Référencement de l’association

Le Conseil général de la Drôme a récemment mis à jour sa « Carte ouverte du patrimoine de la Drôme ».

Notre association y figure désormais avec force détails.

Un excellent moyen de diffusion, toujours plus large, des informations relatives à notre orgue et à nos activités.

https://ozmaps.com/ozmap/vmhzyxjd/m/Conseil_Departemental_de_la_Drome/

Bonne année !!!…

Voeux 2

Intermezzo du titulaire : la Saint-Barnard en musique !

En ce début 2016, l’association tiendra son assemblée générale ce samedi 23 janvier à 10h30 au presbytère de la collégiale (5, rue des Trois Carreaux). Cette séance traditionnelle sera l’occasion, outre des bilans, de la présentation des projets pour la nouvelle saison. On annonce, cette année encore, de grands moments musicaux sous les hautes voûtes, notamment en écho avec les festivités d’anniversaire du Calvaire des Récollets dont la Ville annoncera le détail ce prochain lundi.

On sait que, outre les grandes séries de concerts donnés en juin et septembre, l’association profite des « fêtes carillonnées » pour faire résonner l’orgue de façon décontractée, sans formalisme particulier, pour le simple plaisir de faire entendre ce bel instrument aux sonorités multiples. Ainsi, ces Intermezzi organisés par Jean-Michel Petit, l’organiste titulaire de la collégiale, connaîtront leur première occurrence ce dimanche 24 janvier à 16h30 (entrée libre). L’organiste romanais a choisi d’inviter son confrère Frédéric Brun (par ailleurs président de l’association), organiste de l’église de Bourg-de-Péage. Jean-Michel Petit a travaillé avec Jeanine Collet et, au Conservatoire de Grenoble, avec Mme Amiez-Falque, avant de se perfectionner, plus tard, avec Frédéric Muñoz et Jean-Claude Saliques. Frédéric Brun, quant à lui, a suivi l’enseignement d’Emmanuel Hocdé et de Jean-Paul Imbert aux fameux stages d’orgue de l’Alpe d’Huez. Tous deux animés par un fervent attachement à l’orgue de la collégiale, et bien dans le ton de ce concert impromptu dédié à Saint-Barnard, ils donneront des miscellanées d’œuvres dont le choix repose sur leur plaisir à les jouer (on parle cependant de roboratives toccatas, de Gigout et de Widor)…

 

Intermezzo de Noël : les plus beaux Ave Maria

Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard, dont l’activité a été saluée, en 2015 pour sa particulière qualité notamment lors du cycle Double Jeu ! des samedis septembre, achèvera cette année en beauté, le dimanche 27 décembre à 16h30, avec cet Intermezzo dédié à l’art vocal. En effet, Jean-Michel Petit, organiste titulaire et chargé de l’organisation de ces intermèdes musicaux donnés lors des fêtes carillonnées, a invité son confère Maxime Heintz, merveilleux organiste déjà entendu à plusieurs reprises à Saint-Barnard cette année. Il jouera plusieurs pièces en soliste en compagnie du choeur mixte « Au fil des voix » dirigé par Evelio Pampillo Diaz. Cet ensemble, déjà bien connu dans la région pour la qualité de ses prestations, chantera un programme entièrement dédié à la Vierge avec les « Ave Maria » de Charles Gounod, Jacques Arcadelt et Tomas Luis de Victoria, ainsi que le Salve « O Vergina Maria » de Gioaccino Rossini et le « Salve Regina » de Franz Liszt.AU FIL DES VOIX

A n’en pas douter, les voix de ce choeur chevronné s’élèvera avec beauté sous les voutes élevées de la collégiale et trouveront dans l’orgue un compagnon à la hauteur de son but : toucher les coeurs et les âmes !

 

Intermezzo du titulaire, hautbois et orgue, dimanche 22 novembre 2015

Après le feu d’artifice du mois de septembre, tiré par les Amis de l’orgue lors d’une série d’anthologiques Double Jeu !, l’orgue de Saint-Barnard sera, à nouveau, l’objet des soins de musiciens passionnés et talentueux. Jean-Michel Petit, organiste titulaire a organisé cet Intermezzo du titulaire pour lequel il a convié son collègue Michel Robert, organiste de la collégiale de Saint-Donat, à accompagner Jean-Paul Jacquon au hautbois. De nombreux duos ont déjà été entendus à cette tribune, l’orgue accompagnant le violoncelle de Christophe Tseng, la flûte de Ani Yakhinian, la trompette de Jean-Pierre Gonzalez ou Igor Nareika. Pour ce concert inédit, le hautbois sera tout particulièrement mis en valeur par un programme superbe.
Après des études musicales au CRR de Saint-Etienne où il obtient des Prix en histoire de la musique, hautbois, musique de chambre et déchiffrage, Jean-Paul Jacquon s’est perfectionné au Conservatoire de Saint-Maur avec Michel Giboureau en hautbois et pédagogie musicale. Il a aussi obtenu un 1er Prix de chant lyrique dans la classe d’Eliane Klein. Il enseigne la formation musicale à la Cité de la musique de Romans. Il sera accompagné par Michel Robert, bien connu et estimé dans notre région. Disciple des maîtres Vlado Perlemuter, Jaques Coulaud, René Saorgin, Pierre Cochereau, Stéphane Cardon, Pierre Dervaux, il est pianiste, organiste, chef d’orchestre, pédagogue. Lauréat du Concours International d’Improvisation de Lyon, titulaire du CA de piano, Professeur au Conservatoire à rayonnement départemental de Valence, organiste de la Cathédrale d’Autun, Michel Robert est, depuis décembre 2006, titulaire du grand orgue Schwenkedel de la Collégiale Saint Pierre et Saint Paul de Saint-Donat tribune autour de laquelle il développe une intense activité artistique et pédagogique.
Le programme proposé par les deux musiciens fera la part belle à la musique baroque : « Fanfare » de Jean-Joseph Mouret, « Concerto » de Georg-Friedrich Haendel, « Te deum » de Marc-Antoine Charpentier, « Ave Maria » de Giulio Caccini, mais aussi au répertoire romantique : « Panis angelicus » de César Franck, « Pie Jesu » du « Requiem » de Gabriel Fauré, « Ave Maria » de Franz Schubert. L’orgue, seul, brillera dans l’une des « Sinfonia » de Johann-Sebastian Bach et l’une des deux « Fantaisies » de Wolfgang Amadeus Mozart, originellement écrite pour un orgue mécanique.
Fidèles à leur souci de transmission, les deux musiciens offriront à un jeune élève du Conservatoire romanais, Carla Roy, de jouer à la viole de gambe l’ »Andante et allegro » de Georg Philipp Telemann. Jean-Paul Jacquon jouera par la suite, au couvent des clarisses, le 12 décembre à 16h00 avec l’Ensemble Les barricades mystérieuses (formation composée d’un clavecin, violon, hautbois et violoncelle) et avec la même formation le 13 décembre en l’église Notre Dame de Lourdes (des oeuvres de Vivaldi, Bach, Télémann et Geminiani).
Jean-Paul JacquonCet Intermezzo du titulaire, dédié au hautbois, sera donné le dimanche 22 novembre à 16h30 (entrée libre, participation aux frais).Michel Robert

Double Jeu ! de Jean-Baptiste Monnot, 26 et 27 septembre

Yoann Tardivel-Erchoff, qui officiait samedi dernier au cœur des Journées du Patrimoine, a offert un véritable marathon musical au public nombreux. Conclure la visite de la collégiale par un concert de cette maîtrise est un privilège : aisance technique, fermeté de la conduite du discours, force dramatique et inventivité dans l’exploitation des ressources sonores de l’instrument de la collégiale, tout concourrait à ce que ce concert soit un moment privilégié, à a mesure de ceux qui l’ont précédé dans cette série. Yoann Tardivel, professeur au Conservatoire de Bruxelles, concertiste recherché et producteur de radio, faisait montre de son originalité avec un programme tout entier consacré à l’influence de Bach chez les musiciens du XIXème siècle. Pour conclure cette série de haute tenue musicale, les auditeurs pourront retrouver l’extraordinaire jeune virtuose déjà bien apprécié Jean-Baptiste Monnot. Déjà reçu à plusieurs reprises, on pourra l’entendre à nouveau avec le même bénéfice et l’assurance d’un moment intense.

Jean-Baptiste Monnot est le tout récent titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen (sa nomination, sur concours, date de ce mois-ci) et de l’orgue historique Joseph Merklin de la Collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie. Il est également professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes-en-Yvelines. Né en 1984 en Normandie, il a étudié l’orgue au Conservatoire national de Région de Rouen où il a obtenu la Médaille d’or, le Premier prix de perfectionnement et le Premier prix d’excellence. En 2002, il a remporté à l’unanimité le premier prix du quatrième Concours du Jeune Organiste présidé par Marie-Claire Alain et obtenu le Diplôme d’Études Musicales Régional d’orgue. Admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Olivier Latry et Michel Bouvard, il y a obtenu le Diplôme de Formation Supérieure en orgue avant d’aller se perfectionner auprès de Bernhard Haas à la Hochschule für Musik de Stuttgart. À plusieurs reprises, il a suivi les master-classes de Jean Guillou à Zürich avant d’être l’assistant de son Maître, entre 2004 à 2014, au grand orgue de l’église Saint-Eustache. Appelé à jouer à Kyoto, Nagoya ou La Nouvelle-Orléans, il se produit dans de nombreux festivals français et étrangers. L’an dernier, il a donné un concert à l’Österreichischer Rundfunk de Vienne, radiodiffusé en direct et avec l’orchestre philharmonique de Kiev.

Samedi 26 septembre, à 17h30 à Saint-Barnard, Jean-Baptiste Monnot jouera le magnifique « Prélude et fugue en la mineur BWV 543 » de Bach, vaste fresque éloquente et d’une grande noblesse, sa propre transcription de trois pièces pour piano d’Alexander Scriabin (« Etude en ut dièse n°1 op. 2 », « Préludes en la mineur n°2 op. 11 et n°2 op.59 ») avant de se lancer dans l’immense « Fantaisie et fugue sur Ad nos ad salutarem undam » de Franz Liszt, chef d’œuvre quasiment cinématographique, riche d’une inventivité stupéfiante et d’un formidable impact dramatique à même de mettre toutes les ressources de l’orgue et de l’interprète en valeur.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, le dimanche 27 septembre à 17h00, le jeune musicien redonnera le « Prélude et fugue en la mineur BWV 543 » associé à trois chorals du même Bach (« Allein Gott in der höh sei eh » « Dies sind die heilige zehn Gebot» et « Wir glauben all’ an einen Gott»). La superbe et si lyrique « Tierce en taille » de Nicolas de Grigny précèdera deux chorals de Brahms, écrits à la fin de sa vie (« Es ist ein Ros’ entsprungen » et « O Gott, du frommer Gott »). Pour conclure le cycle et la saison, c’est la grande « Toccata dorienne » qui aura les honneurs.

Sans doute aucun, le public pourra se rendre à ces deux concerts avec la certitude de moments exceptionnels : le talent de Jean-Baptiste Monnot, unanimement reconnu en France et à l’étranger est un gage sûr. Sa toute récente nomination à la tribune de Saint-Ouen de Rouen, où il aura sous les doigts l’un des plus superbes instruments de France, et que le monde musical nous envie, est une excellente nouvelle pour le monde de l’orgue. Le talent du musicien, sa conscience aiguë de son rôle et la rigueur de son approche garantissent la plus belle mise en valeur de cet orgue aux ressources sonores uniques et au statut incroyable : il est dans l’état de sa construction, en 1890 ! Heureux mélomanes qui croiseront Jean-Baptiste Monnot sur leur chemin : il marquera leur souvenir…

monnot

 

 

Double Jeu ! de Yoann Tardivel-Erchoff, 19 et 20 septembre

Il sera difficile, cette semaine encore, de ne pas enfiler les superlatifs comme des perles alors qu’on voudra rendre compte de la superbe série de concerts proposée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye. Paul Goussot, tout feu, tout flamme, a littéralement ensorcelé son public avec des œuvres, des transcriptions et des improvisations menées d’une main sûre, survoltée et si enthousiasmante. Jean-Marc Leblanc, plus posé, tout aussi virtuose mais dans un registre plus grave, plus intimiste, donnait la mesure de son talent et d’un toucher incroyablement souple et délicat. Les œuvres qu’il avait inscrites à ses programmes s’enrichissaient l’une l’autre de subtiles relations et donnaient, au bout du compte, l’impression d’une superbe maîtrise et d’une stimulante réflexion, d’un moment absolument enrichissant.

Avec Yoann Tardivel-Erchoff, jeune et brillant concertiste, ce sera une toute autre ambiance qui nous sera, à nouveau, proposée : le programme donné samedi 19 septembre à Saint-Barnard, à 17h30 est entièrement organisée autour de la figure de Bach et de l’écho de son œuvre chez ses successeurs. L’aura du Maître n’a presque jamais faibli et si une période de relatif oubli a suivi sa mort, les musiciens l’ont tôt redécouvert, dès le début du XIXème siècle, notamment sous l’impulsion de Mendelssohn. Par la suite, tous ont fait leur la substantifique moelle de cette musique si essentielle et se la sont appropriée. Ainsi, Max Reger, lui-même prolifique organiste et compositeur, arrangea pour son instrument la « Fantaisie Chromatique BWV 903 » alors que Siegfried Karg-Elert, lui aussi praticien de l’instrument à tuyaux, donnait une « Symphonie Pastorale » arrangée d’après la « Pastorale » de l’ « Oratorio de Noël BWV 248 ». Alexander Gottschalg, proche de Liszt, adapta à l’orgue l’ « Air » de la « Suite BWV 1068 ». Charles-Marie Widor, auteur de neuf symphonie pour orgue, grandes initiatrices du genre, écrivit aussi un étonnant « Bach’s memento », peu joué, et qui montre de quelle façon un compositeur de la fin du XIXème siècle pouvait s’approprier la musique de son aîné, l’amplifiant d’une manière qui pourrait nous paraître, à nous plus respectueux de la lettre surtout depuis la « révolution baroqueuse », quelque peu déroutante. On entendra, extrait de cette suite, l’ « Aria » tiré du « Prélude BWV 855 » et la « Marche du Veilleur de Nuit » tirée du célèbre choral de la « Cantate BWV 140 ». Enfin, on entendra aussi comme Henri Messerer a métamorphosé l’ample « Chaconne » extraite de la « Partita BWV 1004 ». Au centre de ce programme, une place sera accordée à Franz Liszt qui conclut son impressionnante fresque « Weinen, Klagen, Zorgen, Sagen » par un choral qui illumine instantanément la rigoureuse et douloureuse progression dramatique de l’œuvre.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, le public peut s’attendre à de belles surprises. Tout à son goût pour la remise en question des habitudes et pour la confrontation des époques et des styles, à même de faire surgir de nouveaux points de vue, Yoann Tardivel-Erchoff jouera d’abord « Cinq Fugues sur le mesme sujet » de Jean-Henri d’Anglebert, comme un respectueux hommage au style de l’instrument antonin. Mais en total contraste, on entendra « Trois études pour orgue baroque » de Gérard Pesson, compositeur français né en 1958, marqué par son apprentissage auprès de Betsy Jolas et d’Ivo Malec, musicien décrit comme un « artisan économe des formes brèves (ses « Vignettes I et II », pour quatuor à cordes, n’excèdent pas trois minutes chacune), alchimiste des sonorités ténues ou furtives, chiches en décibels (« Respirez, ne respirez plus ») ». Des extraits de la « Messe à l’usage des couvents » de François Couperin précèderont une nouvelle confrontation, celle de l’hymne « Pange lingua » de Nicolas de Grigny, furtif génie mort à trente ans à peine en 1703, avec une œuvre éponyme de Benoît Mernier, organiste et compositeur belge né à Bastogne en 1964. Elève de Philippe Boesmans, Mernier a découvert l’orgue avec Jean Ferrard, dont il fut l’assistant pendant plusieurs années aux Conservatoires de Liège et de Bruxelles, puis de Jean Boyer.

C’est un jeune musicien au curriculum vitae enviable qui sera aux commandes de ces impressionnants programmes. Né en 1982, Yoann Tardivel-Erchoff est actuellement professeur assistant au Conservatoire Royal de Bruxelles où il enseigne aux côtés de Bernard Foccroulle. Il a été formé à Paris, Copenhague et Bruxelles auprès de Michel Bouvard, François-Henri Houbart et Olivier Latry. Les conseils de Bine K. Bryndorf, Jean Ferrard et Bernard Foccroulle l’ont aidé à a approfondir sa connaissance des musiques anciennes germaniques et nordiques. Entre 2007 et 2010, Yoann Tardivel a été organiste co-titulaire de l’église Notre-Dame des Vertus à Aubervilliers. En 2008, il a remporté le premier grand prix d’interprétation au Concours International Xavier Darasse à Toulouse et a été élu « Young organist of the year » pour l’année 2009. En tant que soliste, il s’est déjà produit lors de nombreux festivals européens, notamment au festival Klangspuren, à Innsbruck (Autriche), entièrement consacré à la musique contemporaine. Il a publié, en 2012, un disque consacré à Jehan Alain. Il est animateur-producteur sur Musiq3, une chaîne de la RTBF (Radio-Télévision Belge de la communauté Francophone).

A nouveau, deux concerts riches en découvertes, en surprises, en virtuosité, à même de renouveler notre regard sur l’instrument majestueux aux mille sons.  Yoann Tardivel-Erchoff se produira donc le samedi 19 septembre à 17h30 à Saint-Barnard et le dimanche 20 septembre à 17h00 à Saint-Antoine-l’Abbaye (entrée libre, participation aux frais). Ce week-end des Journées du Patrimoine permettra aussi au public de visiter les deux tribunes (samedi et dimanche à Saint-Antoine-l’Abbaye et dimanche à Romans).yoanntardivel2

Double Jeu ! de Jean-Marc Leblanc, 12 et 13 septembre

Encore sous le charme et l’incroyable impression produite par la prestation de Paul Goussot, toute en force virtuose et sensibilité poétique, le public pourra, cette semaine encore, goûter au talent du second invité de la série initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye. Double jeu, double plaisir musical, très différent sur ces deux instrument très éloignés l’un de l’autre par leur style et leur facture, et aussi par les périodes du vaste répertoire que l’on peut jouer, chaque instrument ayant, en quelque sorte, sa période de prédilection –ce qui n’empêche pas des les provoquer, notamment en jouant des œuvres contemporaines sur l’instrument antonin, construit dans le style du XVIIIème siècle.  

C’est Jean-Marc Leblanc qui sera accueilli ce week-end. Disciple de Louis Thiry et de Jean Boyer, il a accompli sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris où il a obtenu, en 1992, le premier prix d’orgue, premier nommé, dans la classe de Michel Chapuis, ainsi que les premiers prix d’analyse, d’harmonie, de contrepoint et de fugue. Il est actuellement titulaire des grandes orgues historiques Clicquot Cavaillé-Coll Gonzalez de Saint-Merry et des grandes orgues Schwenkedel de Saint-Thomas-d’Aquin de Paris. Agrégé de musicologie, il enseigne à l’Université de Tours. Il donne des concerts en France et à l’étranger et participe à de nombreux festivals où il est invité à toucher de prestigieux instruments comme à Notre-Dame de Paris, Saint-Ouen de Rouen, Saint-Maximin de Provence, Sainte-Croix de Bordeaux, Riga, Saint-Pétersbourg, Aix-la-Chapelle, en Corée et en Bolivie. Attaché à mettre en valeur, par son jeu unanimement salué pour sa clarté, sa distinction et son assurance, l’ensemble du répertoire, Jean-Marc Leblanc a composé un programme tout en originalité.

A Romans, samedi 12 septembre, il donnera à entendre, de Carl Philipp Emanuel Bach, la « Sonate n°4 » en la mineur de 1755 avant de découvrir les « Vêpres des Vierges op. 31 » d’Ernest Chausson, œuvre rare de l’auteur du « Poème de l’amour et de la mer » et du « Roi Arthus », son unique opéra. On découvrira cette suite peu jouée, écrite par un artiste marqué par Wagner et ami de Debussy, d’Indy et Dukas. En contraste, et témoignant d’une parfaite technique, l’organiste enchaînera la « Sonate en trio n°1 » en mi bémol majeur de Bach, « Ma l’ombra sol » et une œuvre écrite en 2008 par le jeune compositeur Valéry Aubertin. Ce programme tout en contraste s’achèvera avec, là aussi, une œuvre peu jouée : l’Office n°51 « Dominica XXIII post Pentecostem », extrait de « L’orgue mystique op. 57 » de Charles Tournemire. Compositeur prolifique, il laisse pour l’orgue un corpus impressionnant qui comprend ce cycle destiné à chaque dimanche de l’année. Intéressé par Mahler et Busonni avec qui il correspond, Tournemire reste à découvrir plus encore, ce à quoi le travail de Jean-Marc Leblanc contribuera : il prépare l’édition de ses cahiers, à la fois mémoires et pensées.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, Jean-Marc Leblanc présentera, là aussi, un vaste panorama du répertoire, avec le « Sanctorum meritiis » de Jehan Titelouze, le tout premier organiste français à avoir publié de la musique. Profitant du caractère de l’instrument et illustrant l’influence européenne de la congrégation antonine, on entendra deux « Tientos » de Correa de Arauxo, autre auteur du XVIème siècle, ainsi qu’une « Fugue » et un « Caprice » de Roberday. De Tournemire, on découvrira son étonnante « Suite évocatrice op. 74 », écrite à la fin des années 1920, période où  l’on redécouvrait les qualités des instruments anciens. Enfin, un superbe « Concerto » de Corrette conclura ce concert qui s’annonce lui aussi passionnant.

Il faut, une nouvelle fois, souligner la très haute tenue musicale des concerts que nous proposent ces deux associations : ces Double Jeu tout en fervente virtuosité tiennent leurs promesses ! Jean-Marc Leblanc se produira donc samedi 12 septembre à Romans à 17h30 et le dimanche 13 septembre à Saint-Antoine-l’Abbaye à 17h00 – entrée libre, participation aux frais.jeanmarcleblanc

 

Double Jeu ! de Paul Goussot, 5 et 6 septembre

Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard nous ont habitués, depuis quelques années, à donner au public le plaisir d’entendre des organistes de très haute volée durant leur cycle de septembre : les Double Jeu ! Titre ô combien signifiant puisque l’on nomme « jeu » chacun des timbres de l’instrument ; tout aussi bien, ce titre très accrocheur peut renvoyer au défi que constitue le programme qui est proposé aux musiciens : donner deux concerts sur deux instruments radicalement différents, l’un le samedi à Romans, le second le dimanche à Saint-Antoine-l’Abbaye. L’orgue de la collégiale romanaise, polyvalent et attaché au style néoclassique, se prête volontiers à la musique romantique, à celle du début du XXème siècle qui est celle qui convient le mieux à son esthétique, mais sait aussi donner des couleurs convaincantes à la musique ancienne  ou contemporaine pour peu que l’instrumentiste en ait la volonté ! A Saint-Antoine-l’Abbaye, l’organiste aura sous les doigts un des fleurons de l’orgue français, un instrument tout entier dédié à la musique baroque française mais dont la richesse sonore s’adapte volontiers au reste du répertoire italien, allemand ou espagnol des XVII et XVIIIèmes siècles. Défis certes, mais aussi réels plaisirs de mélomanes quand la combinaison de la technique de ces virtuoses, de la chaleur de leur âme et de désir de donner à entendre le meilleur d’eux-mêmes fait de ces concerts, de ces week-ends de septembre, de merveilleux moments qui comblent les fervents comme ceux que l’orgue intrigue encore !

Pour ouvrir ce cycle, qui s’annonce cette année d’une particulière qualité, tant chacun des invités brille par un curriculum vitae enviable, c’est Paul Goussot qui est, à nouveau, accueilli. Le public avait pu découvrir son talent vraiment sidérant et convaincant de naturel, il y a deux ans. Né en 1984 à Bordeaux, il a effectué ses études au Conservatoire National Supérieur de  Musique de Paris où il a obtenu les plus hautes distinctions. Lauréat de nombreux concours internationaux d’orgue et d’improvisation (Bruges, Saint-Maurice, Luxembourg, Saint-Albans, Haarlem), Paul Goussot est invité, depuis, dans de prestigieux festivals d’Europe et se produit en compagnie d’artistes renommés comme Christian Ivaldi, Olivier Latry, ou encore avec le Caius Consort de Cambridge. En octobre 2009, Paul Goussot a été nommé « First Young Artist in Residence » à la cathédrale de la Nouvelle-Orléans. Lors de ce séjour, il s’est produit à l’orgue comme au clavecin en Louisiane et au Texas. Musicien polyvalent, Paul Goussot a toujours cherché à diversifier son métier d’artiste en s’intéressant tout autant à l’orgue qu’au clavecin, à l’improvisation et à la pédagogie. Titulaire de l’orgue Dom Bedos de l’Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, il a succédé à François-Henri Houbart au poste de professeur d’orgue du Conservatoire de Rueil-Malmaison. Récemment, il a accompagné de nombreuses projections, dont récemment, celles du Musée d’Orsay à Paris et de la Cinémathèque Française.

L’éclectisme du talent de Paul Goussot se confirmera aisément à la découverte de son programme. A Romans, il donnera à entendre d’Alexandre Guilmant, le « Final » de la « Première Sonate op.42″. Lui-même maintenant quelque peu oublié, Guilmant fut à l’origine du mouvement de redécouverte de la musique ancienne dont il assura l’édition de nombreux auteurs. Sa musique d’orgue, très typique de la diversité stylistique du XIXème siècle, réserve quelques bonnes pages, comme ce final enlevé et robuste. Tout différent, les Anthems « Zadok the Priest » de Haëndel sonneront dans un étonnant contraste. Engageant ensuite une belle perspective vers notre époque, le programme enchaînera, après un « Prélude » de Gabriel Pierné, plusieurs transcriptions tout à fait bienvenues : deux extraits de « Pelléas et Mélisande » de Gabriel Fauré (le « Prélude » et la « Sicilienne ») qui prendront un nouveau visage en passant de l’orchestre à l’orgue ; du toujours surprenant Charles Tournemire, musicien fantasque et insaisissable, une superbe improvisation retranscrite en dictée musicale (la fluide « Fantaisie Improvisation sur Ave Maris Stella » de 1928) et, pour finir, la diabolique et suprêmement virtuose « Toccata » de Serge Prokofiev. Paul Goussot terminera sur une improvisation sur un texte littéraire. A Saint-Antoine-l’Abbaye, le jeune musicien jouera, le lendemain à 17h00, le « Praeludium BuxXV 148″ de Dietrich Buxtehude, le très étonnant « In nomine » de John Bull, les Anthems « Zadok the Priest » de Haëndel et le « Concerto pour 4 violons en si mineur » de Vivaldi, programme qu’il pimentera d’improvisations dans divers styles, exercice dont il est coutumier et qui attire des éloges unanimes.

Il faut saluer l’étroite collaboration entre les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye : elle nous permet de rencontrer des musiciens de très haute volée, hôtes des tribunes les plus prestigieuses. Paul Goussot à Romans, le samedi 5 septembre à 17h30 et à Saint-Antoine-l’Abbaye, le dimanche 6 septembre à 17h00 – entrée libre, participation aux frais dans les deux cas. A ne pas manquer !

paul-goussot

Toute la presse en parle !…

Chers amis,

Voici résumée la « couverture presse » de la première partie de notre saison. Au passage, nous remercions chaleureusement L’Impartial, l’édition romanaise du Dauphiné libéré et Drôme hebdo pour leur fidèle efficacité.

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