagio et fugue en do majeur » de Johann Sebastian Bach, trois « Sonate » de Domenico Scarlatti, l’ardent choral « O Gott du frommer Gott » de Johannes Brahms et deux courtes œuvres très contrastées de Jean Guillou : «  »Au miroir des flûtes » et « Tutti ostinati » extraites du recueil « Jeux d’orgue op.34 ».

Ces deux concerts, gratuits, seront donnés le samedi 10 septembre à 17h30 à Saint-Barnard (Romans) et le dimanche 11 septembre à 17h00 dans l’abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye. Les mélomanes auront à cœur d’entendre ces deux concerts très différents et de savourer le jeu virtuose du jeune musicien.

Double Jeu ! de Virgile Monin, week-end du 3 et 4 septembre

Septembre, pour les Amis de l’orgue de Saint-Barnard, est depuis quelques années le rendez-vous des organistes virtuoses. Chaque week-end, un même musicien est invité à un véritable défi : jouer sur deux instruments très différents qui requièrent avec des programmes et des techniques de jeu très différentes. l’orgue de Saint-Barnard et celui de Saint-Antoine-l’Abbaye sont en effet radicalement différents et demandent qu’on les aborde, chacun, d’une façon particulière et que l’on prenne en compte leurs caractéristiques avec grand soin. Chaque week-end sera différent mais auront en commun la virtuosité des organistes invités, ainsi que leur jeunesse.
 
Premier invité du cycle qui, depuis plusieurs années, fait le bonheur des mélomanes, Virgile Monin ne manquera pas de faire preuve des solides qualités que le monde musical lui reconnaît : c’est un des plus brillants représentant de la jeune école d’orgue française. Né en Bretagne en 1987, Virgile Monin a effectué ses études aux conservatoires de Nantes (classe d’orgue de Michel Bourcier) et de Saint-Maur-des-Fossés (classe d’improvisation de Pierre Pincemaille). Il a par ailleurs bénéficié des conseils de Jean Guillou et de Henri-Franck Beaupérin, et a suivi le cursus d’écriture du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris. Lauréat du concours international d’orgue de Toulouse, il a remporté le premier prix des concours de Biarritz et de Luxembourg, de même que le Grand Prix d’Orgue Jean-Louis Florentz de l’Académie des Beaux-Arts, Institut de France. Virgile Monin est l’interprète d’un vaste répertoire, privilégiant l’orgue symphonique, et est l’auteur de plusieurs transcriptions pour son instrument, notamment des « Danses symphoniques » de Sergueï Rachmaninov et de l’ouverture « Les Hébrides » de Felix Mendelssohn. En 2015, il a enregistré pour le label Fy/Solstice l’intégrale de l’oeuvre pour orgue de Henri Mulet, sur l’orgue historique Puget (1888) de l’église Notre-Dame la Dalbade à Toulouse. Il  se produit régulièrement en récital, en France (Bordeaux, Bourges, Lille, Marseille, Nantes, Paris, Rennes ; festivals Contrepoints 62, Radio-France et Montpellier, Toulouse-les-Orgues) et à l’étranger (Allemagne, Canada, États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Luxembourg, Monaco, Pologne). 
 
A Saint-Barnard, le samedi 3 septembre à 17h30, Virgile Monin donnera sa transcription des superbes « Danses symphoniques » pour orchestre de Serge Rachmaninov (1873/1943). Dernier grand représentant du post-romantisme russe, Rachmaninov fut un immense pianiste virtuose. Ses œuvres pour orchestre, dont la superbe « Ile des morts », sont d’impressionnants fleuves musicaux très évocateurs, poétiques et d’une grande sensibilité romantique. En trois mouvements, les « Danses symphoniques » (qui occuperont l’intégralité du programme) sont un véritable flamboiement orchestral que l’orgue pourra sans aucun doute égaler ; les thèmes, d’un lyrisme chantant, restent en mémoire et emportent l’adhésion. A Saint-Antoine-l’Abbaye, dimanche 4 septembre à 17h00, Virgile Monin jouera un programme plus varié où alterneront les époques anciennes et actuelles. Après la « Batalla imperial » de Juan Cabanilles, qui fait sonner l’orgue à la manière d’un combat de mousquets et de bombarde, on écoutera les « Deux danses à Agni Yavishta » qui rendent hommage aux divinités indoues. Le « Voluntary en sol » d’Henry Purcell répondra à deux des « Pièces furtives op. 58″ de Jean Guillou avec qui Virgile Monin a pu travailler. De Claude-Bénigne Balbastre, une « Romance » et une « Cannonade » évoqueront la Révolution française qui mit fin à l’époque que fait revivre Charles Tournemire dans sa « Suite évocatrice op. 74″ dont on entendra deux extraits, celle de l’orgue baroque. Enfin, un concerto d’Antonio Vivaldi transcrit par Bach pour l’orgue, rendra honneur aux splendeurs du XVIIIème siècle si bien mises en valeur par l’orgue antonin (« Concerto in re minore n. 11, extrait de L’estro armonico op. 3″).Virgile Monin
Les mélomanes auront à cœur de venir entendre ces deux concerts qui mettront en valeur toutes les facettes du talent de ce jeune et attachant musicien, plein d’un engouement véritable pour l’orgue qui sort des sentiers battus et ouvert à une mise en valeur pleine d’excellence de pans du répertoire moins souvent entendus. Deux concerts à ne pas manquer !

La star du jour…

La merveilleuse organiste, notre amie, Sarah Kim, que Saint-Barnard s’honore d’avoir déjà reçue a plusieurs reprises, a été la star d’un court moment du concert télédiffusé le 14 juillet, donné par l’Orchestre national de France sous la direction de Daniele Gatti !

On la voit ici durant l’interprétation de l’ »Intermezzo » de « Cavalliera rusticana » de Mascagni !

Bella Sarah !

Les concerts de l’été…

Même si Saint-Barnard se tient coite, entre chaleur et calme, le mélomane ne doit pas sentir oublié et peut aller entendre de belles choses à quelques kilomètres :

Collégiale Saint-Sauveur de Grignan :

Auditions dominicales (18h30)

14 juillet 2016 : Pascal Reber (Bach, Schumann, Boëly)                                         

24 juillet 2016 : Alexandre Peyrol, hautbois, et Emmanuel Culcasi, orgue (Bach, Brahms, Mozart)

31 juillet 2016 : Frédérique Gros (Offenbach, Lefébure-Wély)

7 août 2016 : Aurélie Karbowiak, flûte à bec, et Franck Tourrre (Frescobaldi, Corelli, Vivaldi)

15 août 2016 : Cécile Lo Bianco, soprano, Dominique Tortiello, ténor, Rémi Farrugia, orgue (Mozart, Rameau, Verdi)

21 août 2016 : Marie-Cécile Lahor, orgue, Thierry Micalet, trompette (Bach, Vivaldi, Telemann)

28 août 2016 : Christine et Patrick Barneron, orgue à 4 mains, (Hesse, Liszt, Bach)                                                

11 septembre 2016 : Ensemble Vocal du Pays de Dieulefit (17h00, Chapelle St. Vincent) direction: Myriam Sidi, solistes : Olivia Nason, soprano, Alberto Nason, guitare (De Victoria, De Cabezón, Rodrigo)

17/18 septembre 2016 : Journées du Patrimoine (Visites de l’orgue par petits groupes: démonstrations, explications)

Abbatiale de Saint-Antoine-l’Abbaye :

Auditions dominicales (17h00)

10 juillet : Pascal Sabot

17 juillet : Pierre Perdigon

24 juillet : Jean-Pierre Griveau

31 juillet : Guillaume Dorel, en partenariat avec « Textes en l’air »

7 août : Chantal De Zeeuw

28 août : Benoît Dumon

4 septembre : Virgile Monin

11 septembre : Etienne Walhain

18 septembre : Denis Bordage

25 septembre : Octavian Saunier

Dimanche 14 août à 16h30 : Concert des professeurs de l’Académie pour chanteurs & organistes (Monique Zanetti, soprano, et Jan-Willem Jansen, orgue)

Concerts :

Lundi 15 août à 16h30 : Quatuor Barbaroque

Du baroque pour instruments barbares, Haendel, Rameau, Bach

Dimanche 21 août à 16h30 : Concert de clôture de l’Académie pour chanteurs & organistes

Musique sacrée française des XVIIe et XVIIIe siècles…

Bach en Drôme des collines (Saint-Donat-sur-l’Herbasse)

Lundi 25 juillet 2016, 21h00, Eglise de Ratières :

​Trio Challéat – Chevaleyre – Joubert

Mardi 26 juillet 2016, 21h00, Collégiale de Saint-Donat :

Clara Pouvreau, violoncelle, et Johannes Lang, orgue

Mercredi 27 juillet 2016, Collégiale de Saint-Donat :

18h00 : Conférence de Michel Chion : « La musique d’accompagnement à l’époque du cinéma muet »

21h00 : Ciné-Concert avec Thomas Ospital : Improvisation à l’orgue sur « Le mécano de la General », film muet de Buster Keaton

Jeudi 28 juillet 2016, Collégiale de Saint-Donat :

18h00 : Aubade musicale avec Baptiste Grandgirard, saxophone, et Lucas Joseph, marimba

21h00 : Choeur Britten/Spirito, direction Nicole CORTI : Choeurs et airs solistes « Un voyage de l’Avent à Pâques »

Samedi 30 juillet 2016, Collégiale de Saint-Donat :

18h00 : Conférence de Frédéric Lodéon

21h00 : Thierry Escaich, orgue, Emmanuel Curt, percussions

Musicollégiales (les dimanches à 17h00)

3 juillet 2016 : Bernard Dequillacq

10 juillet 2016 : Valéry Imbernon

17 juillet 2016 : Dominique Robert

24 juillet 2016 : Olivier Perin

31 juillet 2016 : Brice Montagnoux

7 août 2016 : Maxime Heintz

14 août 2016 : Denis Comtet

21 août 2016 : Frédérique Gros

28 août 52016 : Franck Bésingrand

Samedi 20 août 2016 à 20h30 : Clôture de l’Académie Orgue et Chant du Centre Musical International J.S. Bach : Monique Zanetti (chant) et Jan Willem Jansen (orgue) en partenariat avec les Amis de l’Orgue de Saint-Antoine l’Abbaye

Vendredi 26 août 2016 à 18h00 : Clôture de l’Académie Internationale d’improvisation de Thierry Escaich organisée par l’association Bach en Drôme des Collines 

 

 

 

En Bref…

Voici le périodique En Bref, de la Fédération francophone des amis de l’orgue (FFAO), une des plus dynamiques associations françaises.

Nos activités y sont régulièrement référencées.

Bonne lecture, et bel été !

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Jeux d’orgue de Gilles Loopuyt, samedi 25 juin

L’enthousiasme et la qualité étaient de rigueur, ce dernier week-end à Saint-Barnard. Les deux manifestations qu’avaient programmé les Amis de l’orgue ont en effet marqué le public et fait preuve des qualités que l’on rencontre souvent autour de l’orgue de la collégiale !
Le samedi, tout d’abord, Jean-Michel Petit donnait la réplique au hautbois virtuose de Jean-Paul Jacquon, professeur au Conservatoire de Romans. Dans un programme qui faisait une large place aux airs les plus connus, on pouvait apprécier, tout à la fois, la complicité du duo et la réussite de cet alliage rare. Coutumier du fait, Jean-Michel Petit reçoit souvent des solistes (violoncelle de Christophe Cheng, voix, flûte d’Ani Akinian…) et donne à entendre des adaptations réussies ainsi que des œuvres peu entendues. Jean-Paul Jacquon, pour sa part, démontrait sa maîtrise de l’instrument à anches, délicat et pastoral, mais aussi capable de remplir la longue nef.
Le lendemain, sous la conduite de Frédéric Brun, président de l’association et animateur de cette manifestation quelque peu folle, le Marathon d’orgue faisait sonner l’instrument pendant quatre heures sans discontinuer. Les musiciens, amateurs et professionnels, se  succédaient  à un rythme soutenu, presque « à la chaîne », et avec, la encore, un enthousiasme non feint. Christiane Boué, organsite de l’église réformée de Valence, Bernard Fouilland, assistant du titulaire de l’orgue de la cathédrale de Valence, Bernard Bender, organiste de la collégiale de Grignan, Muriel Gontard, organiste du temple de Montélimar, ainsi que Jean-Michel Petit et Frédéric Brun, aussi organiste de l’église de Bourg-de-Péage, donnaient à entendre les œuvres de leur choix, démontrant ainsi leur plaisir de venir jouer à nouveau à Romans. Musique ancienne, jazz : tout le répertoire y est passé ! A n’en pas douter, la Musique a été fêtée de la meilleure façon, même avec quelques jours d’avance !
Pour le dernier des Jeux d’orgue de cette série, les Amis de l’orgue reçoivent Gilles Loopuyt, organiste de Montélimar, dont ce sera la première prestation à Romans. Passionné de musique depuis son plus jeune âge, Gilles Loopuyt a débuté le piano à l’âge de 7 ans. Ce n’est que plus tard qu’il a découvert l’orgue et,  après une année de cours à l’Institut Catholique de Paris, il a un temps pratiqué l’orgue en autodidacte. De 2008 à 2014, il a suivi les cours d’orgue de Muriel Gontard au Conservatoire Intercommunal de Montélimar. Il a participé également à plusieurs masterclasses avec Pierre Perdigon et Jan-Willem Jansen à Saint-Antoine- l’Abbaye, ainsi qu’avec Jacques Pichard et Marie-Virginie Delorme à Châteauneuf du Pape. Organiste liturgique, il seconde Fabienne Médurio à la collégiale Sainte-Croix de Montélimar.
Le programme qu’il a concocté sera consacré à la musique ancienne. Ainsi, de Nicolaus Bruhns (1665/1697) on entendra le « Petit prélude en mi mineur ». De Dietrich Buxtehude (~1637/1707), musicien qui fut l’idole de Bach au point que celui-ci parcourut 300km pour aller l’entendre, on découvrira la « Fugue en do majeur BuxWV 174 » et la « Chacone en mi mineur BuxWV 160 ». La musique flamande et hollandaise sera aussi à l’honneur avec un « Psaume n°24 » d’Anthoni Van Noordt (~1619-1675) et des variations sur le cantique « Ma jeunesse a une fin » élaborées par Jan Pieterszoon Sweelinck (1562-1621). Il est toujours émouvant d’entendre, à notre époque, des œuvres composées il y a presque cinq cents ans ! De Bach, on entendra trois chorals du recueil imprimé Schübler (« Wachet auf, ruft uns die Stimme », « Wo soll ich fliehen hin » et « Meine Seele erhebt den Herren »). Ces chorals sont des transcriptions effectuées par Bach lui-même des airs de ses cantates qui avaient, de son vivant, rencontré un succès tout à fait notable. Enfin, de Nicolaus Bruhns, on entendra le « Grand prélude en mi mineur ».
Ce, c’est donc à un voyage dans le temps que les auditeurs seront conviés avant que l’association ne marque sa traditionnelle  pause estivale. D’autres concerts sont prévus en septembre (les Double Jeu ! des virtuoses, grands prix de conservatoires et concertistes internationaux). Il sera temps d’en reparler !…Loopuyt

Jeux d’orgue avec hautbois et Marathon d’orgue

Jeux d’orgue avec hautbois et Marathon d’orgue à Saint-Barnard
 
La prestation de Maxime Heintz, ce dernier samedi a été saluée par un public enthousiasme. En effet, un auditeur notait que le musicien est le type même de « l’organiste qui se donne entièrement à la musique qu’il interprète, avec tout son corps et son esprit ». Aux claviers, on a pu le voir se livrer à de véritables « acrobaties pour modifier les jeux tout en jouant » ! Musicien complet, il a donné des œuvres de Clérambault (« une interprétation à ravir ») et des chorals de Bach dont on se plaisait à souligner le mélange des timbres choisi pour en rendre l’esprit. Les œuvres des Jehan Alain, quelque peu taquines avec les oreilles qui préfèrent des harmonies plus classiques, sont tout à fait adaptées pour l’orgue de Saint-Barnard -bien que le « Choral », extrait de la « Suite pour orgue », semble toujours aussi acide et grinçant, soixante-dix ans après sa composition.
 
Le week-end qui vient sera comme une fête de la musique avant l’heure. En effet, depuis plusieurs années, les Amis de l’orgue associent aux Jeux d’orgue traditionnels un Marathon d’orgue hors normes. Ce samedi 18 juin, à 17h30, tout d’abord, Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale, recevra le hautboïste Jean-Paul Jacquon. Musicien bien connu et estimé autour de Romans, Jean-Paul Jacquon a suivi des études musicales au CRR de Saint-Etienne où il a obtenu des Prix en histoire de la musique, hautbois, musique de chambre et déchiffrage. Il s’est aussi perfectionné au Conservatoire de Saint-Maur avec Michel Giboureau en hautbois et pédagogie musicale. Il a aussi obtenu un premier Prix de chant lyrique dans la classe d’Eliane Klein. Il enseigne la formation musicale à la Cité de la musique de Romans. Son duettiste, Jean-Michel Petit, a commencé le piano à l’âge de 7 ans et a  travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un Prix de supérieur 1 au Concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Tout récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Claude Saliques. Le programme que les deux musiciens ont concocté laisse penser qu’il comblera les oreilles de tous les publics, des plus avertis aux néophytes : tout le monde pourra prendre plaisir à ce véritable périple dans le répertoire. Alterneront ainsi les époques : « Fanfare-Rondeau » de Jean-Joseph Mouret (XVIIIe), « Panis Angelicus »  de César Franck (XIXè), « Sonate pour hautbois & orgue en mi mineur » de Geminiani (XVIIè), puis la célèbre « Sérénade » de Schubert avant deux chorals de Bach. Quelques « tubes » seront aussi de la fête : « Prélude du Te deum » de Marc-Antoine Charpentier, « Ave Maria » attribué à Caccini, superbe mélodie « Le calme de la mer » de Schubert, délicieuse méditation « Pie Jesu » extrait du Requiem de Gabriel Fauré, aérien « Ave verum » de Mozart, pieux et réconfortant « Ave Maria » de Schubert, couronné par une roborative « Toccata » d’Eugène Gigout.
 
Le lendemain, dimanche 19 juin de 15h00 à 19h00, les claviers de l’orgue de la collégiale n’auront pas le temps de se reposer. En effet, comme depuis plusieurs années, plusieurs organistes se succèderont pour ce marathon musical qui fête, avec quelques jours d’avance (mais a-t-on besoin d’une date précise pour faire de la musique avec plaisir ?) la Musique. Ainsi, on entendra Christiane Boué, Murielle Gontard, Bernard Bender, Frédéric Brun, Bernard Fouilland et Jean-Michel Petit. A l’heure où l’on imprime ces lignes, rien n’indique quel sera le programme des uns et des autres : journée du caprice (chacun joue ce qu’il veut, dans l’ordre qu’il veut) et de l’amitié (l’ambiance est aux retrouvailles entre confrères et consœurs, organistes qui ne se voient que rarement, chacun étant accaparé par sa tribune…) et cela se retransmet dans l’ambiance de ce concert un peu « débraillé », impromptu et plein d’enthousiasme !C360_2015-10-19-14-56-49-902

Jeux d’orgue de Maxime Heintz, samedi 11 juin à 17h30

Pour ouvrir le cycle des Jeux d’orgue de la collégiale, la dynamique association a, une nouvelle fois, fait preuve d’un jugement que l’on pourrait qualifier de « bien aiguisé ». Mathilde Théobald, aux claviers, a fait preuve d’une force et d’une détermination, dans la conduite du discours musical et la fermeté rythmique, que sa frêle et discrète silhouette n’aurait pas laissé, de prime abord, augurer ! Avec la « Toccata » de Gigout, emportée par son impétuosité, avec les deux grandes fresques de Bach, dont l’une pour clavecin très bien adaptée à l’orgue à tuyaux, le public a pu mesurer le talent de la jeune interprète.

Avec Maxime Heintz, l’on pourra encore mesurer que le talent n’attend pas le nombre des années. Musicien généreux, disponible et ouvert à toutes les expériences (on l’a connu chanteur et maître de choeur attentif), le jeune organiste est bien connu dans la région et s’est attiré l’affection d’un public fidèle. Habitué de la tribune de la collégiale, il y a brillé à de nombreuses reprises, notamment pour l’Intermezzo de Noël de la fin de 2015, où son interprétation de l’immense « Passacaille et thème fugué » de Bach a saisi par son éloquence. Né à Chalon-sur-Saône, Maxime Heintz a commencé la musique en 1995 et notamment l’orgue avec Pierre Simonet (date de ses premières prestations à Romans). En 1998, il a intégré le Conservatoire de Marseille, dans la classe d’André Rossi, duquel il est sorti avec un Premier prix. Longtemps organiste titulaire de la collégiale de Grignan, il s’est aussi consacré à la direction chorale tout en continuant à pratiquer son instrument de prédilection. Musicien accompli, d’une générosité soulignée, il s’est produit à de nombreuses reprises à Romans –dès son plus jeune âge. Fidèle de Bach et du répertoire romantique, il en donne une traduction toujours vivante et rigoureuse, fermement menée par une attention toujours constante au rythme et aux couleurs, agencées avec goût et simplicité, pour une bonne compréhension des œuvres.

Maxime Heintz propose un programme de valeurs sûres et, comme les Amis de l’orgue les apprécient, un de ces panoramas musicaux qui mettent en valeur l’instrument aux timbres polyvalents. Tout d’abord, on entendra de Louis Nicolas Clérambault, la « Suite du deuxième ton » : cette suite présente les formes musicales que l’art baroque a privilégiés (« Plein jeu », « Duo », « Trio », « Basse de cromorne », « Flûtes », « Récit de nazard », « Caprice sur les grands jeux ») et qui mettent en valeur les timbres appréciés de ce temps mais affiche déjà un goût prononcé pour la mélodie agréable, séduisante. Ensuite, de Johann-Sebastian Bach, on entendra trois chorals que Bach a adaptés, lui-même, d’oeuvres de sa plume et regroupés dans le recueil édité par Schübler (« Wachet auf ruft uns die stimme », « Wer nur den lieben Gott lässt walten » et « Ach bleib uns, Herr Jesu Christ »). De Mendelssohn, grand redécouvreur de Bach, on appréciera la « Deuxième sonate en ut mineur op.65″ en quatre mouvements avant de retrouver l’un des compositeurs favoris du musicien : Jehan Alain. Feu follet musical, fauché par la drôle de guerre, en 1940, ce compositeur fait regretter qu’il n’ai laissé « que » 120 œuvres dont ces émouvantes « Variations sur un thème de Clément Janequin » qui redécouvrent la musique baroque bien avant les autres pendant les années 1930, dont cette « Deuxième fantaisie » qui bénéficie de la découverte, par le musicien, des musiques orientales lors de l’Exposition coloniale de 1932, et dont ce « Choral », extrait de la « Suite pour orgue » qui lui valut une récompense lors d’un prestigieux concours de composition.

Ainsi, la saison musicale de Saint-Barnard se poursuit au mieux, avec des musiciens de qualité et des programmes qui donnent à découvrir, à réécouter… Ne manquez pas ce moment de bonne musique, ce samedi 11 juin à 17h30 (entrée libre).maxime heintz

 

Visite des enfants des écoles…

Plusieurs classes des enfants de l’école Pasteur de Bourg-de-Péage sont venues visiter l’orgue de la collégiale sous la conduite de Jean-Michel Petit… Une sympathique habitude de l’association prise avec les instituteurs/trices des écoles de l’agglomération… Les sourires et la surprise, la joie de la découverte se lisaient sur les jeunes frimousses !

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Jeux d’orgue de Mathilde Théobald, samedi 4 juin à 17h30

Les Amis de l’orgue proposent l’une des saisons d’orgue les plus dynamiques du département. Avec une quinzaine de manifestations, depuis les Intermezzi du titulaire au caractère souvent enjoué et détendu, jusqu’aux Double Jeu ! qui accueillent, en partenariat avec les Amis de l’orgue de Saint-Antoine-l’Abbaye, des organistes virtuoses, issus des plus grandes institutions et responsables de tribunes prestigieuses, la dynamique association sait proposer des concerts aux formules renouvelées, variées, mais qui savent aussi être fidèles à la tradition établie par ses fondateurs. En cette année d’anniversaire du Calvaire des Récollets, on se souviendra du superbe « Chemin de la Croix » donné avec récitant l’après-midi des Rameaux -ainsi que du prochain concert spirituel qui sera donné octobre (on en reparlera).

Ce samedi 4 juin, à 17h30, c’est la jeune organiste Mathilde Théobald qui ouvrira la série des Jeux d’orgue, ces concerts du samedi initiés il y a plus de quarante ans par les fondateurs de l’association. La formation musicale de Mathilde Théobald signale, dès 2001, des cours de piano dans la classe d’Audrey Kaiser à la Marshall University dans le Kentucky. Elle obtient ensuite, la médaille d’or en piano dans la classe de Catherine Lechner-Reydellet (2004), puis le DEM de piano en 2006 et le Prix d’orgue mention très bien dans la classe d’Olivier Houette en 2007 au Conservatoire de Bourg-la-Reine. En 2008, elle obtient, dans le même établissement, le D.E. de piano et le DEM d’orgue avant de suivre des cours de perfectionnement en piano avec Brigitte Bouthinon-Dumas. Elle suit aussi la formation du CEFEDEM du Conservatoire de Rueil-Malmaison. Depuis 2014, elle est organiste titulaire de l’orgue Abbey de Renaison (Loire). Depuis 2011, Mathilde Théobald est professeur de piano et d’orgue à l’Ecole municipale de musique de Paray-le-Monial.

Le programme proposé par la musicienne fait une nouvelle fois la part belle aux oeuvres rarement entendues. Outre deux grandes fresques de Bach (« Toccata et Adagio en ut mineur BWV564″ et  » Toccata, adagio et fugue en mi mineur BWV914″), on entendra de Théodore Dubois (musicien officiel par excellence du début du XXe siècle, maintenant largement oublié) une « Cantilène religieuse » et un « Offertoire ». Après la belle et circonspecte « Toccata » d’Eugène Gigout, le public pourra découvrir trois chorals de l’organiste aveugle Helmut Walcha. Le délicat « Prélude, fugue et variation » de César Franck, toujours délicieux, fera pendant au méditatif « Cantabile » d’Enrico Pasini, compositeur italien vivant.

La qualité de la musicienne, déjà reçue il y a plusieurs années à Romans, et l’originalité de son programme plaident pour honorer d’une présence nombreuse ce concert (gratuit) !20140601_114743

 

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