Double Jeu ! de Jean-Baptiste Monnot, 26 et 27 septembre

Yoann Tardivel-Erchoff, qui officiait samedi dernier au cœur des Journées du Patrimoine, a offert un véritable marathon musical au public nombreux. Conclure la visite de la collégiale par un concert de cette maîtrise est un privilège : aisance technique, fermeté de la conduite du discours, force dramatique et inventivité dans l’exploitation des ressources sonores de l’instrument de la collégiale, tout concourrait à ce que ce concert soit un moment privilégié, à a mesure de ceux qui l’ont précédé dans cette série. Yoann Tardivel, professeur au Conservatoire de Bruxelles, concertiste recherché et producteur de radio, faisait montre de son originalité avec un programme tout entier consacré à l’influence de Bach chez les musiciens du XIXème siècle. Pour conclure cette série de haute tenue musicale, les auditeurs pourront retrouver l’extraordinaire jeune virtuose déjà bien apprécié Jean-Baptiste Monnot. Déjà reçu à plusieurs reprises, on pourra l’entendre à nouveau avec le même bénéfice et l’assurance d’un moment intense.

Jean-Baptiste Monnot est le tout récent titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’abbatiale Saint-Ouen de Rouen (sa nomination, sur concours, date de ce mois-ci) et de l’orgue historique Joseph Merklin de la Collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie. Il est également professeur d’orgue au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Mantes-en-Yvelines. Né en 1984 en Normandie, il a étudié l’orgue au Conservatoire national de Région de Rouen où il a obtenu la Médaille d’or, le Premier prix de perfectionnement et le Premier prix d’excellence. En 2002, il a remporté à l’unanimité le premier prix du quatrième Concours du Jeune Organiste présidé par Marie-Claire Alain et obtenu le Diplôme d’Études Musicales Régional d’orgue. Admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Olivier Latry et Michel Bouvard, il y a obtenu le Diplôme de Formation Supérieure en orgue avant d’aller se perfectionner auprès de Bernhard Haas à la Hochschule für Musik de Stuttgart. À plusieurs reprises, il a suivi les master-classes de Jean Guillou à Zürich avant d’être l’assistant de son Maître, entre 2004 à 2014, au grand orgue de l’église Saint-Eustache. Appelé à jouer à Kyoto, Nagoya ou La Nouvelle-Orléans, il se produit dans de nombreux festivals français et étrangers. L’an dernier, il a donné un concert à l’Österreichischer Rundfunk de Vienne, radiodiffusé en direct et avec l’orchestre philharmonique de Kiev.

Samedi 26 septembre, à 17h30 à Saint-Barnard, Jean-Baptiste Monnot jouera le magnifique « Prélude et fugue en la mineur BWV 543 » de Bach, vaste fresque éloquente et d’une grande noblesse, sa propre transcription de trois pièces pour piano d’Alexander Scriabin (« Etude en ut dièse n°1 op. 2 », « Préludes en la mineur n°2 op. 11 et n°2 op.59 ») avant de se lancer dans l’immense « Fantaisie et fugue sur Ad nos ad salutarem undam » de Franz Liszt, chef d’œuvre quasiment cinématographique, riche d’une inventivité stupéfiante et d’un formidable impact dramatique à même de mettre toutes les ressources de l’orgue et de l’interprète en valeur.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, le dimanche 27 septembre à 17h00, le jeune musicien redonnera le « Prélude et fugue en la mineur BWV 543 » associé à trois chorals du même Bach (« Allein Gott in der höh sei eh » « Dies sind die heilige zehn Gebot» et « Wir glauben all’ an einen Gott»). La superbe et si lyrique « Tierce en taille » de Nicolas de Grigny précèdera deux chorals de Brahms, écrits à la fin de sa vie (« Es ist ein Ros’ entsprungen » et « O Gott, du frommer Gott »). Pour conclure le cycle et la saison, c’est la grande « Toccata dorienne » qui aura les honneurs.

Sans doute aucun, le public pourra se rendre à ces deux concerts avec la certitude de moments exceptionnels : le talent de Jean-Baptiste Monnot, unanimement reconnu en France et à l’étranger est un gage sûr. Sa toute récente nomination à la tribune de Saint-Ouen de Rouen, où il aura sous les doigts l’un des plus superbes instruments de France, et que le monde musical nous envie, est une excellente nouvelle pour le monde de l’orgue. Le talent du musicien, sa conscience aiguë de son rôle et la rigueur de son approche garantissent la plus belle mise en valeur de cet orgue aux ressources sonores uniques et au statut incroyable : il est dans l’état de sa construction, en 1890 ! Heureux mélomanes qui croiseront Jean-Baptiste Monnot sur leur chemin : il marquera leur souvenir…

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Double Jeu ! de Yoann Tardivel-Erchoff, 19 et 20 septembre

Il sera difficile, cette semaine encore, de ne pas enfiler les superlatifs comme des perles alors qu’on voudra rendre compte de la superbe série de concerts proposée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye. Paul Goussot, tout feu, tout flamme, a littéralement ensorcelé son public avec des œuvres, des transcriptions et des improvisations menées d’une main sûre, survoltée et si enthousiasmante. Jean-Marc Leblanc, plus posé, tout aussi virtuose mais dans un registre plus grave, plus intimiste, donnait la mesure de son talent et d’un toucher incroyablement souple et délicat. Les œuvres qu’il avait inscrites à ses programmes s’enrichissaient l’une l’autre de subtiles relations et donnaient, au bout du compte, l’impression d’une superbe maîtrise et d’une stimulante réflexion, d’un moment absolument enrichissant.

Avec Yoann Tardivel-Erchoff, jeune et brillant concertiste, ce sera une toute autre ambiance qui nous sera, à nouveau, proposée : le programme donné samedi 19 septembre à Saint-Barnard, à 17h30 est entièrement organisée autour de la figure de Bach et de l’écho de son œuvre chez ses successeurs. L’aura du Maître n’a presque jamais faibli et si une période de relatif oubli a suivi sa mort, les musiciens l’ont tôt redécouvert, dès le début du XIXème siècle, notamment sous l’impulsion de Mendelssohn. Par la suite, tous ont fait leur la substantifique moelle de cette musique si essentielle et se la sont appropriée. Ainsi, Max Reger, lui-même prolifique organiste et compositeur, arrangea pour son instrument la « Fantaisie Chromatique BWV 903 » alors que Siegfried Karg-Elert, lui aussi praticien de l’instrument à tuyaux, donnait une « Symphonie Pastorale » arrangée d’après la « Pastorale » de l’ « Oratorio de Noël BWV 248 ». Alexander Gottschalg, proche de Liszt, adapta à l’orgue l’ « Air » de la « Suite BWV 1068 ». Charles-Marie Widor, auteur de neuf symphonie pour orgue, grandes initiatrices du genre, écrivit aussi un étonnant « Bach’s memento », peu joué, et qui montre de quelle façon un compositeur de la fin du XIXème siècle pouvait s’approprier la musique de son aîné, l’amplifiant d’une manière qui pourrait nous paraître, à nous plus respectueux de la lettre surtout depuis la « révolution baroqueuse », quelque peu déroutante. On entendra, extrait de cette suite, l’ « Aria » tiré du « Prélude BWV 855 » et la « Marche du Veilleur de Nuit » tirée du célèbre choral de la « Cantate BWV 140 ». Enfin, on entendra aussi comme Henri Messerer a métamorphosé l’ample « Chaconne » extraite de la « Partita BWV 1004 ». Au centre de ce programme, une place sera accordée à Franz Liszt qui conclut son impressionnante fresque « Weinen, Klagen, Zorgen, Sagen » par un choral qui illumine instantanément la rigoureuse et douloureuse progression dramatique de l’œuvre.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, le public peut s’attendre à de belles surprises. Tout à son goût pour la remise en question des habitudes et pour la confrontation des époques et des styles, à même de faire surgir de nouveaux points de vue, Yoann Tardivel-Erchoff jouera d’abord « Cinq Fugues sur le mesme sujet » de Jean-Henri d’Anglebert, comme un respectueux hommage au style de l’instrument antonin. Mais en total contraste, on entendra « Trois études pour orgue baroque » de Gérard Pesson, compositeur français né en 1958, marqué par son apprentissage auprès de Betsy Jolas et d’Ivo Malec, musicien décrit comme un « artisan économe des formes brèves (ses « Vignettes I et II », pour quatuor à cordes, n’excèdent pas trois minutes chacune), alchimiste des sonorités ténues ou furtives, chiches en décibels (« Respirez, ne respirez plus ») ». Des extraits de la « Messe à l’usage des couvents » de François Couperin précèderont une nouvelle confrontation, celle de l’hymne « Pange lingua » de Nicolas de Grigny, furtif génie mort à trente ans à peine en 1703, avec une œuvre éponyme de Benoît Mernier, organiste et compositeur belge né à Bastogne en 1964. Elève de Philippe Boesmans, Mernier a découvert l’orgue avec Jean Ferrard, dont il fut l’assistant pendant plusieurs années aux Conservatoires de Liège et de Bruxelles, puis de Jean Boyer.

C’est un jeune musicien au curriculum vitae enviable qui sera aux commandes de ces impressionnants programmes. Né en 1982, Yoann Tardivel-Erchoff est actuellement professeur assistant au Conservatoire Royal de Bruxelles où il enseigne aux côtés de Bernard Foccroulle. Il a été formé à Paris, Copenhague et Bruxelles auprès de Michel Bouvard, François-Henri Houbart et Olivier Latry. Les conseils de Bine K. Bryndorf, Jean Ferrard et Bernard Foccroulle l’ont aidé à a approfondir sa connaissance des musiques anciennes germaniques et nordiques. Entre 2007 et 2010, Yoann Tardivel a été organiste co-titulaire de l’église Notre-Dame des Vertus à Aubervilliers. En 2008, il a remporté le premier grand prix d’interprétation au Concours International Xavier Darasse à Toulouse et a été élu « Young organist of the year » pour l’année 2009. En tant que soliste, il s’est déjà produit lors de nombreux festivals européens, notamment au festival Klangspuren, à Innsbruck (Autriche), entièrement consacré à la musique contemporaine. Il a publié, en 2012, un disque consacré à Jehan Alain. Il est animateur-producteur sur Musiq3, une chaîne de la RTBF (Radio-Télévision Belge de la communauté Francophone).

A nouveau, deux concerts riches en découvertes, en surprises, en virtuosité, à même de renouveler notre regard sur l’instrument majestueux aux mille sons.  Yoann Tardivel-Erchoff se produira donc le samedi 19 septembre à 17h30 à Saint-Barnard et le dimanche 20 septembre à 17h00 à Saint-Antoine-l’Abbaye (entrée libre, participation aux frais). Ce week-end des Journées du Patrimoine permettra aussi au public de visiter les deux tribunes (samedi et dimanche à Saint-Antoine-l’Abbaye et dimanche à Romans).yoanntardivel2

Double Jeu ! de Jean-Marc Leblanc, 12 et 13 septembre

Encore sous le charme et l’incroyable impression produite par la prestation de Paul Goussot, toute en force virtuose et sensibilité poétique, le public pourra, cette semaine encore, goûter au talent du second invité de la série initiée par les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye. Double jeu, double plaisir musical, très différent sur ces deux instrument très éloignés l’un de l’autre par leur style et leur facture, et aussi par les périodes du vaste répertoire que l’on peut jouer, chaque instrument ayant, en quelque sorte, sa période de prédilection –ce qui n’empêche pas des les provoquer, notamment en jouant des œuvres contemporaines sur l’instrument antonin, construit dans le style du XVIIIème siècle.  

C’est Jean-Marc Leblanc qui sera accueilli ce week-end. Disciple de Louis Thiry et de Jean Boyer, il a accompli sa formation au Conservatoire National Supérieur de Paris où il a obtenu, en 1992, le premier prix d’orgue, premier nommé, dans la classe de Michel Chapuis, ainsi que les premiers prix d’analyse, d’harmonie, de contrepoint et de fugue. Il est actuellement titulaire des grandes orgues historiques Clicquot Cavaillé-Coll Gonzalez de Saint-Merry et des grandes orgues Schwenkedel de Saint-Thomas-d’Aquin de Paris. Agrégé de musicologie, il enseigne à l’Université de Tours. Il donne des concerts en France et à l’étranger et participe à de nombreux festivals où il est invité à toucher de prestigieux instruments comme à Notre-Dame de Paris, Saint-Ouen de Rouen, Saint-Maximin de Provence, Sainte-Croix de Bordeaux, Riga, Saint-Pétersbourg, Aix-la-Chapelle, en Corée et en Bolivie. Attaché à mettre en valeur, par son jeu unanimement salué pour sa clarté, sa distinction et son assurance, l’ensemble du répertoire, Jean-Marc Leblanc a composé un programme tout en originalité.

A Romans, samedi 12 septembre, il donnera à entendre, de Carl Philipp Emanuel Bach, la « Sonate n°4 » en la mineur de 1755 avant de découvrir les « Vêpres des Vierges op. 31 » d’Ernest Chausson, œuvre rare de l’auteur du « Poème de l’amour et de la mer » et du « Roi Arthus », son unique opéra. On découvrira cette suite peu jouée, écrite par un artiste marqué par Wagner et ami de Debussy, d’Indy et Dukas. En contraste, et témoignant d’une parfaite technique, l’organiste enchaînera la « Sonate en trio n°1 » en mi bémol majeur de Bach, « Ma l’ombra sol » et une œuvre écrite en 2008 par le jeune compositeur Valéry Aubertin. Ce programme tout en contraste s’achèvera avec, là aussi, une œuvre peu jouée : l’Office n°51 « Dominica XXIII post Pentecostem », extrait de « L’orgue mystique op. 57 » de Charles Tournemire. Compositeur prolifique, il laisse pour l’orgue un corpus impressionnant qui comprend ce cycle destiné à chaque dimanche de l’année. Intéressé par Mahler et Busonni avec qui il correspond, Tournemire reste à découvrir plus encore, ce à quoi le travail de Jean-Marc Leblanc contribuera : il prépare l’édition de ses cahiers, à la fois mémoires et pensées.

A Saint-Antoine-l’Abbaye, Jean-Marc Leblanc présentera, là aussi, un vaste panorama du répertoire, avec le « Sanctorum meritiis » de Jehan Titelouze, le tout premier organiste français à avoir publié de la musique. Profitant du caractère de l’instrument et illustrant l’influence européenne de la congrégation antonine, on entendra deux « Tientos » de Correa de Arauxo, autre auteur du XVIème siècle, ainsi qu’une « Fugue » et un « Caprice » de Roberday. De Tournemire, on découvrira son étonnante « Suite évocatrice op. 74 », écrite à la fin des années 1920, période où  l’on redécouvrait les qualités des instruments anciens. Enfin, un superbe « Concerto » de Corrette conclura ce concert qui s’annonce lui aussi passionnant.

Il faut, une nouvelle fois, souligner la très haute tenue musicale des concerts que nous proposent ces deux associations : ces Double Jeu tout en fervente virtuosité tiennent leurs promesses ! Jean-Marc Leblanc se produira donc samedi 12 septembre à Romans à 17h30 et le dimanche 13 septembre à Saint-Antoine-l’Abbaye à 17h00 – entrée libre, participation aux frais.jeanmarcleblanc

 

Double Jeu ! de Paul Goussot, 5 et 6 septembre

Les Amis de l’orgue de Saint-Barnard nous ont habitués, depuis quelques années, à donner au public le plaisir d’entendre des organistes de très haute volée durant leur cycle de septembre : les Double Jeu ! Titre ô combien signifiant puisque l’on nomme « jeu » chacun des timbres de l’instrument ; tout aussi bien, ce titre très accrocheur peut renvoyer au défi que constitue le programme qui est proposé aux musiciens : donner deux concerts sur deux instruments radicalement différents, l’un le samedi à Romans, le second le dimanche à Saint-Antoine-l’Abbaye. L’orgue de la collégiale romanaise, polyvalent et attaché au style néoclassique, se prête volontiers à la musique romantique, à celle du début du XXème siècle qui est celle qui convient le mieux à son esthétique, mais sait aussi donner des couleurs convaincantes à la musique ancienne  ou contemporaine pour peu que l’instrumentiste en ait la volonté ! A Saint-Antoine-l’Abbaye, l’organiste aura sous les doigts un des fleurons de l’orgue français, un instrument tout entier dédié à la musique baroque française mais dont la richesse sonore s’adapte volontiers au reste du répertoire italien, allemand ou espagnol des XVII et XVIIIèmes siècles. Défis certes, mais aussi réels plaisirs de mélomanes quand la combinaison de la technique de ces virtuoses, de la chaleur de leur âme et de désir de donner à entendre le meilleur d’eux-mêmes fait de ces concerts, de ces week-ends de septembre, de merveilleux moments qui comblent les fervents comme ceux que l’orgue intrigue encore !

Pour ouvrir ce cycle, qui s’annonce cette année d’une particulière qualité, tant chacun des invités brille par un curriculum vitae enviable, c’est Paul Goussot qui est, à nouveau, accueilli. Le public avait pu découvrir son talent vraiment sidérant et convaincant de naturel, il y a deux ans. Né en 1984 à Bordeaux, il a effectué ses études au Conservatoire National Supérieur de  Musique de Paris où il a obtenu les plus hautes distinctions. Lauréat de nombreux concours internationaux d’orgue et d’improvisation (Bruges, Saint-Maurice, Luxembourg, Saint-Albans, Haarlem), Paul Goussot est invité, depuis, dans de prestigieux festivals d’Europe et se produit en compagnie d’artistes renommés comme Christian Ivaldi, Olivier Latry, ou encore avec le Caius Consort de Cambridge. En octobre 2009, Paul Goussot a été nommé « First Young Artist in Residence » à la cathédrale de la Nouvelle-Orléans. Lors de ce séjour, il s’est produit à l’orgue comme au clavecin en Louisiane et au Texas. Musicien polyvalent, Paul Goussot a toujours cherché à diversifier son métier d’artiste en s’intéressant tout autant à l’orgue qu’au clavecin, à l’improvisation et à la pédagogie. Titulaire de l’orgue Dom Bedos de l’Abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux, il a succédé à François-Henri Houbart au poste de professeur d’orgue du Conservatoire de Rueil-Malmaison. Récemment, il a accompagné de nombreuses projections, dont récemment, celles du Musée d’Orsay à Paris et de la Cinémathèque Française.

L’éclectisme du talent de Paul Goussot se confirmera aisément à la découverte de son programme. A Romans, il donnera à entendre d’Alexandre Guilmant, le « Final » de la « Première Sonate op.42″. Lui-même maintenant quelque peu oublié, Guilmant fut à l’origine du mouvement de redécouverte de la musique ancienne dont il assura l’édition de nombreux auteurs. Sa musique d’orgue, très typique de la diversité stylistique du XIXème siècle, réserve quelques bonnes pages, comme ce final enlevé et robuste. Tout différent, les Anthems « Zadok the Priest » de Haëndel sonneront dans un étonnant contraste. Engageant ensuite une belle perspective vers notre époque, le programme enchaînera, après un « Prélude » de Gabriel Pierné, plusieurs transcriptions tout à fait bienvenues : deux extraits de « Pelléas et Mélisande » de Gabriel Fauré (le « Prélude » et la « Sicilienne ») qui prendront un nouveau visage en passant de l’orchestre à l’orgue ; du toujours surprenant Charles Tournemire, musicien fantasque et insaisissable, une superbe improvisation retranscrite en dictée musicale (la fluide « Fantaisie Improvisation sur Ave Maris Stella » de 1928) et, pour finir, la diabolique et suprêmement virtuose « Toccata » de Serge Prokofiev. Paul Goussot terminera sur une improvisation sur un texte littéraire. A Saint-Antoine-l’Abbaye, le jeune musicien jouera, le lendemain à 17h00, le « Praeludium BuxXV 148″ de Dietrich Buxtehude, le très étonnant « In nomine » de John Bull, les Anthems « Zadok the Priest » de Haëndel et le « Concerto pour 4 violons en si mineur » de Vivaldi, programme qu’il pimentera d’improvisations dans divers styles, exercice dont il est coutumier et qui attire des éloges unanimes.

Il faut saluer l’étroite collaboration entre les Amis de l’orgue de Saint-Barnard et de Saint-Antoine-l’Abbaye : elle nous permet de rencontrer des musiciens de très haute volée, hôtes des tribunes les plus prestigieuses. Paul Goussot à Romans, le samedi 5 septembre à 17h30 et à Saint-Antoine-l’Abbaye, le dimanche 6 septembre à 17h00 – entrée libre, participation aux frais dans les deux cas. A ne pas manquer !

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Toute la presse en parle !…

Chers amis,

Voici résumée la « couverture presse » de la première partie de notre saison. Au passage, nous remercions chaleureusement L’Impartial, l’édition romanaise du Dauphiné libéré et Drôme hebdo pour leur fidèle efficacité.

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Musique l’été…

Chers amis,

Pour vous aider à passer un été pleinement musical, voici quelques idées, quelques pistes…

Auditions à Saint-Antoine-l’Abbaye (les dimanches à 17h00, entrée libre) :

26 juillet : Jean-Paul Ravel, organiste titulaire, avec la lecture de « Le dernier ami » d’Eric Durnez, en collaboration avec le Festival « Textes en l’air

2 août : Lionel Desmeules

9 août : Stéphane Catalanotti

30 août : Franck Bésingrand

6 septembre : Paul Goussot (Bordeaux)

13 septembre : Jean-Marc Leblanc (Paris)

20 septembre : Yoann Tardivel-Erchoff (Bruxelles)

27 septembre : Jean-Baptiste Monnot (Mantes-la-Jolie, Rouen).

 

Auditions à la collégiale Saint-Sauveur de Grignan (les dimanches à 18h30, entrée libre)

26 juillet : Gérard Goudet (Chalon-sur-Saône)

2 août : Viviane Loriaut (Evreux)

9 août : Sylvain Ciaravolo (Strasbourg)

15 août : Rémi Farrugia (Cannes) avec Cécile Lo Bianco, soprano et Dominique Tortiello, ténor

23 août : Fabienne Medurio (Montélimar) avec Lara Dormeau, violon

30 août : Frédérique Gros (Le Puy-en-Velay)

5 septembre (chapelle Saint-Vincent, 17h00) : Ensemble vocal du Pays de Dieulefit

 

Auditions à la collégiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Saint-Donat-sur-l’Herbasse (les dimanches à 17h00, entrée libre)

2 août : Bernard de Quillacq (Dijon)

9 août : Michel Robert (Saint-Donat-sur-l’Herbasse)

16 août : Nathalie Ponce, basson, avec Michel Robert

22 août (20h30) : concert de clôture de l’académie Orgue et chant du Centre musical international J.S. Bach

23 août : Alain Bouvet (Caen)

28 août (17h00) : concert de clôture de l’Académie international d’improvisation conduite par Thierry Escaich

30 août : Maxime Heintz (Grignan)

 

 

Quelques perles musicales glanées sur Internet :

La fin de la dernière audition dominicale de Jean Guillou (voir la Lettre de la tribune n°13) à Saint-Eustache  :

https://www.youtube.com/watch?v=r-dYAmI_nxo

Jean-Baptiste Monnot sur l’orgue de la collégiale de Mantes-la-Jolie :

https://www.youtube.com/watch?v=HqeOjnofglY

Paul Goussot, à Bordeaux :

https://www.youtube.com/watch?v=KfR4ZcefA20

Yoann Tardivel-Erchoff dans une oeuvre de Maurice Duruflé

https://www.youtube.com/watch?v=_HkBNiukF68

 

 

 

Récital flûte de Pan et orgue, dimanche 12 juillet à 20h30

On se souvient que l’orgue de Saint-Barnard avait, lors d’une précédente saison, accueilli ses cousins à claviers : harmonium, accordéon, piano et clavecin. Cultivant cette heureuse habitude qui consiste à sortir le majestueux instrument de son isolement, tout en haut de sa tribune, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard proposent, ce dimanche 12 juillet à 20h30, un original récital flûte de Pan et orgue.

L’immense instrument aux mille tuyaux d’étain, sous les doigts de Dominique Aubert, organiste de l’église de Chennevières-sur-Marne, en région parisienne, dialoguera avec les fines flûtes de bois de Philippe Emmanuel Haas, venu de Suisse. Orgue et flûte de Pan, conversation de cousins car l’on sait que l’un fut inventé par Ktésibios dans l’Egypte antique et utilisa des aulos, sortes de petites flûtes de bergers dont on peut se faire une idée, de nos jours, justement avec ces flûtes de Pan. Instrument mythique, il fut célébré par Mallarmé dans son célèbre « Après-midi d’un faune » (« …Tâche donc, instrument des fuites, ô maligne Syrinx, de refleurir aux lacs où tu m’attends ! »). C’est Ovide qui attribue la création de cet instrument au dieu grec tout à son désir de séduire la nymphe Syrynx. Naï de Roumanie, frestel de Provence ou des Pyrénées, firlinfeu de Lombardie, paixiao de Chine ou siku bolivien ou nyanga du Mozambique, la flûte de Pan est présente dans toutes les cultures musicales traditionnelles, jusqu’en Océanie. Elle prouvera, lors de ce concert, toute sa s ouplesse et son à-propos dans la musique des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècle de toute l’Europe.

Le Duo Flûte de Pan et orgue fut constitué en 2009 et a été, depuis, invité dans le cadre de plusieurs festivals de musique ancienne et classique, en France et dans les pays francophones. Philippe Emmanuel Haas est né à Bâle. Il a fait ses études de flûte de Pan en musique ancienne et classique à Berne, en Suisse, et au Conservatoire de Hilversum, aux Pays-Bas. Il a participé à des cours magistraux d’interprétation sur des instruments en réplique d’époque au Centre international de formation musicale à Nice auprès de Jean-Loup Grégoire et de Simion Stanciu Syrinx ; dans le cadre de la Gesellschaft für alte Musik à Rastatt, en Allemagne, chez Hans-Martin Linde, ainsi qu’à l’Académie de Musique de Sion en Suisse dans le cadre du Festival Tibor Varga, sous la direction de Jordi Savall. Il a donné de nombreux concerts, en soliste accompagné à l’orgue, au clavecin, à la harpe ou au luth ou comme membre d’ensembles, en Allemagne, en Autriche, en Belgique et jusqu’en Californie, en Espagne, en Estonie et en Israël. En 1992 il était hôte enseignant de l’Académie Florigammes à Sartène, en Corse. Dominique Aubert est né à Arles. Il a obtenu un Premier prix de piano au conservatoire de Nîmes avant de se passionner pour l’orgue. Elève de Jean-Paul Lecot, organiste des basiliques de Lourdes, il a particulièrement travaillé l’écriture, l’interprétation et l’accompagnement liturgique. Il a participé à de nombreuses sessions d’orgue à Toulouse dirigées par Xavier Darasse. Organiste de 1976 à 1980 de l’église Saint Julien et à la Primatiale Saint Trophime d’Arles, il a été nommé, en 1982 à l’église Saint Pierre de Chennevières-sur-Marne . Auteur de plusieurs pièces à destination liturgique, il est membre de la Commission diocésaine de musique liturgique  du diocèse de Créteil.

Le programme s’avère un véritable panorama de la musique européenne, établi sur trois siècles et envisagé sous le jour original de la présence en soliste de la flûte de Pan. on entendra ainsi, la Prince of Denmark’s march de Jeremiah Clarke (1686/1707), une Suite de la Renaissance constituée de danses de Claude Gervaise (XVIème siècle) et Michael Praetorius (1571/1621) comprenant Pavane, Gaillarde, trois Bransles de Bourgogne, Volta, Bransle des villages, Allemande, Bransle double de Poictou et Spagnoletta, deux pièces extraites d’Alcyone ainsi que deux extraits du Deuxième Livre des pièces de viole de Marin Marais (1668/1733) transcrites par Jean-Paul Lécot, l’air « Now, O now I needs must part » de John Dowland (1562/1626), la Sonate en sol majeur opus 1 n°12 de Benedetto Marcello (1686/1739), la Toccata pour orgue de Gaston Bélier (1863/1938), des extraits de Six duos galants d’Esprit-Philippe Chédeville (1696/1762) et plusieurs airs opéras et d’oratorios de Georg-Friedrich Haendel (1685/1759).haas aubert

Virtuosité instrumentale et originalité seront, une nouvelle fois au rendez-vous des mélomanes et des habitués de la tribune de Saint-Barnard. Ce concert aura lieu le dimanche 12 juillet à 20h30. Entrée payante (10€, tarif réduit 5€ pour les moins de 12 ans). Billets en vente sur place.

Jeux d’orgue de Bernard Bender, samedi 27 juin à 17h30

Déjà close ce samedi prochain, la série des Jeux d’orgue de la collégiale Saint-Barnard aura, cette année encore, brillé par un éclectisme musical assez étonnant. Ouverte sur la virtuose prestation de Vincent Crosnier, poursuivie sur la pétulante participation de Philippe Gueit, la succession des concerts s’enrichissait, la semaine dernière, du dialogue suave et harmonie de l’instrument à tuyaux avec le violoncelle de Christophe Tseng, toujours juste, soutenu par son comparse Jean-Michel Petit aux commandes de l’instrument dont il est titulaire. Pour cette dernière occurrence, les mélomanes doivent s’attendre à des nouvelles envolées virtuoses et à des découvertes toujours aussi riches lors du concert de Bernard Bender, organiste titulaire du bel instrument de la collégiale Saint-Sauveur de Grignan.
Ce musicien, aussi discret que talentueux, n’est en rien un bateleur de tribune : musicien solide, il a reçu une formation enviable, au CNR de Strasbourg, dans les classes d’écriture, d’analyse et en orgue où il a obtienu la Première médaille dans la classe de Pierre Vidal en 1987. Ensuite, à la faculté de musicologie, il a présenté un travail de maîtrise sur l’œuvre pour orgue de Jehan Titelouze (le premier organiste français au XVème siècle). Admis au CNR de Grenoble, il a suivi un cycle de perfectionnement dans la classe de Pierre Perdigon et obtenu un Premier prix en 1990. Son agrégation d’éducation musicale en poche, il enseigne, depuis, au Collège Bernard de Ventadour de Privas.
Son programme se montre cohérent et révélateur de l’évolution musicale entre le début et le milieu du vingtième siècle. Les musiciens français illustrés sont les témoins de cette évolution au sein d’une école qui marqua l’histoire musicale et que la planète nous envie. De Gabriel Pierné, successeur discret de César Franck à Sainte-Clotilde, on entendra le Prélude extrait des Trois pièces opus 29. Albert Périlhou, peu souvent joué et mort à Tain-l’Hermitage en 1936, fut aux dires de Vierne, un « artiste du XVIIIème siècle ». On entendra de lui le Premier Impromptu, extrait du Livre d’Orgue. Louis Vierne, grand parmi les grands et toujours à redécouvrir, signe ce magnifique Impromptu, extrait de la Troisième suite op.54 des Pièces de Fantaisie et cette stricte, digne et puissante Toccata extraite de la Deuxième suite op.53 des Pièces de Fantaisie. Musicien éphémère mort au champ d’honneur, Jehan Alain s’intéressa très tôt à la musique ancienne, à une époque où elle n’intéressait plus personne. En hommage, il livra ces « Variations sur un Thème de Clément Janequin ». Gaston Litaize, comparse d’Alain (notamment lors de mémorable virées en motocyclette) fut un ardent artisan du renouveau de la musique liturgique et de concert ; on entendra de lui un Lamento extrait de ses Douze Pièces pour Grand Orgue. Lié aux précédent bien que brillant par son indépendance et l’originalité de son langage, Olivier Messiaen fut l’un des grands du XXème siècle. Son étonnante musique est toujours source de surprise tant elle est toujours nouvelle. D’un cycle écrit en 1935, La Nativité du Seigneur, Bernard Bender jouera deux extraits : « Les enfants de Dieu » et « Dieu parmi nous ».
Un tel programme garantira aux mélomanes d’intenses moments, aux prises avec l’excellence du musicien invité et emporté par des œuvres toujours à découvrir. La qualité du cycle des Amis de l’orgue n’est plus à démontrer. On attend beaucoup de leur prochain récital qui alliera, le 12 juillet à 20h30, la flûte de Pan de Philippe Emmanuel Haas et l’orgue de Dominique Aubert -on en reparlera.

Jeux d’orgue et Marathon : un week-end musical à Saint-Barnard

Les concerts se suivent sans se ressembler à l’orgue de la collégiale. Vincent Crosnier avait pris le parti d’un programme panoramique où les grandes pages du répertoire se succédaient dans une présentation colorée propre à rendre l’incroyable diversité d’un répertoire toujours à découvrir, surtout quand il aborde notre époque (une œuvre de Jean Guillou donnait à l’instrument l’occasion de se parer de sonorités inattendues). Philippe Gueit, qui lui succédait la semaine dernière optait, quant à lui, pour des pages parfois oubliées (notamment de Théodore Dubois) et d’autres plus célèbres (la fameuse « Toccata » de Widor, enflammée et virtuose) et concluait sur un bis tout en enthousiasme (une œuvre de Lefébure-Wely) qui achevait de conforter le plaisir du public.

Pour ce week-end majeur, tout entier dédié à la musique, les Amis de l’orgue de Saint-Barnard n’ont pas ménagé leur peine. Ce samedi 20 juin, à 17h30, Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale, accompagnera le violoncelliste Christophe Tseng. Ce duo pourra s’exprimer dans un programme tout en originalité et en élégance. Ce sont les grâces du Grand siècle qui seront largement mises à l’honneur, avec une « Sicilienne » de Maria- Teresa von Paradis, une « Sonate » de Joseph Bodin de Boismortier, un « Lamento » de Fédérigo Fiorillo et un « Largo » d’un des fils de Bach mettront à l’honneur les grâces du Grand siècle ainsi qu’une « Sonate » de Benedetto Marcello. L’orgue seul s’illustrera dans une « Toccata » de Georg Muffat et un « Prélude » de Gabriel Pierné. Les deux musiciens se connaissent bien et se sont déjà produits ensembles à Romans. Christophe Tseng a débuté le violoncelle avec Reiner Rothmüth à Taiwan puis, à Paris sous la direction de Yvan Chiffoleau.  Il est entré ensuite à l’Orchestre national de Taiwan où, durant 15 ans, il a pu jouer avec les plus grands interprètes : Rostropovitch, Placido Domingo, Yo-yo Ma… Il a fondé le quatuor « Métropolitain », se perfectionnant dans le domaine de la musique de chambre. Depuis son arrivée en France en 2003 il a été invité régulièrement dans divers festivals, au « Château du Cingle », « Poly-Musicale » de Bollène… Christophe Tseng est actuellement le professeur de violoncelle à l’école de musique de Montélimar et Annonay ainsi qu’à Saint-Péray. Il est aussi le violoncelliste du récent trio « Les Musiciens de Sizéranne » et de l’ensemble de cordes « Zarlino ». Jean-Michel Petit, quant à lui, a commencé le piano à l’âge de 7 ans et a  travaillé à Grenoble avec Jeanine Collet. Après un Prix de supérieur 1 au Concours Lucien Wurmser, parallèlement à des études de sciences physiques, il est entré en classes d’orgue et de musique de chambre au Conservatoire de Grenoble avec pour professeur Mme Amiez-Falque. Nommé professeur de physique-chimie dans les Ardennes, il a travaillé l’orgue à Rethel, puis à Nevers (Nièvre), participant à des concerts de chorales ou à des heures d’orgue. Tout récemment, il s’est perfectionné avec Frédéric Muñoz et Jean-Claude Saliques. Actuellement il est organiste titulaire de la collégiale Saint-Barnard, à Romans-sur-Isère (Drôme).

Le lendemain, dimanche 21 juin, les mélomanes retrouveront cette manifestation hors normes que constitue le Marathon d’orgue de Saint-Barnard. Honorant la Musique de la plus belle façon, celle des vrais amateurs, les organistes de la région se succèderont aux claviers, à raison d’une demi-heure chacun, à partir de 15h00. On pourra entendre ainsi, Liliane Tauleigne et Bernard Fouilland (de Valence), Monique Cieren (de Die), Dominique Normand (venu d’Isère), Yann Le Viavant (de Bourg-les-Valence), tous accueillis par Jean-Michel Petit, organiste de la collégiale qui jouera les maîtres de cérémonie. Si l’on ne connaît pas encore le programme précis de ce concert fleuve, on sait que chacun aura à cœur de faire connaître, une nouvelle fois, le répertoire de l’orgue dans ses plus grandes dimensions (il se dit même que l’on aura du jazz, dès 15h00…)…

 

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Jeux d’orgue de Philippe Gueit, samedi 13 juin à 17h30

Les Jeux d’orgue de Saint-Barnard ont démarré sur les chapeaux de roue avec la virtuosité de Vincent Crosnier, applaudi debout par un public sûrement saisi par le jeu de l’organiste, disciple de Jean Guillou. De son maître, il a véritablement hérité une approche musicale libre du répertoire, transcrit avec aisance et sens de la couleur sonore, et un jeu transcendant qui se fait fi de toutes les difficultés techniques.

Ce samedi 13 juin, c’est l’organiste de la cathédrale de Marseille, Philippe Gueit, qui sera aux claviers de la collégiale à 17h30. Philippe Gueit est né à Marseille. Son parcours associe le piano, la direction l’orchestre et l’orgue. Ainsi, après avoir reçu l’enseignement d’A. Boucourechliev et les conseils d’A. Rubinstein, il a obtenu une maîtrise de musicologie, un premier Grand Prix de piano et une  licence de concert. Lauréat de la fondation Laurent Vibert de Lourmarin, il a participé à des stages de composition avec F. Donatoni, H. Dutilleux et W. Lutoslawski. Médaille d’or au Conservatoire d’Aix-en-Provence dans la classe de direction d’orchestre, il a intégré ensuite le Conservatoire de Genève chez A. Gerecz et s’est produit à de nombreuses reprises, comme chef ou pianiste avec les chefs G. Sébastian, P. Mule, H. Gallois… II s’est vu confier plusieurs créations mondiales et a enregistré pour la radio ou la télévision. Philippe Gueit a abordé l’orgue avec Sauveur Bruschini puis a travaillé avec Jean Guillou. Il poursuit une carrière d’enseignant au Conservatoire national de région de Marseille et à l’Institution Sainte-Trinité de Marseille. Son activité l’amène aussi à assurer la programmation régionale sur Radio Classique et Radio Dialogue. II a été nommé, en septembre 1999, organiste de la cathédrale de Marseille où il a fondé les Vêpres musicales qui, avec les Heures musicales spirituelles, attirent régulièrement de très nombreux auditeurs. En 2002, il a conçu et supervisé l’installation de nouvelles grandes orgues à la Cathédrale de Marseille et leurs extensions successives : orgue de chœur (2006), console à 5 claviers.

Le programme de l’invité des Amis de l’orgue comprend la « Toccata en mi mineur BWV 914″ de Bach, un « Offertoire » de César Franck, l’ »Adagio » de la « Première Sonate » pour orgue de Felix Mendelssohn, trois pièces de Théodore Dubois (« Entrée de Cortège », « In Paradisum » et la fameuse « Toccata »), deux pièces de Louis Vierne (la « Méditation », transcrite d’une improvisation par Maurice Duruflé et le « Divertissement » extrait des « Pièces en style libre »), d’Alexandre Guilmant l’ »Adagio » de la « Troisième Sonate » et, enfin de Charles-Marie Widor, la célébrissime « Toccata », final de la « Cinquième Symphonie ». Des œuvres à la fois rarement entendues et d’autres plus célèbres et que l’instrument de Saint-Barnard mettra justement en valeur. Une nouvelle occasion offerte au public de découvrir la richesse du répertoire de l’orgue.

Philippe GUEIT

 

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